Posté le 27.04.2007 par wicca
Présentation
Le terme Jyotish est le terme utilisé en Inde, il peut signifier simplement "science de la lumière", il me semble mieux convenir qu'un autre mot souvent pris, 'Astrologie Hindoue', pour deux raisons : L'Hindouisme en tant que religion est distincte de la science divinatoire des astres. Ensuite, il ne semble pas que les 'seuls' hindous en ait été les fondateurs. Non plus qu'ils en furent, ou soient, les uniques pratiquants. Il existe aussi le terme "Astrologie Védique", cependant les méthodes astrologiques ne se retrouvent pas dans les Védas (écritures saintes védiques) au sens ou un astrologue pratiquant comprend une méthodologie astrologique. On peut cependant comprendre cette appelation vu la symbiose entre le sacré et le profane en Inde, qui imprégne les différents aspects de la vie. On sait aussi que les grands astrologues du Jyotish sont souvent des Sages en Inde, réels, ou parfois supposés, et ainsi considérés comme des Gurus littéralement (on note que le mot Guru signifie Jupiter), ce qui tranche avec l'approche occidentale plus compartimentée.
L'origine de cette astrologie est floue et se perd dans la nuit des temps. On lui donne souvent en Inde une origine divine, révélée à l'homme. L'un des ouvrages classique le plus réputé, le Hora Shastra de Parasara, est un dialogue entre le Sage Parasara et son disciple Maitreya. Il lui demande de lui enseigner l'art divin astrologique. Ce dernier commence le récit qu'il va poursuivre le plus souvent en une suite de yogas, on dirait aphorismes en Occident, traitant des divers domaines de vie tels que l'organise la méthodologie astrologique. Ainsi chaque Bhava, ou Maison astrologique, va traiter de domaines précis de la vie. L'Ascendant, ou Lagna, qui est la Maison 1, traitera de la santé, de l'impact de la personne. La Bhava 2 traitera des acquis matériels et financiers et aussi de la situation familiale du natif, et ainsi de suite.
Les spéculations les plus folles concernent la période d'écriture de ces écrits, que l'on prétend venant de la très grande antiquité, cependant le Hora Shastra et les écrits importants (dits classiques) couramment employés, (pour lesquels existent plusieurs commentaires et abrégés) furent mis sur papier vraisemblablement du moyen âge. Il se peut toutefois qu'ils soient issus d'une longue tradition orale, comme de coutume en Orient.
Plusieurs passages des classiques sont tellement semblables aux écrits de l'astrologie occidentalle rédigés en grecs, qu'on est tenté de penser que des rapprochement existaient entre le monde grec du moyen orient (s'exprimant en grec) et l'Inde. Cependant beaucoup de méthodes sont exclusives à l'Inde. Par exemple les thèmes divisionnels : le Navamsa ou thème divisionnel en 9 est un thème toujours employé avec le thème natal normal, naguère comme de nos jours. En Occident il n'existe que peu de traces de ces divisions, ou elles sont expliqués comme venant de l'Est.
Comme référence historique, le problème est que les auteurs qui ont écrits sur le sujet ne sont pratiquement jamais astrologues mais le plus souvent universitaires venant d'une tradition intellectuelle occidentalle. Vous pouvez cependant consulter les écrits et traductions de Neugebauer, Pingree, Bouché Leclerc entre autre, et récemment les travaux détaillés de Robert Schmidt au États Unis (Project Hindsight). Robert Schmidt, qui vient semble-il d'un milieu universitaire, a travaillé avec plusieurs astrologues étroitement avant de continuer ces traductions sophistiqués seul. Son Project Hindsight perdure en 2006/2007. Les écrits sont en anglais, sauf Bouché Leclerc qui a écrits sur l'astrologie grecque et était français. Les classiques du Jyotish sont maintenant traduits pour la plupart en anglais, rarement en français.
Pratique
La base de travail de l'astrologue comprend en Jyotish comme en Occident les signes, planètes, aspects, maisons, l'ascendant, les liens entre planètes et entre maisons. Cette base est très proche des méthodes de l'astrologie occidentalle. En disant les choses simplement, on peut dire que le travail de l'astrologue du Jyotish consiste à expliquer le déroulement des différents karmas en utilisant le language et les symboles, et on peut l'espérer, vérifié soigneusement par une longue pratique... Le karma est ici la cause advenant du "passé" de l'individu ayant créé les conséquences présentes. Chaque symbole, signe, planète, maison, est un karaka, soit un "significateur" d'un domaine de vie. Il renseigne sur les facilités ou difficultés "prévues" pour la personne dans chaque domaine de vie, par le plan de vie constitué par le thème astral.
Petit glossaire sanskrit d'astrologie hindoue
A
Antardasa
(ou Pratyantar)
Une sous-sous-division des périodes Dasas, durant de quelques jours à plusieurs semaines. Sous-division des Bhuktis. Les auteurs confondent parfois les bhuktis, avec les antardasas. Les Bhuktis sont toujours les sous-périodes, les pratyantars sont toujours le 3ème niveau. Les antardasas sont soit l'un soit l'autre...
Atma
L'âme. L'âme a deux significateurs chez les hindous : a) la planète ayant le degré le plus élevé dans les signes (de 0 a 30), nommée Atmakaraka. b) Le soleil est aussi en général significateur de l'âme.
Amatya
Le significateur de la position, de la carrière en astrologie Jaimini. C'est la deuxième planète en degré dans les signes après l'Atma karaka.
Ayanamsa
L'ayanamsha est une mesure angulaire. C'est la différence d'angle entre le début du zodiaque tropical des signes (qui donne un thème astral appellé Sayana aux Indes), et le zodiaque sidéral fondé sur les étoiles, qui forme le thème Nirayana (sidéral). L'ayanamsha est sujet à discussion puisque tous les astrologues ne s'entendent pas sur sa mesure. La mesure exacte astronomique, ou l'étoile servant à le mesurer, étant sujette à discussion. Les discussions sur ce sujet sont parfois houleuses... La plupart des astrologues hindous, qui ont l'expérience la plus longue en astrologie sidérale, utilisent l'ayanamsa de Lahiri, ou celui de Krishnamurti, qui est voisin. Ces deux mesures semblent les plus utiles du point de vue de l'emploi des périodes Vimshottari Dasas, ce qui est un bon indicateur étant donné la somme d'expérience qu'ils ont avec ce système sensible à cette mesure. Les plus célèbres défenseurs de la mesure de Lahiri sont V.K.Choudhry, et K.N. Rao, astrologues et enseignants hindous.
En Occident, la mesure de Fagan-Bradley est très populaire depuis les travaux de Cyril Fagan qui a relancé les études d'astrologie sidérale dans les années 50.
B
Bala
Signifie force. La force des planètes est soigneusement calculée selon divers procédés, comme les Shads balas et Vimshopaks.
Bhava
Maison astrologique.
Bhukti
(ou Antardasa, selon les auteurs)
La première sous-division des dasas. Ces sous-périodes durent de quelques semaines à plusieurs mois.
C
Chandra
La lune. Notez que la lune est une divinité... masculine en Inde.
Chara
Litt. 'mobile' comme les signe cardinaux . Aussi, le Chara Dasa est un système de périodes hindoues développés par Jaimini. En astrologie Jaimini, les signes Sthiras (fixes) aspectent les signes Charas (cardinaux), sauf pour le signe adjacent.
D
Dasas
(ou mahadasas)
Nom donné aux périodes majeures employés en Inde. Les dasas durent de 6 à 20 ans, selon la planète, dans le système Vimshottari.
Dara
Littéralement « épouse ». Le significateur de l'époux ou épouse en astrologie Jaimini. La planète ayant la position en degré la plus faible.
Dasamsa
Thème divisionnel (division 10) employé pour le travail, en relation avec la maison 10 et son maître du thème natal, et la maison 10 du Dasamsa, etc.
Divisions
Les hindous utilisent plusieurs thèmes "divisionnels" (tel le Navamsa), qui ajoutent des éléments vitaux pour nuancer les informations données par la carte natale, nommée Rasi. Les astrologues hindous opèrent aussi, comme en Occident, une rotation de la roue astrologique en changant d'ascendant selon le sujet étudié. La 4 pour la mère, donc la 1 est la 10 de la mère soit sa profession, etc.
Drekkana
Décan. Thème divisionnel en décan fait par la division en 3 de chaque signe. Le premier décan de 10 degré est le signe même, le second décan est le second signe du même élément dans l'ordre habituel, le 3ème signe de même élément donne le 3ème décan.
Dwadasamsa
Thème divisionnel (division 12) employé pour les parents, les rapports entre le né et ses parents, leur santé et situation dans la vie etc...
H
Hora
Division en 2 du thème natal, servant à illustrer le genre et l'accord des planètes, la fortune et les finances. Quelques ressemblances avec l'ancienne technique des Sections grecques, division diurne nocturne de la carte et des planètes. (Voir Sections)
K
Karaka
Littéralement « significateur », de différents domaines de vie concrète, comme le père, l'épouse, ou bien significateur abstrait comme celui de l'âme. Il y a des Karakas sthiras (fixes), (voir plus loin). Les Karakas variables Jaimini sont indiqués sur la page hindoue de WinVéga.
Kendra
Mot sanskrit tiré du grec Kentron, signifiant 'pivot', ou charnière, soit un angle, une des 4 maisons angulaires de la carte du ciel, la 1, 4, 7, 10.
L
Lahiri
Nom de l'ayanamsa le plus courant en Inde, venant d'une commission gouvernementale indienne, et sanctionné par le gouvernement. Aussi nommé Chitra Paksha ayanamsa.
Lagna
En sanskrit, l'ascendant. Le signe de l'ascendant. Litt. l'Horoscope en Occident.
N
Navamsa
Un thème divisionnel (division 9) très important, toujours utilisé en Inde avec la carte natale, pour informer sur les couches karmiques de la carte du ciel, l'aptitude au mariage, et la compatibilité en mariage. Il est un complément à la maison 7, à Vénus, et à l'ascendant navamsa et sa maison 7.
Nakshatra
Demeure lunaire de 13°20' degrés. Il y a 27 Nakshatras (voyez le tableau) répartis le long du zodiaque sidéral, qui forment en quelque sorte un zodiaque lunaire-stellaire. Ces demeures sont associés aux étoiles repères qui envoient leurs influences stellaires par l'intermédiaire des demeures lunaires, lesquelles sont admistrés par la lune, dont le role est de filtrer les influences stellaires. Un véritable panthéon de diverses divinités cosmiques jouent un role très actif dans chaque Nakshatra.
Le mot Star est souvent synonyme de Nakshatra.
P
Putra
Litt. enfant. Le significateur des enfants est le maître de la 5, Jupiter, la ou les planètes en 5 ou en 9, etc. En astrologie Jaimini la 5e planète dans l'ordre des degré en signe.
R
Rasi
Litt. "signe" comme signe du zodiaque. Cependant le Rasi est souvent employé dans le sens de "thème natal", par opposition aux thèmes divisionnels, comme le Navamsa, en astrologie hindoue.
S
Saptamsa
Thème divisionnel (division 7) employé pour les enfants du né, leurs situations dans la vie, l'accord /désaccord avec les enfants...
Shad Balas
Technique principale servant à calculer les forces des planètes. Il s'agit de "6 sources de force", donnant 6 pointages de force distincts. Cependant, comme dans les dignités essentielles en usage en occident, surtout au moyen âge, les auteurs modernes sont peu clairs sur la façon de comprendre et de trier la grande quantité d'informations donnée par les Shad balas. Il me semble plus consistant de ne pas tous mélanger, comme le suggère Robert Hand, et d'apprendre à distinguer entre ces forces.
Star
Autre nom pour une Nakshtra, une demeure lunaire.
Sthana
Les sthana balas sont une technique de calcul de force des planètes, l'une des 6 Shad balas et sans doute la plus importante.
Sthira
Litt. 'Fixe', comme les signe fixes. Aussi, les significateurs Sthiras (fixes, soit identiques pour toutes les cartes) : le Soleil ou Vénus pour le père, Lune ou Vénus pour la mère, Jupiter pour les enfants... En astrologie Jaimini, les signes Sthiras (fixes) aspectent les signes Charas (cardinaux), sauf pour le signe adjacent.
V
Vimshopak
Autre calcul de force très important en astrologie hindoue, avec les Shad balas; apparenté aux dignités essentielles puisqu'il est uniquement dépendant du zodiaque et de ces diverses divisions. Le total est fondé sur un maximum de 20 points par planètes.
Vimshottari dasa
Le système de période principal en Inde. Voyez le texte sur les périodes.
Y
Yoga
En astrologie, une combinaison de planètes associées par signes ou aspects.
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Posté le 27.04.2007 par wicca
Les égyptiens étaient de fervents adeptes de la magie. Les prêtres magiciens agissaient par transfert d'une situation humaine dans le monde divin. Ils utilisaient la force des images divines, des amulettes, et récitaient des formules.
Les égyptiens ne manquaient pas de consulter les dieux avant de prendre des décisions. Lors des processions divines; le peuple questionnait la statue du dieu en question qui répondait au travers d'un oracle. Si la réponse ne convenait pas, alors on questionnait une autre divinité.
Dans l'astrologie égyptienne, la date de naissance correspond à un dieu ou à une déesse mi-humain, mi-animal, doté de pouvoirs magiques.
Par dieu / déesse
dieu /déesse périodes allié
Amon-Rê 8 - 21 janvier / 1er - 11 février Horus
Anubis 9 - 27 mai / 29 juin - 13 juillet Bastet
Bastet 14 - 28 juillet / 23 - 27 septembre / 3 - 17 octobre Sekhmet
Geb 12 - 29 février / 20 - 31 août Seth
Horus 20 avril - 8 mai / 12 - 19 août Geb
Isis 11 - 31 mars / 18 - 29 octobre / 19 - 31 décembre Osiris
Mout 22 - 31 janvier / 8 - 22 septembre Thot
Le Nil 1er - 7 janvier / 19 - 28 juin / 1er - 7 septembre / 18 - 26 novembre Amon-Rê
Osiris 1er - 10 mars / 27 novembre - 18 décembre Isis
Sekhmet 29 juillet - 11 août / 30 octobre - 7 novembre Geb
Seth 28 mai - 18 juin / 28 septembre - 2 octobre Le Nil
Thot 1er - 19 avril / 8 - 17 novembre Bastet
Par date
1er - 7 janvier Le Nil
8 - 21 janvier Amon-Rê
22 - 31 janvier Mout
1er - 11 février Amon-Rê
12 - 29 février Geb
1er - 10 mars Osiris
11 - 31 mars Isis
1er - 19 avril Thot
20 avril - 8 mai Horus
9 - 27 mai Anubis
28 mai - 18 juin Seth
19 - 28 juin Le Nil
29 juin - 13 juillet Anubis
14 - 28 juillet Bastet
29 juillet - 11 août Sekhmet
12 - 19 août Horus
20 - 31 août Geb
1er - 7 septembre Le Nil
8 - 22 septembre Mout
23 - 27 septembre Bastet
28 septembre - 2 octobre Seth
3 - 17 octobre Bastet
18 - 29 octobre Isis
30 octobre - 7 novembre Sekhmet
8 - 17 novembre Thot
18 - 26 novembre Le Nil
27 novembre - 18 décembre Osiris
19 - 31 décembre Isis
Les traits de caractère
Amon-Rê
Périodes : 8 - 21 janvier / 1er - 11 février
Allié : Horus
Vous faites face aux obstacles de la vie et savez trouver une solution. Vous avez le temps comme allié, et savez l'utiliser pour différer les choix et prendre du recul pour mesurer les risques. Cartésien, vous portez, un regard lucide sur le monde. Vous êtes prudent et n'aimez pas confier vos secrets à n'importe qui, ou prendre des décisions à la légère, ce qui vous évite bien des déconvenues.
Anubis
Périodes : 9 - 27 mai / 29 juin - 13 juillet
Allié : Bastet
D'une nature versatile, vous êtes cyclique et soumis à vos humeurs, vous maîtrisez les paradoxes. La nuit et l'ombre sont votre domaine et savez trouver tout seul les moyens de vous en sortir en cas de problème ou lorsque votre moral est bas. Vous êtes émotif et fragile, mais vous savez cacher vos réels sentiments derrière un sourire et un peu de mystère, vous savez être discret. Très attaché au passé, vous savez regarder vers le futur, et vous êtes attiré par les choses inaccessibles, d'où votre propension à être fataliste.
Bastet
Périodes : 14 - 28 juillet / 23 - 27 septembre / 3 - 17 octobre
Allié : Sekhmet
D'un naturel inquiet, vous êtes vigilant, prêt à sortir les griffes, à parer toutes les situations, ce qui vous rend un peu timoré face aux décisions à prendre, et peut vous faire manquer des occasions. Vous avez des aspirations mais manquez d'audaces, mais ce qui est souvent compensé par un charme naturel, un pouvoir magnétique, un caractère tout en courbes et douceur, de véritables dons de diplomate.
Geb
Périodes : 12 - 29 février / 20 - 31 août
Allié : Seth
Vous êtes plutôt un solitaire, et pour vous la qualité l'emporte toujours sur la quantité. Peu loquace, vous cherchez les mots justes, vous aimez canaliser votre énergie sur quelques tâches peu nombreuses plutôt que de vous disperser, vous aimez prendre votre temps. Vous aimez séduire mais sans trop le montrer, et vous n'hésitez pas à aider votre prochain.
Horus
Périodes : 20 avril - 8 mai / 12 - 19 août
Allié : Geb
D'un naturel généreux, entier, honnête, vous aimez les choses claires et constructives. Votre réflexion est rapide et efficace, et savez emmagasiner beaucoup de connaissances. La confiance, que vous avez en vous même, vous pousse à vous surestimer et à prendre des risques, mais c'est compensé par votre sens des réalités et votre côté pragmatique. Vous nêtes pas coléreux mais vous n'oubliez pas les contrariétés que vous avez eu à subir.
Isis
Périodes : 11 - 31 mars / 18 - 29 octobre / 19 - 31 décembre
Allié : Osiris
Vous aimez le mouvement, la nouveauté, les expériences, les rencontres, sans préjugé et sans appréhension; d'une grande ouverture d'esprit, vous avez foi en la nature humaine, malgré les trahisons. Vous êtes instinctif, déterminé, de nature généreux et conciliant, vous savez vous défendre, et vous recherchez l'épanouïssement et le positif.
Mout
Périodes : 22 - 31 janvier / 8 - 22 septembre
Allié : Thot
Très émotif, vous savez vous protéger; l'injustice vous révolte, mais vos deux valeurs importantes sont l'amour et l'honnêteté. Envers les autres, vous êtes très protecteur, amical, généreux mais trop confiant; très consciencieux dans vos activités, vous vous investissez trop affectivement dans ce que vous réalisez, d'où souvent des déceptions et des cicatrices morales. Vous êtes attiré par les métiers sociaux.
Le Nil
Périodes : 1er - 7 janvier / 19 - 28 juin / 1er - 7 septembre / 18 - 26 novembre
Allié : Amon-Rê
Protecteur, altruiste, de bon conseil, prudent, courageux et infatigable, vous aimez les lieux agréables et chaleureux, et savez éviter les situations conflictuelles, mais savez forcer tous les barrages si nécessaire. D'un tempérament un peu soupe-au-lait, les gens savent profiter de vous, mais vous ne supportez pas les trahisons.
Osiris
Périodes : 1er - 10 mars / 27 novembre - 18 décembre
Allié : Isis
De nature curieux, vous aimez les expériences nouvelles et savez vivre intensément, en accumulant connaissances et en développant votre sagesse. Vous ne craignez pas l'échec et savez trouver toujours une solution pour rebondir. Amical, généreux, vous faites trop confiance, et connaissez la déception; attiré par l'innaccesible, vous manquez souvent des opportunités, mais vous accomplissez parfois des miracles.
Sekhmet
Périodes : 29 juillet - 11 août / 30 octobre - 7 novembre
Allié : Geb
Intransigeant, porté sur les valeurs morales, sensible et émotif, la passion et la colère vous font souvent perdre vos moyens. Intuitif, en quête de reconnaissance, honnête, vous faites peu confiance et ne pardonnez pas la trahison. Vous avez une bonne vision des choses, le sens des affaires et vous faites peu d'erreur. Vous êtes attiré par les métiers juridiques et ceux des affaires.
Seth
Périodes : 28 mai - 18 juin / 28 septembre - 2 octobre
Allié : Le Nil
De nature perfectionniste, vous détestez la médiocrité; polyvalent, passionné, avec une mentalité de chasseur et de gagnant, vous êtes attiré par les défits et vous savez les surmonter, mais sans réellement savoir tirer partie de vos victoires, d'où l'éternel besoin de recommencer. Vous aimez surtout l'instant présent et vous n'êtes pas tourné vers le passé.
Thot
Périodes : 1er - 19 avril / 8 - 17 novembre
Allié : Bastet
De nature entreprenant et d'une grande curiosité, vous aimez découvrir et explorer les pistes inédites. Désintéressé, vous détestez les esprits calculateurs, vous recherchez l'enrichissement intellectuel et humain. Généreux et honnête, vous avez de l'autorité naturelle, vous aimez l'engagement et vous êtes pédagogue. Vous êtes attiré par les métiers de la recherche et de l'enseignement.
Posté le 27.04.2007 par wicca
L'astrologie chinoise (zhanxingshu 占星術, xingxue 星學, qizhengsiyu 七政四餘, guolaoxingzong 果老星宗) est basée sur les notions astronomiques, religieuses et calendériques traditionnelles. Au cours du XXe siècle, ses 12 animaux -signes ont été adoptés dans la culture populaire de nombreux pays.
Astrologie
Les 12 animaux
Les douze signes animaux du zodiaque (生肖 shengxiao) sont, dans l'ordre : Souris ou Rat - Buffle ou Bœuf - Tigre - Lièvre ou Chat ou Lapin - Dragon ou Lézard - Serpent - Cheval - Chèvre ou Bouc ou Mouton - Singe - Coq ou Phénix - Chien - Cochon ou Sanglier ou Porc ou Ours.
Pratiquement dès l'origine de l'Astrologie des 111 Etoiles codifiée par l'Empereur Houang Ti en 2637 avant notre ère, les Empereurs Chinois ont interdit la consultation des astres, sauf aux astrologues de leur cour, par peur que des adversaires ne puisse utiliser l'astrologie pour déterminer leurs périodes de faiblesse et tenter de les renverser.
Sous peine donc d'avoir la tête coupée et pragmatiques, les Chinois qui étaient surtout un peuple d'agriculteurs ont inventé par nécessité des dizaines de systèmes astrologiques se rapprochant beaucoup de la numérologie et qui leur permettait de savoir à quel moment planter ou faire telle ou telle chose dans leur vie quotidienne.
C'est à cause de cette obligation de ne plus regarder le ciel que dans certains de ces systèmes de remplacement il n'est presque plus tenu compte des planètes et que l'année débute toujours le 4 (ou le 5) février et non pas au premier jour de la nouvelle lune de printemps comme c'est le cas pour l'astrologie des 111 Etoiles.
Le système des 28 demeures lunaires ne tient compte que de la Lune. Conduite également dictée par un pragmatisme lié aux nécessités de la vie quotidienne pour connaître les moments favorables pour par exemple se marier, couper le bois ou bien faire le vin...
L'astrologie des 9 Etoiles quant à elle est utilisée en Feng Shui et basée sur le carré magique dans un cycle de 9 années tenant compte des directions des étoiles de la Grande Ourse constituée de l'étoile polaire et de 8 autres étoiles.
Dans l'astrologie des 4 piliers du destin, les astrologues chinois combinent les données astrales de la naissance ainsi que son heure et sa date avec les cinq éléments, selon un système complexe de binômes (annuel, mensuel, journalier et horaire qui forment à eux 4 une fiche d'identité) mis au point, selon la tradition, entre la fin des Tang et le début des Song par Chen Xiyi , connu sous le nom de ziweidoushu « données des maisons astrales Ziwei et Dou », les plus influentes.
Principaux astres
Les anciens astronomes chinois ont associé les cinq planètes principales aux cinq éléments, d’où elles tirent leur nom actuel : Jupiter est le Bois, Mars est le Feu, Saturne est la Terre, Vénus est le Métal, Mercure est l'Eau.
Leurs positions dans le ciel, ainsi que celle du soleil et de la lune, appelésYang et Yin suprêmes , et le passage éventuel de comètes au moment de la naissance influencent la destinée.
Jupiter est particulièrement important car sa révolution, et non celle du Soleil, était utilisée jusqu’au milieu de la dynastie Han pour compter les années. Selon la religion traditionnelle, l’année chinoise qui commence appartient au dieu de cette planète, Taisui . Tous ceux qui sont du signe de l'année doivent lui faire une offrande au temple pour s'attirer ses bonnes grâces.
Maisons astrales
La zone autour de l’écliptique et de l’équateur céleste est divisée en 28 maisons lunaires sù , correspondant aux 28 secteurs traversés à tour de rôle par la Lune au cours du mois lunaire. L’ensemble de ce « zodiaque chinois » est divisé en 4 quartiers xiàng , représenté chacun par un animal totem. Leur position est déterminée à la tombée de la nuit le soir de l’équinoxe de printemps. Les noms des maisons lunaires, difficilement explicables, sont très anciens : ils ont été retrouvés sur des objets funéraires datant des Royaumes combattants, et pourraient remonter aux Zhou. Il est donc difficile de connaitre leur signification originelle, car le caractère qui les désigne a pu changer de sens. Néanmoins certains semblent désigner une partie de l’animal totem, comme jiǎo (corne).
De manière générale, les noms des astérismes chinois sont assez différents de ceux des 88 constellations occidentales. Par exemple, le chariot d’Ursa major est appelé « la louche » . La ceinture d'Orion est connue sous le nom de shēn dont un sens est « trois » ; Orion représente donc les trois dieux de la Fortune, du Bonheur et de la Longévité.
Le quartier le plus au nord, dont l'animal totem, une tortue fantastique dont la carapace évoque une armure, s'appelle Xuanwu, « guerrier noir » , est particulièrement important. Il renferme dans la maison dǒu le chariot de la Grande Ourse (dǒu du nord) et l’astérisme nándǒu (dǒu du sud) dans le Sagittaire qui gouvernent les naissances et les morts. Sous le nom de Zhenwudadi, Xuanwu est aussi un dieu, esprit du ciel du Nord et de l'Eau dans la croyance taoïste.
Enceintes
Autour du pôle nord céleste, les Chinois distinguaient trois zones étoilées qui semblaient chacune cernée par une enceinte, d’où leur nom des « trois enceintes ».
L’« enceinte impériale » ou « enceinte supérieure » se situe autour de α Ursae Minoris, autrefois considérée comme fixe, axe du ciel. On croyait que les étoiles et les dieux stellaires qu’elle abritait gouvernaient les destinées de l’empereur et de sa famille. L’« enceinte du palais d'en haut » , ou « enceinte moyenne » autour du Lion, de la Vierge et de Cassiopée, gouvernait les ministres et fonctionnaires du palais. L’« enceinte du marché céleste » ou « enceinte inférieure » autour d’ Ophiuchus, de l’aigle et d’Hercule représentait l'administration locale. Les étoiles et astérismes de ces enceintes portaient des noms en rapport avec leur symbolisme, titres officiels ou nobiliaires par exemple.
Légende d'Altaïr et de Véga
Les étoiles dans le ciel ne constituent pas seulement la base des lectures astrologiques, mais également la matière de nombreux contes de fées. Par exemple, le triangle d'été est un trio constitué du bouvier, un jeune paysan (Alpha Aquilae/Altair), de la tisserande, une fée (Alpha Lyrae/Vega) et la fée Taibai (Alpha Cygni/Deneb). Le bouvier et la tisserande, époux séparés par décret céleste, se tiennent chacun d'un côté de la rivière argentée (la Voie lactée). Chaque année, le septième jour du septième mois dans le calendrier chinois, jour de la fête de Qiqiao, les oiseaux forment un pont à travers la Voie lactée. Le bouvier le traverse avec leurs deux fils (les deux étoiles de chaque côté d'Altaïr) pour une réunion annuelle avec leur mère fée. La fée Taibai chaperonne les deux amants.
Les quatre gardiens célestes
Article détaillé : Quatre animaux.
Les 28 maisons lunaires sont classées en quatre quartiers contenant sept constellations chacun. Ils sont identifiés à quatre créatures fantastiques , gardiens célestes. Les constellations ou étoiles notables auxquelles ils sont rattachés sont indiqué à leur suite :
Dragon vert de l'est
Le Dragon vert de l'est associé au bois
Jue (Jiao) - La Corne, α Virginis (Spica)
Kang - Le Cou, Vierge
Di - Les Fondations, Balance
Fang - La Chambre, Balance
Xin - Le Cœur, α Scorpii (Antares)
Wei - La Queue, Scorpion
Ji - La Corbeille d'osier, Sagittaire
Tortue noire du nord
La Tortue noire du nord associée à l'eau.
Nandou - La Louche, Sagittaire
Xunu - Le Bœuf, Capricorne
Nu - La Dame, Verseau
Xu - Le Néant, Verseau
Wei - Le Toit, Verseau et Pégase
Yingshi - Le Campement, Pégase
Dongbi - Le Mur, Pégase
Tigre blanc de l'ouest
Le Tigre blanc de l'ouest associé au Métal (souvent identifié à l' or, mais parfois aussi au bronze moulé des vases et même à l'acier d'une lame tranchante)
Kui - Les Pattes, Andromède
Lou - La Longe, Taureau
Wei - Le Ventre, Taureau
Mao - La Tête chevelue, Pléiades
Bi - Le Filet, Taureau
Zuixi - Le Bec de tortue, Orion
Shen - Bonheur, Fortune, et Longue vie, Orion
L'Oiseau vermillon du sud
L'Oiseau vermillon du sud, ou Phénix chinois associé au feu
Dongjing - Le Bien, Gémeaux
Yugui - Les Fantômes, Cancer
Liu - Le Saule, Hydre
Qixing - L'Étoile, α Hydrae (Alphard)
Zhang - Le Filet déployé, Coupe
Yi - Les Ailes, Corbeau
Zhen - Le Char, Corbeau
La forme des animaux-gardiens ainsi que la répartition des couleurs se sont fixées sous les Han sous l'influence de la théorie des cinq éléments.
Le Serpent ocre au centre est associé au 5ème élément: la Terre
Signes chinois
Ils constituent un ensemble de douze animaux que l'on pense inspirés à l'origine par les douze signes de l'astrologie persane, transmis via l'Inde ou le Tibet. Ils sont associés aux douze rameaux terrestres, qui en combinaison avec les dix tiges célestes constituent le système chinois de décompte du temps le plus anciennement attesté.
Légendes
Des légendes relatent comment les animaux furent choisis et comment fut déterminé leur ordre. Le plus souvent, la sélection se fait par le biais d’une course sous l’égide de l'Empereur de jade, chef des dieux, ou du Bouddha. Parfois c’est le porc qui arbitre, et les incidents se multiplient du fait de son incompétence.
Les deux anecdotes les plus connues :
La course s’achevant par la traversée d’une rivière, le bœuf, bon prince, aurait accepté de transporter le rat entre ses cornes. Mais au moment de toucher la rive, celui-ci sauta à terre, devançant le bœuf ; c’est ainsi qu’il devint le premier signe.
L'absence du chat serait due à la négligence du rat son ami, que l’Empereur de Jade avait chargé de convoquer les animaux pour la sélection des signes du zodiaque. Le chat se fâcha, et c'est depuis qu'ils sont ennemis naturels. Il a néanmoins été retenu dans la version vietnamienne où il remplace le lapin.
Arbitrage du porc
Le porc avait réussi à persuader l’Empereur de Jade de le choisir comme juge de la valeur relative des différents animaux. Il commença par faire enrager le tigre et le dragon en les plaçant derrière le rat et le bœuf. Ils firent un tel scandale qu’il fallut les apaiser. Le singe dessina sur le front du tigre le caractère roi 王qu’il porte toujours, pour lui confirmer son titre de souverain des animaux terrestres. Quant au dragon, le coq, qui à l’époque portait des cornes, les lui offrit en guise de couronne et il fut consacré roi des animaux aquatiques.
C’était compter sans le lièvre au culot imbattable. Il sortit des rangs pour défier le dragon à la course. Celui-ci accepta ; les deux adversaires allaient de front quand le lièvre se dirigea vers un bois. Les nouvelles cornes du dragon se prirent dans les branchages et il perdit. Il en blâma le coq qui, vexé, exigea la restitution de son cadeau. Le dragon lui répondit qu’il lui rendrait les cornes quand le soleil se lèverait à l’Ouest, et c’est depuis ce jour que le coq supplie tous les matins le soleil de se lever de ce côté.
Le lièvre devait sa rapidité en partie au chien qui lui avait conseillé de couper sa queue autrefois longue. Après sa victoire sur le dragon, le chien vient le féliciter, espérant des remerciements. Mais le lièvre lui dénia tout crédit dans sa victoire. Furieux, le chien le mordit et fut placé en queue de la série en punition.
Quant au porc, ayant achevé le classement des animaux, il s’inscrivit lui-même en tête et alla porter la liste à l’Empereur de Jade pour approbation. Le dieu ayant eu vent des incidents le dégrada à la dernière place.
Ordre Nom chinois Nom français Rameau correspondant
1 鼠 shǔ rat 子 zi (Yang)
2 牛 niú buffle ou bœuf 丑 chou (Yin)
3 虎 hǔ tigre 寅 yin (Yang)
4 兔 tù lapin ou lièvre 卯 mao (Yin)
5 龍 lóng (龙) dragon 辰 chen (Yang)
6 蛇 shé serpent 巳 si (Yin)
7 馬 mǎ (马) cheval 午 wu (Yang)
8 羊 yáng chèvre 未 wei (Yin)
9 猴 hóu singe 申 shen (Yang)
10 鷄 jī (鸡) coq 酉 you (Yin)
11 狗 gǒu chien 戌 xu (Yang)
12 猪 zhū cochon 亥 hai (Yin)
Le cycle sexagésimal
On peut combiner le cycle des animaux avec le cycle binaire Yin-Yang, chaque animal étant toujours associé à une année de même type ; le Dragon, par exemple, est toujours yang, et la Chèvre toujours yin. Dans le calendrier grégorien, les années paires sont yang et les années impaires sont yin (en toute rigueur le changement yin-yang se fait au moment du Nouvel An chinois).
Combiné avec le cycle des cinq éléments, Or (金 jin), Eau (水 shui), Bois (木 mu), Feu (火 huo), et Terre (土 tu), l'ensemble donne un cycle de soixante années différentes. On aura ainsi l'année du "Rat Doré", celle du "Bœuf d'Eau" ou celle du "Tigre de Bois". Au Japon, l'anniversaire des soixante ans est fêté par une cérémonie appelée kanreki (achèvement du calendrier).
La tradition associe à chacun des éléments une couleur : Le Bois est vert, le Feu rouge, la Terre jaune ou ocre, l'Or blanc et l'Eau de couleur noire ou bleue. Ces couleurs apparaissent parfois à la place des éléments sur les calendriers chinois à l'étranger : année du "coq vert", du "tigre rouge" par exemple.
Dans les arrangements matrimoniaux anciens, les couples étaient assortis suivant la compatibilité de leurs signes. Par exemple, il était admis que deux "chiens" n'allaient pas ensemble, mais qu'un "chien" et un "porc" était une bonne union; un "chien-eau" sera dominé par un "porc-bois" mais dominera un "porc-feu" parce que l'Eau est bénéfique au Bois, mais contrôle le Feu, en fonction des principes de leur interaction selon la théorie des cinq éléments.
Contrairement aux signes chinois, chaque élément occupe à son tour deux années consécutives dans un cycle qui dure dix ans. La première année l'élément est Yang, l'année suivante le même élément est Yin.
Il suffit donc de consulter le dernier chiffre de son année de naissance (Prendre la date de l'année précédente si l'on est né avant le nouvel an chinois !) pour connaître son élément:
Les années dont le chiffre des unités est 0 ou 1 ont pour élément l'Or.
Les années dont le chiffre des unités est 2 ou 3 ont pour élément l'Eau.
Les années dont le chiffre des unités est 4 ou 5 ont pour élément le Bois.
Les années dont le chiffre des unités est 6 ou 7 ont pour élément le Feu.
Les années dont le chiffre des unités est 8 ou 9 ont pour élément la Terre.
Le Nouvel An chinois
Comme le calendrier chinois est soli-lunaire, la date de changement de signe est celle du Nouvel An chinois qui se situe le jour de la nouvelle lune (à la date de Pékin) comprise entre le 21 janvier et le 20 février.
Néanmoins, dans le système de décompte des années par combinaison des tiges célestes et des rameaux terrestres auxquels sont associés les animaux, le changement s'effectue au début du printemps, au jour appelé lichun (立春), qui se situe le 4 ou le 5 février, lorsque le soleil arrive à 315 degrés de longitude. Quelques almanachs chinois récents reprennent cette tradition et font changer les signes le jour de lichun.
Les signes chinois sont aussi utilisés par d'autres cultures asiatiques, vietnamienne et japonaise, par exemple. Les services postaux de plusieurs autres pays émettent parfois un timbre de l'Année du ...», mais les pays peu familiers avec l'utilisation du calendrier lunaire chinois supposent que les signes changent le 1er janvier de chaque année.
Ceux qui prennent les signes chinois au sérieux peuvent consulter la table ci-dessous, particulièrement utile aux personnes nées en janvier ou en février, période de changement d'année selon le calendrier luni-solaire.
Petite astuce pour calculer facilement la nouvelle année chinoise : le cycle recommence environ tout les 95 ans, ainsi en 1900 l'année a debutée le 31 janvier, elle a débuté le 31 janvier aussi en 1995 (attention cela peut varier de 1 à 2 jours).
Zodiaque chinois de 1900 à 2020
Zodiaque chinois Début Fin Début Fin Elément Signe
1900 jan. 31 1901 fév. 18 1960 jan. 28 1961 fév. 14 金Or 鼠 rat
1901 fév. 19 1902 fév. 07 1961 fév. 15 1962 fév. 04 金 Or 牛 bœuf
1902 fév. 08 1903 jan. 28 1962 fév. 05 1963 jan. 24 水 Eau 虎 tigre
1903 jan. 29 1904 fév. 15 1963 jan. 25 1964 fév. 12 水 Eau 兔 lapin
1904 fév. 16 1905 fév. 03 1964 fév. 13 1965 fév. 01 木 Bois 龍 dragon
1905 fév. 04 1906 jan. 24 1965 fév. 02 1966 jan. 20 木 Bois 蛇 serpent
1906 jan. 25 1907 fév. 12 1966 jan. 21 1967 fév. 08 火 Feu 馬 cheval
1907 fév. 13 1908 fév. 01 1967 fév. 09 1968 jan. 29 火 Feu 羊 chèvre
1908 fév. 02 1909 jan. 21 1968 jan. 30 1969 fév. 16 土 Terre 猴 singe
1909 jan. 22 1910 fév. 09 1969 fév. 17 1970 fév. 05 土 Terre 鷄 coq
1910 fév. 10 1911 jan. 29 1970 fév. 06 1971 jan. 26 金 Or 狗 chien
1911 jan. 30 1912 fév. 17 1971 jan. 27 1972 fév. 14 金 Or 猪 porc
1912 fév. 18 1913 fév. 05 1972 fév. 15 1973 fév. 02 水 Eau 鼠 rat
1913 fév. 06 1914 jan. 25 1973 fév. 03 1974 jan. 22 水 Eau 牛 bœuf
1914 jan. 26 1915 fév. 13 1974 jan. 23 1975 fév. 10 木 Bois 虎 tigre
1915 fév. 14 1916 fév. 02 1975 fév. 11 1976 jan. 30 木 Bois 兔 lapin
1916 fév. 03 1917 jan. 22 1976 jan. 31 1977 fév. 17 火 Feu 龍 dragon
1917 jan. 23 1918 fév. 10 1977 fév. 18 1978 fév. 06 火 Feu 蛇 serpent
1918 fév. 11 1919 jan. 31 1978 fév. 07 1979 jan. 27 土 Terre 馬 cheval
1919 fév. 01 1920 fév. 19 1979 jan. 28 1980 fév. 15 土 Terre 羊 chèvre
1920 fév. 20 1921 fév. 07 1980 fév. 16 1981 fév. 04 金 Or 猴 singe
1921 fév. 08 1922 jan. 27 1981 fév. 05 1982 jan. 24 金 Or 鷄 coq
1922 jan. 28 1923 fév. 15 1982 jan. 25 1983 fév. 12 水 Eau 狗 chien
1923 fév. 16 1924 fév. 04 1983 fév. 13 1984 fév. 01 水 Eau 猪 porc
1924 fév. 05 1925 jan. 24 1984 fév. 02 1985 fév. 19 木 Bois 鼠 rat
1925 jan. 25 1926 fév. 12 1985 fév. 20 1986 fév. 08 木 Bois 牛 bœuf
1926 fév. 13 1927 fév. 01 1986 fév. 09 1987 jan. 28 火 Feu 虎 tigre
1927 fév. 02 1928 jan. 22 1987 jan. 29 1988 fév. 16 火 Feu 兔 lapin
1928 jan. 23 1929 fév. 09 1988 fév. 17 1989 fév. 05 土 Terre 龍 dragon
1929 fév. 10 1930 jan. 29 1989 fév. 06 1990 jan. 26 土 Terre 蛇 serpent
1930 jan. 30 1931 fév. 16 1990 jan. 27 1991 fév. 14 金 Or 馬 cheval
1931 fév. 17 1932 fév. 05 1991 fév. 15 1992 fév. 03 金 Or 羊 chèvre
1932 fév. 06 1933 jan. 25 1992 fév. 04 1993 jan. 22 水 Eau 猴 singe
1933 jan. 26 1934 fév. 13 1993 jan. 23 1994 fév. 09 水 Eau 鷄 coq
1934 fév. 14 1935 fév. 03 1994 fév. 10 1995 jan. 30 木 Bois 狗 chien
1935 fév. 04 1936 jan. 23 1995 jan. 31 1996 fév. 18 木 Bois 猪 porc
1936 jan. 24 1937 fév. 10 1996 fév. 19 1997 fév. 06 火 Feu 鼠 rat
1937 fév. 11 1938 jan. 30 1997 fév. 07 1998 jan. 27 火 Feu 牛 bœuf
1938 jan. 31 1939 fév. 18 1998 jan. 28 1999 fév. 15 土 Terre 虎 tigre
1939 fév. 19 1940 fév. 07 1999 fév. 16 2000 fév. 04 土 Terre 兔 lapin
1940 fév. 08 1941 jan. 26 2000 fév. 05 2001 jan. 23 金 Or 龍 dragon
1941 jan. 27 1942 fév. 14 2001 jan. 24 2002 fév. 11 金 Or 蛇 serpent
1942 fév. 15 1943 fév. 04 2002 fév. 12 2003 jan. 31 水 Eau 馬 cheval
1943 fév. 05 1944 jan. 24 2003 fév. 01 2004 jan. 21 水 Eau 羊 chèvre
1944 jan. 25 1945 fév. 12 2004 jan. 22 2005 fév. 8 木 Bois 猴 singe
1945 fév. 13 1946 fév. 01 2005 fév. 9 2006 jan. 28 木 Bois 鷄 coq
1946 fév. 02 1947 jan. 21 2006 jan. 29 2007 fév. 17 火 Feu 狗 chien
1947 jan. 22 1948 fév. 09 2007 fév. 18 2008 fév. 6 火 Feu 猪 porc
1948 fév. 10 1949 jan. 28 2008 fév. 7 2009 jan. 25 土 Terre 鼠 rat
1949 jan. 29 1950 fév. 16 2009 jan. 26 2010 fév. 23 土 Terre 牛 bœuf
1950 fév. 17 1951 fév. 05 2010 fév. 24 2011 fév. 2 金 Or 虎 tigre
1951 fév. 06 1952 jan. 26 2011 fév. 3 2012 jan. 22 金 Or 兔 lapin
1952 jan. 27 1953 fév. 13 2012 jan. 23 2013 fév. 9 水 Eau 龍 dragon
1953 fév. 14 1954 fév. 02 2013 fév. 10 2014 jan. 30 水 Eau 蛇 serpent
1954 fév. 03 1955 jan. 23 2014 jan. 31 2015 fév. 18 木 Bois 馬 cheval
1955 jan. 24 1956 fév. 11 2015 fév. 19 2016 fév. 7 木 Bois 羊 chèvre
1956 fév. 12 1957 jan. 30 2016 fév. 8 2017 jan. 27 火 Feu 猴 singe
1957 jan. 31 1958 fév. 17 2017 jan. 28 2018 Fév 15 火 Feu 鷄 coq
1958 fév. 18 1959 fév. 07 2018 fév. 16 2019 fév. 4 土 Terre 狗 chien
1959 fév. 08 1960 jan. 27 2019 fév. 5 2020 jan. 24 土 Terre 猪 porc
Les signes horaires
Les douze "rameaux terrestres" étaient utilisés autrefois pour marquer les périodes de la journée, chaque signe correspondant à une tranche de deux heures est appelée shichen (時辰). Cette division horaire est prise en compte par l'astrologie et il est donc possible d'associer un signe animal à chaque tranche horaire.
23 h 00 - 01 h 00 : Rat (Souris)
01 h 00 - 03 h 00 : Bœuf (Buffle)
03 h 00 - 05 h 00 : Tigre
05 h 00 - 07 h 00 : Lapin (Lièvre-Chat)
07 h 00 - 09 h 00 : Dragon (Lézard)
09 h 00 - 11 h 00 : Serpent
11 h 00 - 13 h 00 : Cheval
13 h 00 - 15 h 00 : Chèvre (Mouton-Bouc)
15 h 00 - 17 h 00 : Singe
17 h 00 - 19 h 00 : Coq (Phénix)
19 h 00 - 21 h 00 : Chien
21 h 00 - 23 h 00 : Porc (Cochon-Ours-Sanglier)
Dans un thème d'astrologie chinoise, si les dates du calendrier chinois sont toujours calculées d'après le fuseau horaire de Pékin heure locale, l'heure de référence est l'heure solaire locale du lieu de naissance de la personne concernée.
Posté le 27.04.2007 par wicca
L'astrologie amérindienne permettait aux Indiens d'Amérique d'organiser leur vie et de prévoir les moments importants de l'année. Elle a la particularité d'avoir treize animaux totems pour signes.
Les treize animaux totems
Chevreuil : 24 juin-22 juillet
Aigle : 23 juillet-19 août
Tortue : 20 août-16 septembre
Bernache : 17 septembre-14 octobre
Castor : 15 octobre-11 novembre
Renard : 12 novembre-9 décembre
Loutre : 10 décembre-5 janvier
Ours : 6 janvier-1er février
Orignal : 2 février-3 mars
Marmotte : 4 mars-31 mars
Lièvre : 1er-28 avril
Oie blanche : 29 avril-26 mai
Saumon : 27 mai-23 juin
Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Astrologie_am%C3%A9rindienne »
Posté le 18.04.2007 par wicca
L‘astrologie est l'ensemble des systèmes de croyances organisés en vue d'obtenir des renseignements sur les phénomènes terrestres à partir de l'observation des phénomènes célestes. Particulièrement populaire, elle est aussi extrêmement controversée.
Le mot "astrologie" vient du grec αστρολογία, de άστρον, astron, ("étoile") et λόγος (logos), qui a de nombreuses significations liées à la notion de "discours" : -λογία est un suffixe désignant d'une manière générale une discipline ou une matière d'enseignement. Etymologiquement, l'astro-logie n'est qu'un "discours sur les astres": elle s'intéresse principalement au soleil et aux planètes du système solaire.
L'astrologie apparaît comme un système d'interprétation de l'horoscope (voir l'article dédié). Ses versions populaires sont les horoscopes des revues ou les affinités des signes du zodiaque (voir l'article astrologie populaire). Si elles sont généralement considérées comme des échos lointains et déformés de l'astrologie historique, elles en restent sa manifestation et son expression la plus répandue. L'usage populaire du terme astrologie renvoie presque toujours à l'astrologie occidentale, auquel le présent article est principalement consacré. Des articles dévolus aux astrologies développées dans d'autres cultures sont proposés à l'état d'ébauche (voir liens en fin d'article).
Plusieurs sens sont attachés au terme même d'astrologie, dont la distinction s'avère nécessaire pour clarifier un certain nombre de débats. En effet, certains astrologues considèrent leur pratique seulement capable de décrire les traits de la personnalité d'un individu, d'autres assurant qu'il est possible de décrire les différents cheminements de leur vie, voire leur lointain avenir.
Histoire de l'astrologie
Origine historique
Remontant à la plus haute antiquité et peut-être même au delà, l'astrologie est née de la prise de conscience d'une relation entre les saisons et le mouvement apparent des astres, menant l'homme à diviniser ces derniers. Ces considérations relèvent alors principalement d'une pratique astronomique (qui établit une correlation de fait entre la carte du ciel et les saisons). Elles amènent à formuler l'hypothèse que les mouvements des astres sont la cause même de ces phénomènes (et non un phénomène corrélé, conséquence d'une cause commune). Dès lors, le travail d'observation (calcul des éphémérides, production de calendriers) est mené de front avec un travail, pourtant distinct, d'interprétation. L'objectif est d'établir, sur le modèle des constatations astronomiques, un certain nombre de conjectures sur une influence non plus météorologique et calendaire, mais humaine (personnalité, destin). Cette idée d'une correspondance symbolique entre la configuration céleste et les affaires du monde ont progressivement conduit à la construction d'un symbolisme astrologique (voir article séparé).
Les différents niveaux d'interprétation (conjectures physiques et conjectures humaines) cohabitent un certain temps, puis vont progressivement en se dissociant. Ce développement des pratiques donnera naissance à l'astronomie (qui s'en tient à l'observation, à la description et aux prédictions calendaires), laissant à l'astrologie les aspects ésotériques de conjectures sur les liens entre le ciel et la conduite des activités humaines.
Son support étant les astres, l'astrologie est l'une des pratiques divinatoires particulièrement répandues dans l'histoire des cultures. On peut ainsi citer l'existence spécifique d'astrologies maya, arabe, égyptienne, chinoise, et bien sûr occidentale (dont il est principalement question dans cet article).
Antiquité
Les premiers écrits connus concernant les astres remontent à 5000 ans, sous la forme de tablettes d'argile sur lesquelles ont été consignés tous les relevés des mouvements planétaires observés par des prêtres érudits de Mésopotamie[réf. nécessaire]. Ces observations étaient faites dans un cadre religieux. Le mouvement des astres étant perçu comme volonté divine ; les prêtres ou astrologues servant de traducteurs. Cela peut donc être considéré comme l'origine de l'astronomie.
De Chaldée, cette astronomie-astrologie se répand en Grèce après les conquêtes d'Alexandre le Grand[réf. nécessaire]. De là elle se répandra dans tout l'empire grec, en Inde, en Égypte puis jusqu'à la Rome antique tout en devenant plus structurée, moins religieuse et donc plus populaire. La division du ciel en douze signes zodiacaux et le premier horoscope connu date du Ve siècle av. J.-C. En Grèce, Hippocrate et Galien (à l'exemple sans doute des prêtres égyptiens) feront de l'astrologie l'un des fondements de la médecine, associée à la théorie des quatre éléments[réf. nécessaire].
Parallèlement à cette astrologie, des systèmes différents se forment en Chine, en Amérique précolombienne et sans doute dans d'autres civilisations. Mais l'astrologie chinoise et l'astrologie chaldéenne sont les seuls systèmes ayant perduré jusqu'à nos jours. Tous les systèmes actuellement connus d'astrologie dérivent d'un de ces deux systèmes (ou des deux, cas de l'astrologie Tibétaine). L'astrologie chaldéenne est toutefois celle qui a connu la plus grande diffusion et la plus grande influence[réf. nécessaire].
La première synthèse magistrale de l'astrologie, le Tetrabiblos, fut écrite par l'alexandrin Ptolémée en 140, jetant les bases et principes de ce qui va devenir l'astrologie occidentale.
Moyen-Âge et Renaissance
Le jugement dernier, peinture en style orthodoxe byzantin sur les murs de la monastères Voroneţ construite en 1488 en Roumanie. On y voit a gauche le paradis avec les saints et l'arbre de la vie, à droite les enfers avec des démons et le feu qui descend dans les abysses et en haut l'image contemplative du Christ tout puissant. A droite et à gauche du Christ, on voit les signes du zodiaque .
Mosaïque du VIème siècle de la synagogue de Beit Alpha, Israel, représentant les signes du zodiaque.Pendant la période chrétienne, l'astrologie connaîtra une situation ambiguë. Mise au ban de la société par l'Église, comme toutes les pratiques divinatoires, lors du concile de Tolède de l'an 447, elle est pratiquée dans les cours royales, et continue à être étudiée par les érudits, même religieux (Albert le Grand, maître de Thomas d'Aquin, est l'auteur d'un traité d'astrologie). Charles V s'occupait d'astrologie et fonda à Paris un collège d'astrologues. Louis XI consultait les siens en toutes circonstances. Catherine de Médicis avait fait élever en son hôtel (Hôtel de Soissons) une colonne du haut de laquelle elle consultait les astres avec Nostradamus. Louis XIII fut surnommé le juste, parce qu'il était né sous le signe de la Balance. L'astrologie est également en faveur sous les empereurs Charles IV du Saint-Empire, et Charles Quint avait prescrit l'enseignement de cette science, ce que préconisaient d'ailleurs beaucoup d'hommes éminents de l'époque. Elle fut à l'honneur à Rome sous les papes Sixte IV, Jules II, Léon X, et Paul III.
À la Renaissance, la découverte de l'héliocentrisme du système solaire (qui paradoxalement a été imaginé et défendu par les astronomes / astrologues de l'époque) vient saper le fondement anthropocentriste de l'astrologie qui ne trouve plus sa place dans la nouvelle description du monde par la science. Pic de la Mirandole (puis Jérôme Savonarole reprenant les arguments de celui-ci) l'ont largement condamnée. On peut remarquer que ce n'est pas le cas d'astronomes comme Galilée et Kepler qui pratiquaient l'astrologie, de même que Tycho Brahé, ou Cassini, le premier directeur de l'Observatoire de Paris. Dans la préface de ses Tables Rudolphines, Kepler fait observer que l'astrologie, toute folle qu'elle est, est la fille d'une mère sage, et que la fille folle est indispensable pour soutenir et faire vivre sa mère. C'était encore vrai au temps de Kepler, qui était obligé de faire des horoscopes pour gagner sa vie.
En France, sous la pression des jésuites, Colbert la raye des disciplines académiques et en interdit l'enseignement en faculté en 1666. Le poste d'astrologue royal est supprimé à cette époque. Un 'Essai de justification de l'astrologie judiciaire (BM. Angoulême MS 23) 1696 ne sera jamais publié[réf. nécessaire].
En Angleterre, elle ne sera rayée des disciplines académiques qu'un siècle plus tard: Isaac Newton l'étudie encore en université, "pour voir ce qu'il y a de vrai". De fait, les premières tables lunaires calculées ensuite d'après la théorie de Newton, furent d'abord destinées à servir aux observations des astrologues[réf. nécessaire].
Glyphes astrologiques représentant le Soleil, la Lune, Pluton et les planètes (comprenant la Terre).
Des Lumières à l'époque moderne
L'astrologie est considérée par les penseurs des Lumières comme l'exemple archetypal de la superstition, de la croyance dans des forces occultes et supérieures. Pour eux, combattre l'astrologie semble relever d'un combat général ainsi que d'un engagement politique en faveur de la laïcité et du rationalisme, contre l'obscurantisme. Assez paradoxalement, leurs arguments critiques contre l'astrologie apparaissent moins logiques que rhétoriques (utilisation d'arguments principalement polémiques ou d'autorité plutôt qu'une démarche raisonnée).
En cette toute fin du XVIIIème siècle, époque du rationalisme triomphant, le divorce entre l'astronomie et l'astrologie est ainsi finalement prononcé.
Selon certaines légendes[réf. nécessaire], auxquelles il reste difficile de prêter foi, l'astrologie ne sera plus transmise que par l'intermédiaire d'écoles ésotériques, que ce soit des enseignements maçoniques tels que les Rose-Croix[réf. nécessaire], les enseignements hermétique de la Golden Dawn[réf. nécessaire], ou des filiations plus discrètes de maître à élève[réf. nécessaire].
Au XXe siècle, l'astrologie réapparaît dans des almanachs, magazines, puis émissions radiophoniques. L'astrologie trouve aussi une place considérable dans le mouvement new age.
Ses nouvelles versions affirment intégrer les valeurs symboliques des planètes orbitant au-delà de Saturne et des astéroïdes ainsi que de nouvelles théories: intégrant les connaissances modernes, elle recherche une approche symbolique fondée sur la psychologie[réf. nécessaire].
La validité de l'astrologie commence à être étudiée scientifiquement notamment au travers de l'astrologie statistique, dont les résultats tendent à infirmer l'existence des effets allégués .
Pratiques actuelles
L'astrologie recouvre au début du XXIe siècle des pratiques et des approches très différentes, au point qu'il est plus juste de parler d'astrologies au pluriel.
Ces astrologies existent sous plusieurs formes qui diffèrent par leurs symboliques et les techniques utilisées, et sont appliquées à un grand nombre d'objets différents. La symbolique des astres et de leurs mouvements est très souple, pouvant changer suivant le contexte et l'école de l'astrologue. Il existe de nombreuses écoles : astrologie humaniste, astrologie psychologique, astrologie conditionnaliste etc. Elles diffèrent également selon les objets ou les domaines auxquels elles sont appliquées, que ce soit par exemple en psychologie, ou comme prévision, en politique, en bourse, en médecine. Chaque objet a des symboliques propres et parfois des techniques particulières.
Les astrologies les plus en vogue actuellement en occident sont l'astrologie occidentale, fondée sur le calendrier solaire, et l'astrologie chinoise, fondée sur le calendrier chinois. Cette dernière s'est répandue en Europe occidentale vers la fin des années 70[réf. nécessaire]. Ces astrologies existent sous plusieurs formes qui diffèrent par leurs symboliques et les techniques utilisées. Elles diffèrent également selon les objets ou les domaines auxquels elles sont appliquées, que ce soit par exemple en psychologie, ou comme prévision, en politique, en bourse, en médecine. Chaque objet a des symboliques propres et parfois des techniques particulières.
Si les données de base de l'astrologie occidentale restent l'établissement d'une carte du ciel (voir l'article Horoscope), celle ci est en constante évolution, ce qui induit un certain nombre de divergences entre astrologues. Ces divergences existent dès l'époque traditionnelle, portent sur différentes méthodes pour le calcul des positions des maisons, renvoyant à différentes écoles d'interprétation).
Au XXe siècle, l’astrologie connaît un regain d’intérêt avec une approche nouvelle. Des ingénieurs, psychologues et statisticiens abordent cette discipline à l'aide d'une démarche et de moyens de recherche scientifiques. Voir ci-après.
Aujourd'hui, on peut diviser l'astrologie occidentale en trois branches :
une astrologie individuelle, qui s'intéresse au thème de naissance d'un individu,
soit sous l'angle de sa psychologie pour lui faire prendre conscience de lui-même (astrologie fortement influencée par la psychologie et les approches psychanalysantes) ;
soit sous l'angle de son chemin de vie, pour lui indiquer les différentes phases de sa vie, moments de tranformation, et périodes critiques ;
soit sous l'angle de ses relations avec les autres, en mettant en relation les thèmes de naissance de plusieurs personnes.
l'astrologie des horoscopes, directement héritée du Moyen Âge, remise en vogue par les magazines commerciaux dans sa version populaire, qui prétend prédire pour chaque signe astral, les grandes tendances du moment. Cette astrologie devrait probablement plus être considérée sous l'angle du phénomène social car elle est extrêmement populaire malgré son imprécision fondamentale. Pour cette raison, cette caricature de l'astrologie discrédite probablement l'astrologie « sérieuse ». Fondé (quand il est établi sérieusement) sur une version simplifiée des modèles astrologiques classiques, l'horoscope est généralement considéré par le public qui en est friand, comme une simple distraction sans implications.
l'astrologie événementielle, qu'il s'agisse de prédire les grands évenements ou l'évolution de la bourse. L'astrologie boursière a fait son apparition au milieu des années 1990. Son but est prévoir de la façon la plus rigoureuse possible l'évolution des indices boursiers. C'est le journaliste économique et financier Jean-François Richard qui a élaboré les concepts et techniques de l'astrologie boursière.
Ces pratiques sont aujourd'hui toutes sujettes à critiques et à controverse.
Controverse majeure
Généralités
L'astronome Copernic en conversation avec Dieu. Jan Matejko, 1872L'astrologie est depuis longtemps un sujet de controverse et de critiques (philosophique, théologique, scientifique, épistémologique). Essentiellement développés autour de l'astrologie occidentale, les éléments des débats se sont peu à peu généralisés à l'ensemble des pratiques astrologiques. Parfois condamnée dans l'antiquité (l'astrologie, au même titre que tous les arts divinatoires, est interdite par la Bible[6]), elle est peu à peu rejetée par la science qui lui reproche son absence de base rationnelle. St Augustin, dès le IVe siècle, (De civitate Dei", VIII, xix) s'élève sur cette base contre la confusion faite entre l'astrologie et l'astronomie.
Ce débat sur les causes, bien que toujours présent, s'est aujourd'hui élargi à une critique objective de la réalité des effets décrits par les astrologues. Actuellement, l'astrologie n'est pas reconnue comme une science, ne disposant pas de bases rationnelles ni de preuves expérimentales, ni n'ayant le caractère de réfutabilité nécessaire pour être acceptée comme théorie scientifique. Néanmoins, les défenseurs de l'astrologie affirment que leur expérience personnelle montre des effets indéniables. Un certain nombre de partisans de l'astrologie admettent que leur discipline, n'ayant pas de cadre de référence rigoureux (méthodologie scientifique, recherche reconnue, publication scientifique vérifiée etc.), puisse constituer le champ d'action idéal pour les charlatans, les fantaisistes et les escrocs. Ces pratiques déviantes leur apparaissent de nature à renforcer les a priori.
De ce constat se sont développés un certain nombre de procédés d'analyses et de protocoles d'études déstiné à éclairer de façon objective la réalité des différents phénomènes (voir la section Nature du phénomène étudié).
Se référant au principe fondamental qu'il n'y a pas d'effet sans cause, la science relève deux objections majeures quand à la réalité des phénomènes mis en jeu. L'absence d'effet (les prédictions astrologiques ne font pas mieux que le hasard) et l'absence de cause (il n'y a aucun mécanisme justifiant une quelconque influence astrale).
La recherche systématique des effets qui a conduit aux travaux dans le domaine de l'astrologie statistique. Quant à l'absence de cause, rédhibitoire pour un scientifique, elle n'est généralement pas reçue comme un argument pertinent par le monde astrologique, dont la vision du monde se fonde sur l'analogie plus que sur les causes efficientes.
Légitimité et légitimation de l'astrologie
Outre l'absence de fondements démontrés (aucune causalité identifiée, absence d'effets récurrents objectivement observables) et le développement de ces explications psychologiques, de nombreuses critiques ont vu le jour quant aux efforts déployés par un certain nombre d'astrologues pour légitimer de façon artificielle leur discipline. De façon semblable à ce que Collins et Pinch ont montré en parapsychologie, on peut considérer qu'un petit milieu d'astrologues "mime" les attitudes de la communauté scientifique. Ils font des expériences de type scientifique, ils publient leurs résultats, et s'efforcent de leur donner une visibilité sociale. Ils tentent ainsi de constituer une communauté scientifique à partir d'un domaine relevant des croyances traditionnelles. On peut voir là les effets de la scientifisation de notre société, où la science devient une source de légitimité incontournable. Le terme critique de pseudo-science, caractérisant les pratiques qui revendiquent "verbalement" la rigueur scientifique sans en appliquer les principes, peut donc s'appliquer à l'astrologie.
Difficulté du dialogue
Problématique
Les astrologues remarquent inversement une grande difficulté de dialogue avec les sceptiques. Ils soulignent les manifestations d'une hostilité de principe face à des projets d'études collaboratives. Selon eux, les sceptiques rejettent une matière qu'ils refusent d'examiner, évoquant par ailleurs l'existence d'une "pression sociale contre l'astrologie". La principale raison du rejet des scientifiques pour l'astrologie leur apparait ainsi plus culturelle que réellement rationnelle.
L'image négative (charlatanerie) de l'astrologie impliquerait que le scientifique qui souhaiterait la défendre publiquement court le risque d'être discrédité par ses pairs. Cette objection est partiellement valide, en tant qu'elle met en lumière la tension interne entre "science établie" et la liberté de recherche scientifique (domaines d'études). La critique de l'astrologie par les philosophes des Lumières reste à cet égard l'exemple historique le plus célèbre d'une "critique de principe".
Cependant, il est faux de dire que scientifiques et sceptiques n'ont jamais étudié la question. Bien au contraire, de nombreux protocoles d'expérimentation ont été proposés aux astrologues depuis les années 1970, et de nombreux chercheurs du début du siècle se sont attelés à une étude statistique de l'astrologie (astrologie statistique). Les expérimentations menées dans ce domaine sont cependant limitées par l'absence d'une définition précise de l'effet recherché, et les difficultés de sa caractérisation éventuelle.
La motivation de la lutte contre l'obscurantisme n'est pas en soi un argument contre l'astrologie. Elle peut néanmoins sous-tendre un discours réellement argumenté. La confusion entre les dimensions idéologiques et argumentatives génère un débat souvent stérile, difficilement analysable. On citera pour exemple le cas du manifeste contre l'astrologie publié en 1975 par un certain nombre de sommités. Celles-ci présentent simultanément des faits critiques, et des affirmations polémiques, notamment lorsqu'elle décrivent l'astrologie comme une « superstition reposant sur la crédulité des gens ». Cette dévalorisation est souvent la seule partie du manifeste retenue par les partisans de l'astrologie, qui le résume comme un simple "rejet sans examen" de leur pratique.
Argument de la difficulté épistémologique du dialogue
L'impossibilité épistémologique de démontrer l'inexistence d'une chose illustre partiellement la difficulté intrinsèque du débat. Il est en effet impossible de rejeter "a priori" la possible existence d'une influence des astres («absence de preuve n'est pas preuve de l'absence»). Cependant, la longue histoire des recherches sur l'astrologie - pratique prédictive par essence - n'ayant à ce jour pas abouti, on dispose d'une accumulation d'études réfutant un grand nombre des paradigmes populaires de l'astrologie (voir partie consacrée à l'étude des paradigmes de l'astrologie). Dès lors, s'il existe une influence des astres, celle-ci semble ne pas être du ressort des astrologies existantes. En effet, au delà de la recherche d'une théorie démontrant la possibilité d'un effet des astres, les travaux méthodiques cherchant à prouver l'existence de corrélations entre les évènements astrologiques et leurs supposés effets aboutissent à l'infirmation des paradigmes astrologiques. Or, pour pouvoir valider les hypothèses de l'astrologie, il est ab minima nécessaire d'observer un effet, avant même de chercher à en expliquer ses tenants.
L'argument de la difficulté épistémologique du dialogue apparaît en fait fallacieux. En effet, l'astrologie est une pratique qui ne fournit pas les outils de sa propre réfutabilité, et qui reste par le fait hors du champ d'analyse de l'épistémologie. L'attitude des astrologues est de fait l'exemple retenu par Popper d'un discours qui refuse sa propre falsification (on entend par là sa possibilité d'être contredite, réfutée), interdisant ainsi une critique objective de ses affirmations.
L'astrologie cherche parfois à produire l'illusion de sa réfutabilité. A ce propos, il est à noter que certaines études menées par des astrologues retiennent des dispositifs expérimentaux qui tendent à produire des résultats systématiquement positifs.
Question de l'engouement du public
L'ensemble de ces polémiques présentent un "cas d'école" d'un intérêt indéniable pour la sociologie des sciences et l'épistémologie.
L'engouement de vastes publics pour une pratique sans effets démontrés continue d'être mis en question, de façon souvent très rigoureuse et critique, par un grand nombre d'épistémologues et de sociologues. Les représentants des sceptiques (sceptiques anglo-saxons ou français) expliquent l'intérêt pour les horoscopes par l'effet Barnum et ses corrolaires. Ces analyses les amènent à considérer publiquement l'astrologie comme une « superstition reposant sur la crédulité des gens ». Ceci est la position généralement adoptée par le monde scientifique.
Le constat de l'engouement du public invite aussi à une double réflexion sur ses implications économiques, mais aussi sur ses effets psychologiques (comportements induits par la croyance).
Nature du phénomène étudié par l'astrologie
Confrontation aux connaissances physiques et astronomiques
Si astrologie et astronomie ont en commun leurs racines historiques (voir Origine historique), les deux pratiques sont maintenant entièrement détachées et parfaitement distinctes (si ce n'est dans leur relative homophonie, toujours source de confusions). L'astrologie ne peut être élevée au rang des sciences physiques en raison de la maigre reproductibilité de ses résultats et de l’absence de causalité établie.
Effet physique réel des astres
Influence des étoiles
L'astrologie occidentale prétend que les influences qu'elle décrit sont le fait des planètes, et non de celui des étoiles (qui sont à des années-lumière de nous). L'argument raisonnable selon lequel les étoiles sont trop loin pour avoir une influence physique sur nous, s'appliquerait à l'astrologie sidérale, mais pas à l'astrologie conventionnelle, dite « tropicale ».
Pour cette dernière, les planètes seules ont une influence, les constellations servant de "repère" (comme les chiffres sur une horloge). En d'autres termes, l'astrologie « tropicale » ne s'intéresse qu'à des corps appartenant au système solaire, et leur déplacements par rapport au repérage arbitraire que constitue les signes du zodiaque.
Influence des planètes
L'argument d'une influence gravitationnelle a parfois été avancé pour justifier l'existence d'une action à distance, et de ce fait, certains astrologues font des calculs astrologiques sur une base héliocentrique, ce qui pourrait sembler cohérent avec l'explication d'une influence gravitationnelle des configurations planétaires sur l'activité solaire.
A ce jour, aucun effet direct des planètes sur le corps humain n'a été rigoureusement observé. Par ailleurs, les forces d'attractions en jeu lors du simple phénomènes d'attraction Terre-Lune sont, à l'échelle du corps humain, infiniment moins importantes que ceux qu'exercerait un immeuble ou une armoire.
Enfin, les recherches statistiques (voir plus bas) qui auraient pu permettre de déceler une régularité des phénomènes astrologiques (influences) concluent à l'inexistence d'une telle régularité.
Problématique du rapport entre signes et constellations
Les signes du Zodiaque, qui servent de cadre de référence et d'analyse, correspondent aussi à des constellations situées sur l'écliptique. Si les traits astrologiques sont associés au passage des planètes dans les limites astronomiques de ces constellations, ce point pose deux nouveaux problèmes.
Voir les articles Précession des équinoxes et Constellation.
Les méthodes de calculs utilisées par les astrologues se rapportent à une "carte du ciel" immuable, fixe par rapport au point vernal. En regard, l'astronomie a depuis longtemps fait le constat du "déplacement" des constellations dans le ciel (de 30° ou un signe tous les 2200 ans). Cette dérive est liée au phénomène établi de précession des équinoxes. Le phénomène de la précession des équinoxes entraîne une divergence entre la position réelle des astres à la naissance et leur position affirmée par le signe attribué : aujourd'hui le « zodiaque astrologique » est décalé de près d'un signe par rapport au zodiaque des étoiles.[13] Les passages des planètes dans les limites des constellations ne correspondent donc pas à celui des planètes dans les signes. Ce fait conduit à un argument astronomique, souvent présenté par les détracteurs de l'astrologie: les rapports précis décrits dans les horoscopes réellement basés sur des conjectures astrologiques chiffrées (calculs astrologiques) décrivent un état des lieux révolu depuis plusieurs centaines d'années. Cet argument a récemment mené à la création d'une astrologie sidérale, fondée non plus sur des mesures internes au système solaire, mais sur la position réelle des étoiles.
D'autre part, lors de sa course le long du zodiaque tout au long de l'année, le soleil traverse treize constellations, les douze du zodiaque plus Ophiuchus. Cette dernière ne fait pas partie des constellations prises en compte par l'astrologie. Plus grave, les planètes -qui peuvent s'éloigner de l'écliptique de sept à huit degrés) traversent parfois d'autres constellations[14]: Orion, la Baleine, le Corbeau ou la Coupe, le Sextan...
En pratique, ces faux arguments résultent d'une confusion (volontaire ou non) entre signes et constellations du zodiaque. Les "signes" ne sont que des secteurs réguliers de 30°, conventionnellement décomptés à partir du point vernal. Ils ne sont qu'un système de repérage arbitraire, et utilisé d'ailleurs par les astronomes jusqu'au XVIII° siècle. Ils n'ont dès l'origine qu'un rapport lointain avec les constellations du même nom, dont les limites et positions sont évidemment irrégulières.
Voir les articles Zodiaque et Signe astrologique.
Prospections possibles
Si l'influence gravitationnelle de la lune est tout à fait mesurable, l'activité du soleil, elle, est un phénomène encore très mal connu et aucune influence sur les mécanismes biologiques et la psychologie humaine n'a encore été démontrée. Il est imaginable de prospecter ces domaines encore mal connus, et acquérir des données plus précises confirmant ou infirmant l'existence :
d'une influence de la position des planètes sur la position du centre de gravité du système solaire par rapport au soleil, et l'influence qui pourrait en résulter sur l'activité de ce dernier ;
d'une influence gravitationnelle directe de la lune et sa réflexion de la lumière du soleil ;
d'une capacité des mécanismes vivants à se mettre en résonance avec des phénomènes cycliques (le plus connu étant évidemment les rythmes biologiques circadiens).
Rappelons néanmoins que les recherches statistiques (voir plus bas) qui auraient pu permettre de déceler une régularité des phénomènes astrologiques concluent à l'inexistence d'une telle régularité.
D'autres tentatives non classiques ont été imaginées suite aux critiques du monde scientifique.
l'astrologie sidérale est issue de l'idée qu'il fallait suivre les étoiles, et non pas le point vernal. C'est cette approche qui est suivie par la tradition indienne et orientale de l'astrologie, mais sa version occidentale constitue une construction récente (et assez artificielle) sans lien direct avec ces traditions.
l'Astrologie héliocentrique issue de l'idée ce n'est pas la terre qui est le centre du système solaire (C'est probablement fondé, mais on ne peut pas brutalement passer d'une système à l'autre sans adapter la manière d'interpréter.)
Si l'imagination peut extrapoler des moyens par lesquels les positions des planètes nous influenceraient, pour les transits et synastries, la question est encore plus épineuse puisqu'il faudrait en plus mettre en évidence des influences planétaires sur des systèmes biologiques qui auraient « enregistré » une trace des positions des planètes.
De même, mettre en évidence une explication physique des progressions serait encore plus ardu, dans la mesure où le passage symbolique « un an = un jour » ne repose sur aucune base objectivable, si ce n'est justement la base symbolique. Néanmoins, il faut rester prudent avant de la réfuter, dans la mesure où le cerveau utilise des mécanismes symboliques. Pour prendre un très mauvais exemple (il faudrait en trouver un meilleur, fondé sur des mécanismes inconscients) : dans la majorité des cas, les gens ne franchissent pas une lumière rouge pourtant aucun mécanisme physique n'est capable d'expliquer ce comportement.
Mise en question des effets observés
L'absence de cause identifiée n'interdit pas d'examiner la possibilité d'éventuels effets réguliers (dont la découverte permettrait, le cas échéant, de mieux identifer les causes). L'astrologie statistique est précisément la discipline qui affirme étudier d'éventuels « effets » réguliers, sans que ne soit identifié de cause à ces effets.
Confrontation avec un échantillon témoin
Contrairement à d'autres disciplines ésotériques, l'astrologie annonce qu'elle peut prévoir, notamment, des évènements très précis et facilement vérifiables. En ce sens, des protocoles de tests permettant de la juger sont aisés à mettre en place . Ces protocoles comparent les prévisions des astrologues sur des sujets précis à des prévisions aléatoires émises par des sceptiques ou des ordinateurs. Les prévisions des astrologues sont alors validées si elles sont de meilleures qualités que les prévisions aléatoires. On peut citer le test sur 22 prévisions de l'an 2000 entre Elisabeth Tessier qui écrit régulièrement qu'elle situe son niveau de réussite à 80 %, voire 90 %, un sceptique et un ordinateur . Résultat : Ordinateur 8 réussites, Elisabeth Tessier et Sceptique 7 réussites. De nombreuses expériences de ce type ont eu lieu. Notamment par Monsieur Yves Lignon qui a créé un laboratoire de parapsychologie dans les locaux de l’université de Toulouse (attention non reconnu par l’université). Par le cercle zététique de l’université de Nice qui créé le Défi zététique international. L’intérêt de ce dernier test est qu’en échange d’un test gratuit, l’astrologue reçoit 200 000 euros en cas de succès. Comme le risque financier est nul pour un gain potentiel énorme, on peut estimer que les astrologues ne se présentant pas à ces tests, ne croient pas à leur don. Après quelques années de fonctionnement le test fut arrêté faute de combattant. Curieusement, très peu d’astrologues ont concouru, on peut donc en conclure que la partie de la population qui croit le moins en l’astrologie sont les astrologues eux-mêmes. Toutes disciplines confondues, il y a eu 250 tests et zéro réussi.
Un autre test réalisé sur 100 personnes qui jugeaient l'exactitude des prévisions que l'on faisait sur eux montrait que les astrologues avaient exactement le même taux de succès qu'un système aléatoire.
Approche statistique
A la suite de nombreuses publications
En 1993 paraît cependant, dans "Les cahiers conditionnalistes", une étude statistique qui démontrerait une corrélation entre les aspects Mercure-Saturne et les qualités de joueur d'échec. Bien que l'objet théorique de cette étude soit fort restreint, la confirmation de sa validité contredirait le dogme de l'impossibilité d'une influence des astres. Cette étude n'est cependant pas issue de la presse scientifique reconnue au niveau universitaire, et doit donc être prise avec toutes les précautions requises.
Les défenseurs de l'astrologie, comme certains détracteurs des sciences humaines, apparentent parfois l'astrologie aux sciences humaines, arguant de l'utilisation de la recherche statistique et d'une étude d'effets sans cause physique établie. Cette comparaison est évidemment fallacieuse, l'astrologie statistique représentant une activité très différente de l'astrologie elle-même. Il est à noter que l'astrologie statistique est d'ailleurs une activité très marginale, dont les principes méthodologiques de base ne sont pas nécessairement connus des astrologues.
Si l'astrologie définit relativement clairement les différentes significations des éléments d'un thème astral (voir symbolisme astrologique), l'étape de l'interprétation n'est en revanche pas clairement codifiée. De fait, la complexité de cette interprétation et son caractère subjectif semble plutôt l'apparenter à un art. Les résultats étant toujours présentés comme liés au « talent » et à l'expérience de l'astrologue (pour être recevable aux yeux de ses défenseurs, l'analyse doit être faite par un "praticien compétent"). Dès lors, il est impossible d'étudier les méthodes astrologiques actuelles selon les critères scientifiques de reproductibilité. Cet aspect est vivement critiqué par les sceptiques, cet argument précis étant justement utilisé par les charlatans pour opérer une sélection a posteriori de leurs prédictions. Il a été démontré par Henri Broch que la variabilité des résultats présentés par des sujets réputés doués correspond précisément aux résultats de prédictions "aléatoires". Cette démonstration, très facilement reproductible, est consultable dans l'ouvrage "Devenez sorcier, devenez savant".
En parallèle, une autre approche se fait jour avec des astro-psychologues qui développent parallèlement un nouveau courant de pensée astrologique, basé sur les connaissances ouvertes par la psychanalyse. Ils rejettent la démarche scientifique appliquée à l’astrologie et en récuse le bien-fondé. Carl Gustav Jung qui défend à ce moment là les concepts de symbolisme, de synchronicité et d’archétype, craint que « l’influence niveleuse des grands nombres, [ne permette] de prouver quelque chose par la méthode statistique dans le domaine de l’astrologie ». Dane Rudhyar, promoteur d’une astrologie humaniste, déclare qu’elle « n'a pas pour objet principal et immédiat de prédire des évènements sous forme de probabilités statistiques, mais d'enseigner […] l'ordre et la "forme" qui font le sens de l'existence individuelle et des luttes jalonnant le chemin de la réalisation de soi. »
Question des succès prédictifs
Les prédictions et les conjectures astrologiques sont soumise à la double question de la précision de l'information formulée et de la subjectivité de son destinataire. Il semble intéressant pour qui manipule les résulats d'une prédiction d'analyser le degré d'information qu'elle contient, c'est à dire à la fois son caractère informatif réel (voir effet Barnum) et la quantité d'éléments présentés.
Plusieurs éléments cités aux points précédents (confrontation à un échantillon témoin et approche statistique) apportent une explication objective à l'existence de nombreux succès prédictifs de la part des astrologues. En effet, l'illusion statistique qui consiste à ne présenter que les "succès" (cas des fraudes caractérisées) soit à ne se souvenir que des prédictions efficientes (phénomène purement psychologique) explique de façon rigoureuse une partie réelle des succès présents dans l'imaginaire populaire.
Par ailleurs, certains succès prédictifs s'expliquent par la probabilité objective de l'occurrence d'un évènement. Exemple fameux : prédire la mort d'un pape dans l'année, durant les dernières années de la vie de Jean-Paul II, était pour les astrologues un pari apparemment facile au vu de la très mauvaise santé du souverain pontife. Sa longévité a infirmé années après années ces prédictions, présentées comme solides. Il est à noter que l'année de sa mort, ces mêmes astrologues pouvaient comptabiliser cette prédiction comme un "succès".
Les bilans prédictifs des astrologues (récapitulation des prédictions justes, au terme d'une série de séance ou d'une année) ne présentent généralement que les "succès" prédictifs, occultant les erreurs. Si l'on suppose la précision égale des prédictions, cette comparaison s'avérerait pourtant intéressante. La constitution d'un grand nombre de ces bilans prédictifs par les zététiciens démontre, selon le modèle présenté plus haut, que les succès sont attribuables au hasard dans tous les cas étudiés.
Comportements induits par la croyance en l'astrologie
Des études sérieuses montrent enfin que la croyance en l'astrologie induit une modification des comportements des croyants, qui peuvent présenter une réelle tendance à conformer leurs actions avec les "prédictions" de l'horoscope. Le facteur psychologique apparait donc essentiel dans la compréhension de l'engouement pour l'astrologie, ainsi que dans l'interprétation des phénomènes.
Astrologie et société
Astrologie et pouvoir politique
Dans l'empire romain, alors même que l'astrologie est très populaire, les astrologues furent mis hors la loi par décret dès 130 avant J.-C. La "mode" astrologique continuant, l'empereur Tibère met en place une législation restrictive des pratiques divinatoires et impose des critères de qualité à la profession d'astrologue (sous la suggestion de son conseiller Thrasyllus, lui-même astrologue). Ces législations sont renouvelées un siècle plus tard par Hadrien, lui-même astrologue amateur.
On retrouve la même préoccupation mille ans plus tard, quand Alphonse X de Castille, auteur de traités astronomique et astrologique, édicte que "La divination du futur par les astres est autorisée pour les personnes correctement formées à l'astronomie".
Jusqu'à la fin du XXe siècle, en France, le Code Pénal comportait dans sa partie réglementaire l'article R-34 sanctionnant "les gens qui font métier de deviner ou de pronostiquer".Cet article a été supprimé par la réforme du code pénal, sous la présidence de François Mitterrand.
On peut néanmoins remarquer que la Loi sanctionne des pratiques et des faits, non des pensées: ces interdictions ne s'adressent donc pas à l'astrologie en tant que telle, mais aux troubles sociaux qu'entraînent les pratiques des charlatans qui s'appuient sur l'astrologie. En un sens, dans le domaine de l'astrologie, la loi ne sanctionne pas l'influence indue des astres, mais bien l'influence indue des astrologues.
L'industrie moderne de l'astrologie
Problématiques philosophiques
Question du libre arbitre
PtoléméeDans le Tetrabiblos, Ptolémée répond déjà à la critique centrale de l'astrologie, son lien avec le déterminisme, en affirmant : « Les astres inclinent mais n'obligent pas ». De même, il souligne l'importance de la situation de naissance du sujet (héridité génétique et sociale) dans les interprétations : "Le ciel ne donne pas à l'homme ses habitudes, son histoire, son bonheur, ses enfants, sa richesse, sa femme… mais il façonne sa condition".
Le relai de cette critique est pris par les théologiens, pour lesquels la doctrine astrologique met en danger la notion de responsabilité individuelle de l'homme face à ses actes.On trouve trace de cette préoccupation dès l'interdiction biblique (Deutéronome 18:10-12): "On ne trouvera chez toi personne qui fait le métier de devin et de mage", interdiction relayées par les moqueries des prophètes (par exemple, Isaïe 47:12-14). Au V° siècle, le concile de Tolède déclare "si quelqu'un croit devoir ajouter foi à l'astrologie ou à la divination, qu'il soit anathème".Au XIIe siècle, Thomas d'Aquin écrit, dans sa Somme théologique : « Beaucoup d'hommes obéissent à leurs passions, auxquelles le sage résiste. C'est pourquoi, le plus souvent, ce qui est prédit d'après l'observation des astres au sujet des actions humaines se vérifie », les actions humaines en question concernant par exemple les labours ou la navigation, sur laquelle il mentionne l'influence de la Lune. Mais il indique aussi, reprenant un argument d'Origène : « il faut bien se garder de croire que la liberté de l'homme soit soumise à l'influence des astres ; car alors, il n'y aurait plus de libre arbitre, sans lequel les hommes ne feraient aucun acte de vertu, digne de récompense, ni aucune mauvaise action qui méritât d'être punie ». Il s'oppose donc au déterminisme astral intégral, qui conduirait à la négation du libre arbitre et à l'idée d'une production planétaire (et donc hérétique) du divin (cf. Dante).
Pour le théologien, ce n'est pas l'idée que les astres puissent avoir une influence sur le comportement humain qui est en soi condamnable. Ce qui est "une abomination devant l'Eternel" (Dt 18:12) c'est d'accorder une importance absolue à cette éventuelle influence au point de suggérer que le destin "est écrit", et donc que les hommes ne sont pas libres.
Loin de nous laisser impressionner par le déterminisme et par la fatalité que propagent les astrologues (même sans le vouloir), libérons-nous, et diminuons les astres. Qu'ils nous éclairent et nous aident, mais sans toucher notre pleine responsabilité et liberté. (Thomas d'Aquin , Lettre à Réginald de Piperno)
Citations
« Nous sommes nés à un moment donné, en un lieu donné, et nous avons, comme les crus célèbres, les qualités de l'an et de la saison qui nous ont vu naître. L'astrologie ne prétend pas davantage. » (Carl Gustav Jung : l'Homme à la découverte de son âme)
« La superstition est à la religion ce que l'astrologie est à l'astronomie, la fille très folle d'une mère très sage. » (Voltaire)
« Une démonstration grandiose de la misérable subjectivité de l'homme qui lui fait tout rapporter à lui-même est offerte par l'astrologie qui met en rapport la trajectoire des grands corps célestes et le misérable moi. » (Schopenhauer)
« Ce qui est grave, ce n'est pas que tant de gens croient à l'astrologie, c'est qu'ils jugent de choses sérieuses avec des têtes qui croient à l'astrologie. » (Jean Rostand)
« L'entêtement pour l'astrologie est une orgueilleuse extravagance. Nous croyons que nos actions sont assez importantes pour mériter d'être écrites dans le grand-livre du Ciel. Et il n'y a pas jusqu'au plus misérable artisan qui ne croie que les corps immenses et lumineux qui roulent sur sa tête ne sont faits que pour annoncer à l'Univers l'heure où il sortira de sa boutique. » (Montesquieu)
« En science, la vérité n'est jamais susceptible d'être prouvée définitivement, et encore moins la non existence d'un phénomène. Au mieux, une théorie explicative est bonne tant qu'elle n'aura pas été invalidée par des faits d'expérience, et d'autant meilleure qu'elle confirmée par de nouveaux faits d'expérience. (...)L'histoire des sciences enseigne aussi que des idées fausses peuvent être fertiles, en suggérant des tests expérimentaux qui, à leur tour, fourniront de nouvelles pistes d'explications. (...) » Daniel Kunth et Philippe Zarka, in Que sais-je - L'Astrologie (2005), p.100
« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut » (célèbre maxime hermétique
"A SUIVRE"
Bientot le sujet sera approfondi en article connexe
traitant des differentes astrologies
Posté le 09.04.2007 par wicca
Le barde se retrouve dans tout le domaine celtique : bardos en gaulois, bard en irlandais, bardd en gallois, barz ou barth en breton et en cornique. Dans la civilisation celtique de l'Antiquité, c'était un poète et chanteur qui tenait une place prépondérante dans la société en perpétuant la tradition orale. Il appartenait à la classe sacerdotale, de même que les druides.
La société celtique
Les sources grecques et romaines, complétées et enrichies par les récits mythologiques irlandais du Moyen Âge, nous ont révélé la structure de la société celtique. Conformément au schéma de l'idéologie tripartite des Indo-européens, telle qu’elle a été développée par Georges Dumézil, celle-ci se compose de trois classes aux fonctions bien définies :
La classe sacerdotale qui possède le Savoir et fait la Loi ; elle administre le sacré et le religieux
La classe guerrière qui gère les affaires militaires sous le commandement du roi
La classe des producteurs (artisans, agriculteurs, éleveurs, etc.) qui doit subvenir aux besoins de l’ensemble de la société et en priorité ceux des deux autres classes
La classe sacerdotale
le mot druide est un terme générique qui s’applique à tous les membres de la classe sacerdotale, dont les domaines d’attribution sont la religion, le sacrifice, la justice, l’enseignement, la poésie, la divination, etc. Une première catégorie s’occupe plus particulièrement de la « théologie ».
le barde est spécialisé dans la poésie orale et chantée, son rôle est de faire la louange, la satire ou le blâme.
le vate est un devin, il s’occupe plus particulièrement du culte, de la divination et de la médecine. Les femmes participent à cette fonction de prophétie (telles les Gallisenae de l'Île-de-Sein).
Le rôle du barde
Appartenant à la classe sacerdotale, le barde est un druide (de « dru-wid-es » qui signifie « très savants ») qui, dans la hiérarchie, vient en second rang derrière les « théologiens ». Ses fonctions sont donc obligatoirement religieuses pour des domaines qui de nos jours relèvent du profane. Ses spécialisations principales sont : l’histoire et généalogie (lignage des souverains et des familles nobles), la poésie (mythologie et épopées), la louange, la satire et le blâme (gouvernement de la société). La musique et le chant étant les arts de leur fonction.
Le barde a survécu jusqu’au Moyen Âge, mais son rôle s’est considérablement altéré pour n’être plus que celui d’un poète cours, d’un conteur, sans connotation religieuse et sacrée.
Le « file » en Irlande
En Irlande le file (pluriel filid) est le druide qui a pris le plus d'importance. Le sens du mot est voyant, il est synonyme de « poète » avec le sens sacré inhérent à son rôle et aux pratiques magiques et divinatoires.
D'après les textes de la littérature médiévale, consacrés à l’Antiquité celtique, le file assume les fonctions de voyant, de devin, de magicien, d'historien, de satiriste et de juge. Hiérarchiquement, il est plus élevé que le barde et ses pouvoirs sont plus étendus. De plus il maîtrise l'écriture oghamique. Cette catégorie druidique était ouverte aux femmes, puisque l'on rencontre des bàn-file (femme-poète) et des bàn-fhàid (femme-prophète). Le file pratique notamment la geis et le glam dicinn, une malédiction qui provoque l'éruption de trois furoncles sur le visage de la victime, puis la mort.
Hiérarchie des filid
(par ordre décroissant)
Ollam (Ollamh en irlandais contemporain) est le rang le plus élevé, ce file est qualifié pour répondre à toute question, il doit connaître plus de trois cent cinquante récits. Le nom a le sens de « docteur », c'est-à-dire d'érudit.
Anrad, le sens du nom est « poète de second rang » et aussi de « champion ».
Cli signifie « pilier » mais aussi « pommier » dont le fruit est le symbole de la connaissance.
Cana aurait le sens de « chanteur ».
Dos est un poète en troisième année d'étude, le nom signifierait « buisson ».
Mac fuirmid est un poète en deuxième année d'étude, signifie « effort ».
Fochlocon, ce file subalterne doit savoir parfaitement trente récits.
Taman signifie « tronc d’arbre », c'est un file qui commence son apprentissage.
Oblaire premier grade de la hiérarchie, le nom est en relation avec la pomme et du savoir qu’il n'a pas encore.
Posté le 09.04.2007 par wicca
Le vate (du latin vatis, du grec ouateis) est un mot d’origine gauloise qui désigne un devin, un prophète, un oracle. Il correspond au gallois gwawd, et à l’irlandais fàith. La racine *uat- a également donné le germanique Wotan (Odin chez les Scandinaves). Le mot se retrouve chez Strabon, Pline, Lucain, Ammien Marcellin et, avant lui, Timagène. Il appartenait à la classe sacerdotale, de même que les druides .
La société celtique
Les sources grecques et romaines, complétées et enrichies par les récits mythologiques irlandais du Moyen Âge, nous ont révélé la structure de la société celtique. Conformément au schéma de l’idéologie tripartite des Indo-européens, telle qu’elle a été développée par Georges Dumézil, celle-ci se compose de trois classes aux fonctions bien définies :
La classe sacerdotale qui possède le Savoir et fait la Loi ; elle administre le sacré et le religieux
La classe guerrière qui gère les affaires militaires sous le commandement du roi
La classe des producteurs (artisans, agriculteurs, éleveurs, etc.) qui doit subvenir aux besoins de l’ensemble de la société et en priorité ceux des deux autres classes.
La classe sacerdotale
le mot druide est un terme générique qui s’applique à tous les membres de la classe sacerdotale, dont les domaines d’attribution sont la religion, le sacrifice, la justice, l’enseignement, la poésie, la divination, etc. Une première catégorie s’occupe plus particulièrement de la « théologie ».
le barde est spécialisé dans la poésie orale et chantée, son rôle est de faire la louange, la satire ou le blâme (voir geis et glam dicinn.
le vate est un devin, il s’occupe plus particulièrement du culte, de la divination et de la médecine. Les femmes participent à cette fonction de prophétie (telles les Gallisenae de l’Île-de-Sein).
Le rôle du vate
Appartenant à la classe sacerdotale, le vate est un druide (de « dru-wid-es » qui signifie « très savants ») qui, dans la hiérarchie, appartient à la troisième spécialité, aux côtés des « théologiens » et des bardes. Ses fonctions sont donc obligatoirement religieuses pour des domaines qui de nos jours relèvent du profane. Le vate avait en charge les domaines de la divination, de la voyance et de la médecine (magique, sanglante et végétale). Ses pratiques divinatoires et prophétiques s’apparentent à une forme poètique (récitations, incantations).
Le Néo-druidisme, reprenant les trois spécialités de l’Antiquité, a transformé le mot vate en ovate.
Posté le 09.04.2007 par wicca
Les Celtes constituent une civilisation protohistorique de peuples émigrants à travers toute l'Europe et en Asie. Les Celtes possédaient une culture riche qui sut s'épanouir pendant l'Âge du fer et développer un art tendant à l'abstraction dont la valeur est aujourd'hui reconnue. La culture celte survécut jusqu'au Moyen Âge en Irlande, avant de disparaître avec l'évangélisation de l'île par saint Patrick au Ve siècle. Les Celtes appartiennent à la famille des peuples Indo-européens.
Ne connaissant pas d'unité politique, les Celtes étaient une myriade de peuples possédant des lois, des coutumes et des rites différents. Ils sont surtout connus dans les textes antiques grecs et romains (en particulier grâce à César) pour leur valeur guerrière, leur caractère emporté, leurs sempiternelles luttes intestines et pour les mystères de la mythologie celtique. Les Celtes ne constituèrent pas une civilisation sanguinaire et destructrice comme les auteurs anciens l'ont souvent écrit, bien qu'ils soient connus pour avoir pratiqué les sacrifices humains et pour avoir voué un culte aux têtes coupées, notamment chez Diodore de Sicile.
C'est probablement leur incapacité à s'unir et à fonder des entités politiques plus vastes que la cité ou la confédération de peuples qui les a perdus : il semble qu'à l'instar des Grecs archaïques, les Celtes aient eu horreur du centralisme et n'aient connu que des alliances temporaires, fondées sur le clientélisme (voir l'article « Gaulois »).
L'histoire des Celtes est marquée par une succession de conquêtes et de migrations (jusqu'au IIe siècle av. J.-C.) qui les menèrent jusqu'en Asie mineure.
Après une suite de revers militaires lors de la guerre des Gaules de -58 à -51, tous les peuples celtes se sont soumis aux Romains, hormis dans les îles britanniques et en Irlande.
Sources et définition
Étymologie
Commentaires sur la Guerre des Gaules (édition de 1783)On ne connaît pas le ou les noms par lequel les Celtes se désignaient eux-mêmes en tant que peuple, si tant est qu'ils le faisaient. Le mot « celte » nous est parvenu par les civilisations externes qui les ont côtoyés. Le principal témoignage provient de Jules César :
« Gallia est omnis divisa in partes tres, quarum unam incolunt Belgae, aliam Aquitani, tertiam qui ipsorum lingua Celtae, nostra Galli appellantur. » Jules César dans son ouvrage De Bello Gallico
[…] qui se nomment dans leur propre langue Celtes […]
Le mot « celte » peut être un dérivé de différents mots :
des mots indo-européens "« kel-kol »" qui signifie « colonisateur » ou « keleto » qui veut dire « rapide » en référence à leurs fréquents déplacements rapides à cheval ;
plus tard, ces mots seraient devenus les mots grecs keltoï ou Galates (grec galatai) qui signifie « envahisseur » ;
encore plus tard, galate est devenu galli en latin puis « Gaulois » en français.
Sources historiques
Bronce de BotorritaLes Celtes sont apparus dans l'Histoire au travers de textes postérieurs, rédigés par leurs ennemis (comme la Guerre des Gaules, de Jules César) et/ou d'après le souvenir de leurs victimes (ils assiègent le Capitole et pillent le sanctuaire panhellénique de Delphes au IVe siècle av. J.-C.), ce qui leur valut la description de barbares sanguinaires qui a été mentionnée plus haut.
Il faut attendre près de deux siècles pour que - la plupart de ces peuples en mouvement s'étant déjà fixés depuis longtemps - les sources nous livrent une profusion de détails géographiques et culturels qui ne sont plus directement en relation avec le bellicisme celtique. Ainsi, les limites géographiques des peuples celtiques sont mieux connues à l'époque de la république romaine tardive (Ier siècle av. J.-C.), au moment même où les Celtes sont pris en tenaille sous les assauts conjugués des Romains et des Germains.
Voici une liste, non exhaustive, des principaux auteurs anciens qui nous renseignent sur les Celtes :
Hécatée de Milet (première mention historique) et Hérodote, Enquête [détail des éditions] [lire en ligne]
Polybe, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne] (livre II)
Denys d'Halicarnasse, Antiquités romaines [détail des éditions] [lire en ligne]
Poseidonios (ou Posidonius, dit de Rhodes ou d'Apamée), Le Monde, L'Océan, Histoires (continuation de l'œuvre de Polybe)
Diodore de Sicile, Bibliothèque historique [détail des éditions] [lire en ligne]
Jules César, De Bello Gallico
Tite-Live, Histoire romaine
Strabon, Géographie [détail des éditions] [lire en ligne] (notamment inspiré par Posidonios)
Pline l'Ancien, Histoire naturelle [détail des éditions] [lire en ligne]
Lucain, La Pharsale (en particulier sur la religion)
Ammien Marcellin, Histoires, XV (reprend Timagène d'Alexandrie)
Sources littéraires
Les sources historiques ne constituent qu'une approche du domaine celtique, et l'on reste au niveau de l'approximation. C’est par l'étude de la littérature irlandaise médiévale que l’on comprend la spécificité celtique, dans l'Antiquité. L'Irlande n’a pas connu la romanisation, et de par son insularité, la civilisation celtique a perduré jusqu’à l’arrivée de saint Patrick au Ve siècle.
Henri d'Arbois de Jubainville a recensé, en 1883, 953 manuscrits irlandais dans les bibliothèques, sans prendre en compte ceux qui sont conservés dans des collections particulières. Ces textes datent de différentes époques, le plus récent est du XVIIIe siècle ; cependant l'archaïsme de la matière est indépendante de la date du document. Il arrive aussi qu'un texte du XVIIIe siècle soit la retranscription d’un texte du VIIe siècle, ou que tel Livre soit la compilation de récits connus par ailleurs. Cette littérature comporte quatre catégories : le cycle mythologique, le cycle héroïque d’Ulster, le cycle de Finn et le cycle historique.
Outre la difficulté linguistique (irlandais ancien), il convient au philologue de retrouver le substrat archaïque des Celtes de l'Antiquité, dans un contexte fortement christianisé. Certains faits, certains mythes ont été remaniés de façon à correspondre aux dogmes de l'Église. D'autres éléments, du fait de leur ancienneté, étaient simplement incompréhensibles pour les copistes, la retranscription devient parfois aléatoire.
Les travaux de ces dernières décennies ont considérablement modifié l'approche que l'on doit avoir du sujet, notamment avec l'étude comparative dans le cadre des Indo-européens. Cela se ressent dans les domaines de la mythologie, du druidisme, de la structure de la société. Ces sources littéraires précisent et confirment ce que nous avons appris des sources historiques, et sont aussi utiles aux études archéologiques.
Pour les textes les plus importants, on peut citer par exemple :
Táin Bó Cúailnge (La razzia des vaches de Cooley)
Lebor Gabála Érenn (Le Livre des Conquêtes d'Irlande)
Immacallam in da thuarad (Le dialogue des deux sages)
Auraicept na nEces (Le rudiment du poètes)
Cath Maighe Tuireadh (La bataille de Mag Tured)
Dindshenchas (Antiquités ou histoires des forteresses)
Mesca Ulad (L'ivresse des Ulates)
Sanas Cormaic (Glossaire de Cormac)
Suidigud Tellach Temra (La fondation du domaine de Tara)
Tochmarc Emire (La courtise d'Emer)
Tochmarc Etain (La courtise d'Etain)
Aided Con Culaind (La mort de Cúchulainn)
Airne Fingen (La veillée de Fingen)
Aislinge Oengusso (Le rêve d'Oengus)
Compert Conchobair (La conception de Conchobar Mac Nessa)
Forbuis Droma Damhghaire (Le siège de Druim Damhghaire)
auxquels on peut ajouter les textes gallois :
Les Mabinogion (ou Les Quatre branches du Mabinogi)
Hanes Taliesin (L’histoire de Taliesin)
Sources archéologiques
Guerrier de VachèresL'archéologie nous renseigne quant à elle sur un autre aspect important du monde celte : l'importance de l'artisanat, qui explique aussi une domination des arts mineurs, tels que l'orfèvrerie, dans les arts celtiques. De plus, nombre des innovations du monde celte qui ne sont pas des œuvres d'art, telles que l'enclume ou le tonneau connurent un succès mérité dans le monde romain.
Une statuaire celte est connue, qui a longtemps été cantonnée au sud-est de la Gaule (Roquepertuse, Entremont, guerrier gaulois de Vachères) et dont on supposait qu'elle était due à l'influence proche de Marseille grecque. L'invention d'une statue originale à Glauberg (Allemagne) démontre que cette vision des choses est partielle.
Les sources archéologiques ont également permis d'acquérir une connaissance importante de l'armement celtique ou encore, récemment, d'entrevoir un univers spirituel sanguinaire qui s'approche davantage de celui que les textes romains présentaient pour les peuples belges.
Enfin, les objets et les structures livrés par les nombreux oppida (véritables villes-fortifiées comme à Entremont, près d'Aix-en-Provence ou à Bibracte, la capitale des Éduens) ont mené à la conclusion que les Celtes avaient progressivement développé, jusqu'à la veille de la conquête romaine, une civilisation complexe, qui n'ignorait plus l'urbanisme.
Étendue et peuplement du « monde celtique »
Compte tenu de la durée de la civilisation des Celtes, qui s'étend de la protohistoire jusqu'au Moyen Âge, et compte tenu des dimensions de l'espace géographique que les Celtes occupèrent en Europe, il convient avant d'aborder la question du peuplement celtique de rappeler quelles sont les limites connues et communément admises pour le monde « celtique » (la koinè celtique).
Carte de l'Europe selon
la Géographie de Strabon
(gravure moderne)
Les sources les plus anciennes mentionnent les Celtes, habitant les régions qui vont des Colonnes d'Hercule jusqu'au Danube au milieu du Ve siècle, c'est-à-dire à peu de choses près l'Espagne, la France, le nord de l'Italie, l'Allemagne et l'Autriche (où la présence de populations à caractère celtique est attestée).
C'est à la fin du IVe siècle qu'apparaît, encore dans les sources grecques, le terme « Galates » pour désigner précisément les Celtes réunis sous l'autorité d'un Brenn (chef) qui se heurtent aux Grecs à partir de -310 (invasions menées entre autre par le chef Molistomos) traversent non sans laisser de traces les Balkans et gagnent l'Asie près de Byzance. Le contexte dans lequel ce nom est utilisé laisse penser que les intéressés se nommaient ainsi.
Près de deux siècles et demi après, Jules César mentionne les Gaulois, qui se nomment Celtes dans leur langue et qui habitent une partie de la Gaule (les deux autres parties étant peuplées par les Aquitains et par les Belges).
Point commun de ces trois témoignages qui reflètent par ailleurs des réalités et des objectifs différents, l'existence des Celtes est attestée durant ces siècles qui, d'Hérodote à César, constituent ce que les archéologues ont nommé « civilisation de la Tène » (du site de La Tène, sur la Thielle, en Suisse).
À ce « domaine celtique » attesté par les sources historiques, il faut ajouter l'île de Bretagne, également conquise peu après par les Romains et dont César mentionnait la spécificité par rapport à la Gaule. Il faut, enfin, ajouter l'Irlande, de l'âge du fer jusqu'au haut Moyen Âge, telle que la révèlent l'archéologie et la tradition, les textes chrétiens insulaires de cette dernière période.
Celtes ou Gaulois ?
Considérant que le terme Gaulois provient des récits de conquête de Jules César, une définition restrictive des Gaulois se rapporte, pour les archéologues, à ce qui relève des régions continentales relativement proches de Rome (sur les territoires de la France, de la Belgique, de l'extrême ouest de l'Allemagne et de l'Italie du nord), et peuplées par des Celtes entre la fin du IVe siècle av. J.-C. et la fin de la conquête de la « Gaule chevelue » par Jules César (en -51).
Cette définition exclut notamment les Celtes de Bretagne et d'Irlande, les Celtes de Bohême ou Scordisques, mais inclut les Belges, les « Gaulois du midi » (soumis par Rome un siècle avant leurs voisins du nord), et les Gaulois cisalpins.
A contrario, on regroupe sous le terme Celtes les Gaulois (y compris les Belges), les Scordisques (Celtes danubiens), les Celtibères (Celtes de la péninsule ibérique - Espagne et Portugal) les Bretons (Celtes de Grande-Bretagne), les Gallois du haut Moyen Âge, les Celtes d'Irlande ou encore, les Galates d'Asie mineure.
Repères historiques
Ethnogenèse des Celtes
Concernant l'origine des Celtes, deux explications