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wicca
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Mon blog racontera l'histoire de mes expériences spirites, et de certaines pratiques.
Catégorie :
Blog Paranormal
Date de création :
06.03.2007
Dernière mise à jour :
29.09.2007
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Hermès Trismégiste

Posté le 23.03.2007 par wicca
Hermès Trismégiste (qui signifie « trois fois grand ») est le nom grec d'un personnage légendaire, qui aurait été un prêtre égyptien du dieu Thot, assimilé après sa mort à ce dieu même, mais dont l'authentification historique reste une énigme discutée.

Selon des sources traditionnelles Hermès, Mercure et Thot sont les trois noms de la même entité. L'adjectif trimégiste rappelle le principe fondamental de l'Univers : Création, Conservation et Evolution (symbole du Triangle A,U,M).

Une doctrine philosophico-religieuse platonicienne, l'Hermétisme, dont il serait le fondateur, a été placée sous le patronage du personnage légendaire; elle s'est développée à Alexandrie aux IIe-IIIe siècles. Les principaux textes dont il est l'auteur putatif sont la Koré Kosmou ou "pupille" ou "Vierge du monde", également le Poimandrês et les seize traités réunis par les Byzantins dans le Corpus Hermeticum, l'Asclépius. Liés à la gnose, les mythes hermétiques s'en différencient par une vision unitaire et optimiste du monde, dans laquelle l'âme élue peut se sauver et se fondre dans le grand Tout.

Dans la croyance populaire, Hermès passait pour avoir écrit la Table d'émeraude (dont on sait aujourd'hui qu'il s'agit d'un texte arabe du IXe siècle).


À l'Hermétisme se rattachent des croyances astrologiques et alchimiques qu'on retrouve dans de nombreux textes écrits à cette époque qui exercèrent une si grande influence jusqu'à la Renaissance et au delà que le personnage mythique fait figure de maître à penser des alchimistes médiévaux.


Hermès Trismégiste, mosaïque de la cathédrale de SienneL'épithète « Trismégiste » est censé venir de la croyance selon laquelle Hermès aurait vécu trois vies. Mais beaucoup y voient un écho de la conception tripolaire du cosmos propre aux alchimistes, qui considèrent le monde comme un agencement de trois principes (le principe « Sel », le principe « Soufre », et le principe « Mercure »). D'autres cependant réaffirment la conception de la Renaissance, selon laquelle il fut un personnage historique ; l'archéologie moderne permet d'identifier un pharaon qui répond avec assez d'exactitude aux critères entretenus par la légende.

Le personnage a donné lieu à quelques variations littéraires. Baudelaire en fera une personnification du démon dans Les Fleurs du mal (Au lecteur) :

« Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté »

De la même façon, Apollinaire, faisant écho au texte de Baudelaire, évoquera la métamorphose du poète en un "arlequin trismégiste" dans le poème Crépuscule (in "Alccols") :

« L'aveugle berce un bel enfant
La biche passe avec ses faons
Le nain regarde d'un air triste
Grandir l'arlequin trismégiste »




--

Lumière Astrale

Posté le 23.03.2007 par wicca
Le terme de Lumière Astrale est attribué à Paracelse mais il a été largement utilisé par d'autres auteurs comme Eliphas Lévi, Madame Blavatsky, Papus, Stanislas de Guaita, etc. Défini comme le facteur nécessaire à la réussite du Grand Œuvre et souvent considéré comme un type d'énergie « universelle » imprégnant toute chose, ce concept, à la base de la Science des anciens, est connu sous une grande quantité d'appellations.

Les termes qui suivent correspondent à des notions plus ou moins proches : Éther, Cinquième Élément, Alkahest, Quintessence, Agent universel, Vierge Céleste, Âme du monde, Acier des Sages, Mercure des Sages, Émeraude des Sages, AZOTH, Mère des formes, Esprit Universel, Substrat Universel, Grand Protée, Grand Agent magique, Orgone, Lucifer ou "le porte-lumière", Akasha (en Inde), Qi (en Chine), Quetzalcoatl chez les Aztèques, Aour (ou Aôr) pour les Qabbalistes, Force (dans la saga Star Wars), etc.

Quant au fameux Dissolvant Universel cher aux alchimistes, il désigne tantôt l'eau pure (ou « cristal des fontaines »), tantôt l'eau régale, et tantôt la Lumière Astrale !

Il est intéressant de noter que certaines appellations de la Lumière Astrale font référence à la couleur verte : émeraude, serpent vert ou serpent à plumes, midi-chloriens dans Star Wars (chloros signifie « vert » en grec ancien), etc. Cela n'est aucunement le fait du hasard, les clairvoyants affirment en effet percevoir une telle couleur lorsqu'ils observent cette énergie.

Table d'émeraude

Posté le 23.03.2007 par wicca
La Table d'émeraude est un texte très court anciennement attribué à Hermès Trismégiste par la croyance populaire, censé exposer un condensé des opérations alchimiques du Grand Œuvre. L'archéologie a depuis démontré qu'Hermès était un personnage légendaire. On sait aujourd’hui que la « table d’émeraude », dite « tabula smaragdina », est en fait la partie finale d’un traité nommé « Le livre du secret de la création et technique de la Nature », rédigé sous le règne du Khalife Ma’Mûn en 833 (voir à ce sujet Henry Corbin, histoire de la philosophie islamique)

Table d'émeraude d'Hermès Trismégiste, traducteur inconnu - Secrets d'Hermès.

Un peu d'histoire

La page reproduite ci-contre rappelle l'origine légendaire de la Table d'émeraude. Selon Eliphas Lévi, il faut comprendre la légende allégoriquement (ainsi, du reste, que la plupart des légendes). La table d'émeraude en tant qu'objet n'a sans doute jamais existé, elle constitue un symbole : Émeraude des Sages est en effet l'un des noms du Mercure des alchimistes, allusion à la couleur verte mentionnée par la plupart des auteurs sérieux. Dans certaines traditions, le Graal est dit être d'émeraude : il s'agit de la même allégorie. C'est le Graal qui a recueilli le sang de l'agneau immolé depuis le commencement du monde (cf. Évangile de Jean).

Ce sang correspond au Soufre des alchimistes, et le symbole alchimique du Mercure rappelle la forme d'une coupe. En alchimie, rappelons-le pour les non-initiés, le Soufre n'est pas le soufre auquel on pense : c'est un principe qui présente des analogies avec le soufre vulgaire. Idem pour le Mercure, qui voile plusieurs choses différentes, mais présentant toutes des analogies avec le mercure, élément chimique.

Pour en revenir à l'objet table d'émeraude, d'après Wendell Phillips, les anciens maîtrisaient l'art d'imiter les pierres précieuses à la perfection. Le Sacro Catino, fameux vase vert de la cathédrale de Gênes fut ainsi considéré comme fait d'une émeraude massive jusqu'au XIXe siècle. Une légende raconte que ce "vase d'émeraude" faisait partie du trésor que la reine de Saba offrit à Salomon, et que le Christ avait plus tard bu dedans au cours de la sainte Cène (ce qui est appelé le Saint Calice) : ce qui rejoint la légende du Graal d'émeraude. La fabrication d'une table gravée, paraissant avoir été taillée dans de l'émeraude, aurait donc été techniquement envisageable.

Fulcanelli voyait aussi le mot Kloros, qui signifie vert dans les lettres Khi et Rho du Chrisme. Il est à remarquer que si le texte est censé être d'origine grecque ou égyptienne, jamais la version originale n'a été retrouvée. On la chercherait vainement au sein du fameux Corpus Hermeticum, recueil de textes grecs attribués à Hermès Trismégiste et rédigés, selon les historiens, entre le Ier et le IIIe siècle ap-jc. La version la plus ancienne du texte connue actuellement est en arabe, elle se trouve à la fin du Livre des secrets de la création, rédigée anonymement sous le pseudonyme d'Apollonius de Tyane), qui daterait du IXe siècle ap-jc (voir Henri Corbin, histoire de la philosophie islamique)

Dans son Dogme et Rituel de la Haute Magie notamment, Eliphas Lévi en commente des passages (voir également les ouvrages de Fulcanelli et de H.P. Blavatsky). On trouve aussi un commentaire ésotérique de la Table d'émeraude dans le second tome du Serpent de la Génèse de Guaita.

Le texte en lui-même est un résumé des connaissances que les anciens possédaient sur la Lumière Astrale. On a souvent dit qu'il y était question de la fameuse Pierre Philosophale, mais cela ne se tient que pour certains passages, car la Pierre est une modalité (il est vrai très particulière) de l'Esprit universel : pour simplifier, la Pierre Philosophale est la sève de la Nature (Koumos en grec, qui a peut-être donné Alchimie, mais l'étymologie est contestée), qu'on a trouvé le moyen de concentrer, et d'emprisonner dans une gangue saline de façon à obtenir un composé relativement stable. Une telle puissance est en effet dangereuse à l'extrême, puisque la Pierre n'est rien moins, dans les termes utilisés à notre époque, qu'un réacteur nucléaire en miniature. Sur le plan mystique, avoir réalisé la Pierre signifie brûler intérieurement d'amour inconditionnel et désintéressé avec une intensité telle que les autres se trouvent régénérés par un simple regard, une parole, ou l'imposition des mains, et que la volonté peut désormais accomplir des miracles tels que ceux attribués à tous les Maîtres historiques (Jésus-Christ étant celui que nous connaissons le mieux en Occident).


Le Dieu égyptien Thot, à rapprocher de la figure d'Hermès Trismégiste.Il y a peu de chances pour que la Table d'émeraude ait été effectivement découverte par Alexandre le Grand, dans la tombe d'Hermès Trismégiste... Elle est depuis l'origine un texte ésotérique – au sens par conséquent voilé –, qui a ensuite traversé les âges en étant recopié, interprété, traduit et retraduit maintes et maintes fois. Elle a donc forcément été altérée, puis sans doute reconstituée, avec assez de bonheur, par certains érudits. Tout cela pour dire que l'ambition de vouloir rapprocher le sens des phrases et le symbolisme des nombres correspondant à l'ordre des sentences (qu'on aurait suppléés pour l'occasion), comme on le voit parfois ici et là, semble irréaliste. Trouver un sens absolu à ce texte serait aussi une entreprise chimérique.

Ce qui, en revanche, s'avérera très fructueux, sera de garder constamment à l'esprit que les anciens raisonnaient davantage de manière synthétique et analogique, alors que nous vivons, surtout depuis Descartes, une ère analytique. La Table d'émeraude, comme tous les textes mystiques que nous ont légués les anciens, supporte plusieurs niveaux d'interprétation.

Version latine du théosophe Henry Khunrath

Tabula Smaragdina hermetis trismegisti

Verba secretorum Hermetis – Verum, sine mendacio, certum et verissimum : quod est inferius est sicut quod est superius; et quod est superius est sicut quod est inferius, ad perpetranda miracula rei unius. Et sicut omnes res fuerunt ab uno, meditatione unius, sic omnes res natae fuerunt ab hac una re, adaptatione. Pater ejus est Sol, mater ejus Luna; portavit illud Ventus in ventre suo; nutrix ejus Terra est. Pater omnis telesmi totius mundi est hic. Vis ejus integra est si versa fuerit in terram. Separabis terram ab igne, subtile a spisso, suaviter, cum magno ingenio. Ascendit a terra in coelum, iterumque descendit in terram, et recipit vim superiorum et inferiorum. Sic habebis gloriam totius mundi. Ideo fugiet a te omnis obscuritas. Hic est totius fortitudine fortitudo fortis; quia vincet omnem rem subtilem, omnemque solidam penetrabit. Sic mundus creatus est. Hinc erunt adaptationes mirabiles, quarum modus est hic. Itaque vocatus sum Hermes Trismegistus, habens tres partes philosophiæ totius mundi. Completum est quod dixi de operatione Solis.

Traduction française

Table d'émeraude d'Hermès Trismégiste

Paroles des arcanes d’Hermès - Il est vrai, sans mensonge, certain, et très véritable que ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut comme ce qui est en bas : pour l’accomplissement des merveilles de la chose unique. Et de même que toutes choses se sont faites d’un seul, par la médiation d’un seul, ainsi toutes choses sont nées de cette même unique chose, par adaptation. Le Soleil est son père, la Lune est sa mère ; le Vent l’a porté dans son ventre et la Terre est sa nourrice. C’est le père de l’universel télesme du monde entier. Sa puissance est entière quand elle est métamorphosée en terre. Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l’épais, avec délicatesse et une extrême prudence. Il monte de la terre au ciel, et derechef il descend en terre, et reçoit la force des choses d’en haut et d’en bas. Ainsi tu auras la gloire de l’univers entier, par là toute obscurité s’enfuira de toi. Là réside la force forte de toute force qui vaincra toute chose subtile, et pénétrera toute chose solide. Ainsi le monde a été créé. De là proviendront des adaptations merveilleuses dont le mode est ici. C’est pourquoi je fus appelé Hermès Trismégiste, possédant les trois parties de la philosophie de l’univers entier. Ce que j’ai dit est complet sur l'opération du Soleil.

Pierre philosophale

Posté le 23.03.2007 par wicca
La Pierre Philosophale (ou Pierre des Sages), centre d’intérêt de l’alchimie, l' Œuvre, serait une substance capable de réaliser la transmutation des métaux « vils » - il faut comprendre non-précieux - en or. On pourrait aussi en sortir la Panacée ou Élixir de Longue Vie, qui guérit tous les maux et rend immortel celui qui le boit. Pour les alchimistes du Moyen Âge, la Pierre serait le cinquième élément, nommé alkahest (les quatre éléments connus étant la terre, l'eau, l’air et le feu). Sa réalisation est le « Grand œuvre ».

Cet écrivain réalisa par des moyens inexpliqués une fortune considérable. Par l'étendue de ses libéralités, il dota quatorze églises et hôpitaux. Puis entretint les pauvres de son quartier.

Il prétendit bien sûr qu'il avait trouvé le secret de la " Pierre Philosophale ".

La Recherche de la Pierre

Au fond des creusets et des athanors, les alchimistes mélangeaient les ingrédients qui devaient permettre l’obtention de la Pierre, la Pierre Philosophale. Celle-ci devait permettre de transformer en or pur un métal en fusion en étant jetée dedans.

Certains, tels Nicolas Flamel, l'un des plus grands alchimistes, prétendirent avoir réussi à fabriquer la Pierre. On peut citer Jan Baptist van Helmont, qui prétendit avoir obtenu quelques résultats lors de ses expériences et qui décrit la pierre comme tel :

"J’ai vu et j’ai touché plus d’une fois la pierre philosophale ; la couleur en était comme du safran en poudre, mais pesante et luisante comme du verre pulvérisé. Ce produit, dont un quart de grain¹ fournit huit onces² d'or manifestait une énergie considérable : environ 18 470 fois l'unité".

¹ 13 mg environ

² 245 g environ

Cette description correspond bien à l’idée que l'on peut se faire de la pierre philosophale à travers les traces laissées par les alchimistes. Elle est en effet généralement décrite comme une pierre rouge, dure, lourde, sans odeur, liquide à l’état pur (alkahest pur).

Extraits d’œuvres de Nicolas Flamel

Nicolas Flamel (1330-1418) est connu pour avoir prétendu avoir réussi à produire la Pierre Philosophale. Célèbre auprès du public pour faire une apparition dans le roman Harry Potter à l'école des sorciers de J. K. Rowling ou dans Le Testament de l'alchimiste, une aventure de Blake et Mortimer.

Bien que ce soit peu probable, on trouve de nombreux écrits dans lesquels Nicolas Flamel explique comment créer la Pierre.

En voici quelques extraits (en vieux français) :

Citations du livre des figures hiéroglyphiques par Nicolas Flamel

"Donc, la première fois que je fis la projection, ce fut sur du Mercure dont j’en convertis une demi-livre environ en pur argent, meilleur que celui de la minière, comme j’ai essayé et fait essayer plusieurs fois. Ce fut le 17 de janvier, un Lundi, environ midi, en ma maison, présente Perrenelle seule, l’an de la restitution de l’humain lignage mille trois cent quatre vingt deux".

"Et puis après, en suivant toujours de mot à mot mon livre, je la fis avec la pierre rouge sur semblable qualité de Mercure, en présence encore de Pernelle seule, en la même maison, le vingt cinquième jour d’Avril suivant de la même année, sur les cinq heures du soir, que je transmuai véritablement en quasi autant d’or pur, meilleur très certainement que l’or commun, plus doux et plus ployable".

Citation du bréviaire de Nicolas Flamel adressé à son neveu (1414)

" Adonc si tu prends désir de faire moult d’or, cher neveu, ce que ne faudrait pourtant mie, pour ce que peut en advenir incongruité dommageable, mets mille onces de vif argent en grand chaudron de fer à feu fort, et quand sera chaud que fumera, aie une once de poudre cramoisie de la quatrième imbibition, inclus icelle en cire comme boulette, jette icelle sur ledit vif argent fumant et icelui sera arrêté soudain : Vigore le feu et lors sera mué, partie en masse et partie en poudre d’or jaune que fuseras en creuset et feras masse ou lingots et auras de tout icelui mercure à l'environ de 997 onces d'or pur au dernier point de fin".

Citations du livre des Laveures de Nicolas Flamel (1414)

"Jetez donc de l’élixir un poids sur cent parties de mercure lavé et ce sera lune pure meilleure que de minière et aussi si vous faites projection. Un poids sur cent de corps imparfait il les transforme en vraie lune".

"Jetez donc un poids d’élixir sur mille parties de lune ou de mercure lavé. Et ce sera soleil très vrai en toute examination moult meilleur que celui qui vient des minières. Car l’or et l'argent faits par le dessudit elixir passe l’or et l'argent de ladite minière en toutes propriétés. Et pour ce disent les Philosophes que leur or et argent ne sont pas or et argent vulgals, car il leur est ajouté une grande adjonction de teinture".

Certains éléments ci-dessus sont connus, tels la lune qui désigne le platine. Certains scientifiques pensent d’ailleurs que si Nicolas Flamel n’a pas pu produire la Pierre des Sages, il a peut-être pu obtenir du platine.


La recette

L'alchimie de façon générale, et la création de la Pierre Philosophale en particulier, se décompose en quelques étapes essentielles :

- Liquéfaction
- Fusion
- Distillation
- Dissolution
- Évaporation
Qui, entre autres étapes, visent à « purifier » les composants. La matière ainsi purifiée est nommée œuf philosophique. Voici la recette, très simplifiée, telle que l'explique Nicolas Flamel (1330-1418), un de ceux que l’on suppose avoir réussi :

L’œuvre au noir, du nom de la couleur que prend la préparation : on calcine la matière pour la purifier (du grec pura, le feu) et ainsi atteindre l’état de putréfaction, dans lequel la matière est débarrassée de ses impuretés.
L’œuvre au blanc, ou petit-œuvre ou petit-magistère : on ne connaît pas le déroulement de cette opération, qui donne la Pierre Blanche, capable de transformer les métaux en argent. L’opération est symbolisée par un arbre portant des lunes.
L'œuvre au rouge, ou grand-œuvre ou grand-magistère : là aussi, nous n’avons aucune information, si ce n’est que cette étape transforme la Pierre Blanche en Pierre Philosophale, représentée par l’arbre solaire.
Il y a trois étapes principales pour créer une pierre philosophale :

- *Tout d’abord extraire du mercure des philosophes un ferment particulier appelé « mercure des philosophes ».

- *Faire réagir ce ferment sur de l’or et sur de l’argent pour obtenir deux ferments supplémentaires.

- *Mélanger le ferment créé à partir de l’or à celui créé avec l’argent et le mercure des philosophes dans un matras en verre, le fermer de manière hermétique et mettre le tout à cuire dans un athanor.

C’est pendant cette cuisson que tout se passe. Tout d’abord, le mélange devient noir, et semble en état de putréfaction. Cette état est appelé par les alchimistes « phase du corbeau » ou « œuvre noire ». Puis, subitement, la couleur vire au blanc étincelant « œuvre blanche ». À ce moment, la pierre est capable de transformer le plomb en argent. Mais si on laisse la cuisson du mélange se poursuivre, le blanc cède la place au rouge (on reconnaît là la couleur de la pierre philosophale parfaite) « œuvre rouge »

Mais notre cuisson (qui a déjà duré un an) n’est pas encore finie, car la pierre ne transmute en or que deux fois son poids. Il faut donc continuer à faire chauffer le mélange (en y rajoutant un peu de mercure des philosophes) pendant trois mois. À ce stade la pierre transmute dix fois son poids. On recommence une troisième puis une quatrième fois cette cuisson (on appelle cela « multiplication de la pierre ») et enfin la pierre philosophale parfaite est créée, et permet de créer dix mille fois son poids en or !!

Alchimie

Posté le 23.03.2007 par wicca
L'alchimie est un art ésotérique qui plonge ses racines dans la plus lointaine antiquité de la plupart des continents (voir historique), et qui s'est répandu au Moyen Âge en occident après la pénétration des textes arabes. Les écrits alchimiques font usage d'un symbolisme particulier destiné à en cacher le sens aux non initiés. Le mot « alchimie » viendrait du mot arabe Al Kimia. Ce dernier mot signifie « la quantité » ou « la dose ». On retrouve des pratiques alchimiques dans les diverses civilisations de l'ancien monde : occidentale, arabe, indienne, chinoise.


Laboratoire de l'alchimiste
Hans Vredeman de Vries, circa 1595L'alchimie est communément considérée comme l'ancêtre de la chimie moderne, celle-ci provenant en fait de la spagyrie et particulièrement la partie concernant le travail sur les « particuliers », faisant usage de composés d'origine minérale, végétale ou animale. La minéchimie (ou archimie) quant à elle, vise uniquement à l'obtention de la transmutation des métaux par l'utilisation de techniques spécifiques associées à l'utilisation de composés d'origine uniquement minérale.

Historique

L'origine de l'alchimie se perd dans la nuit des temps, et semble provenir de presque tous les continents[réf. nécessaire]. Alors qu'on pensait jusqu'à une époque récente qu'elle était la forme primitive de la chimie moderne, Mircéa Eliade démontra que[réf. nécessaire], loin d'être une proto-chimie, elle était intrinsèquement liée au matériel légendaire local, qui confère à sa lecture une spécificité propriétaire, tout en respectant une trame étrangement identique dans toutes les traditions.

Antiquité

L'alchimie semble prendre une part de plus en plus essentielle lors de la révolution néolithique, quand l'homme désirant comprendre et domestiquer son environnement, interprète celui-ci sous forme métaphorique pour en transmettre les secrets. Telle l'utilisation de créatures légendaires composites, comme les chimères, pour représenter les éléments fondamentaux nécessaires à fabrication des outils et des armes assurant la suprématie sur les champs de batailles.

Dans la Chine antique, l'alchimie est déjà attestée au IVe siècle av. J.-C. (Serge Hutin avance que l'alchimie était déjà pratiquée en Chine en 4500 av. JC). La recherche des remèdes d'immortalité est le grand projet depuis la période des Royaumes combattants. Les souverains font confiance à la voie des magiciens et des immortels, et ces « magiciens » sont souvent alchimistes. Le premier empereur de la dynastie des Qin organise une expédition sur l'île légendaire de Penglai (on verra que ce récit porte de grandes similarités avec d'autres cycles épiques, comme par exemple les argonautes[réf. nécessaire]). En Inde, les pratiques shivaïques et tantriques suivent également la trame alchimique. Shiva (principe actif du soufre) féconde Çakti (principe passif mercuriel) pour donner à l'adepte le corps de diamant foudre, devenu en occident la pierre philosophale (voir l'analyse de Julius Evola, le yoga tantrique). Au Moyen-Orient, la grande Babylone connaît également l'alchimie (voir Mircéa Eliade, Cosmologie et alchimie babyloniennes). L'Iran antique connaît déjà l'homme primordial et son démembrement. En Égypte ancienne, on trouve déjà l'ouroboros, symbole du principe premier de l'alchimie, « solve & coagula », ainsi que le principe de la première étape, la dissolution, reconnue par les alchimistes comme étant l'allégorie du démembrement (voir Fulcanelli), ici celui d'Osiris (que la mythologie grecque reprendra comme le démembrement de Dionysos-Zagreus, ou celui d'Orphée). L'école d'Alexandrie, probablement le centre le plus fécond de toute l'Antiquité, eut également ses maîtres à penser en alchimie (Zosime, Synésius, Olympiodore). En Europe, ce sont les Celtes qui pratiqueront l'alchimie, en particulier au travers de la mythologie du chaudron du Dagda, ancêtre du Graal

Moyen Âge

Au XIIe siècle, revers inattendu des croisades, les textes arabes, qui connaissaient déjà une théologie et une métaphysique très élaborée (Avicenne, Averroès, Maïmonide) remontent chez nous par l'Espagne et la Turquie. Aristote, inconnu alors jusque là en Europe, devient le système clé de la philosophie scolastique médiévale[réf. nécessaire] (Abélard, [(Albert le Grand)] Saint Thomas d'Aquin) qui portera en son sein tout le matériel alchimique (voir Roger Bacon, Arnaud de Villeneuve, Raymond Lulle). Afin d'éviter les foudres de l'hégémonie chrétienne[réf. nécessaire], naissent les récits épiques (Arthur, les chevaliers de la Table Ronde, qui convergeront vers un thème central : le Graal), greffés sur le matériel évangélique (le vase recueillant le sang du Christ, tenu par Joseph d'Arimathie). Ces récits porteront des informations capitales que les alchimistes reprendront dans leurs traités. C'est à ce moment, au XIIe siècle, qu'apparaît un texte capital, la Table d'émeraude[réf. nécessaire], axiome de base de tous les alchimistes médiévaux[réf. nécessaire], que la croyance populaire attribuera à Hermès (on[réf. nécessaire] sait aujourd'hui que la « table d'émeraude », dite « tabula smaragdina », est en fait la partie finale d'un traité nommé « Le livre du secret de la création et technique de la Nature », rédigé sous le règne du Khalife Ma'Mûn en 833, voir à ce sujet Henry Corbin, Histoire de la philosophie islamique). À cet instant, aux XIIe et XIIIe siècle, l'alchimie est à peu près en phase avec les pères de l'Église[réf. nécessaire], puisque ses promoteurs sont issus de la culture catholique.

XIVe - XVIe siècle, l'apogée

L'alchimie commence à prendre ses distances avec l'Église, sur laquelle elle avait pris naissance et qui l'avait jusque-là tolérée. La Réforme se prépare, les doctrines théosophiques apparaissent, l'illuminisme se développe. L'approche purement théologique devient ambivalente pour se muer en descriptif analogique[réf. nécessaire]. La grâce divine reflète la pierre, le discours prend plusieurs significations : théologique, métaphysique et physique. L'alchimie, frappée d'hérésie, se fonde en doctrine secrète pour échapper à son bourreau. Il faut désormais une érudition et une capacité de discernement pour entendre les textes masqués sous d'épais voiles. C'est dans ce contexte que naîtra le foisonnement de textes le plus important de toute l'histoire occidentale[réf. nécessaire], mais aussi le plus obscur. Les auteurs les plus caractéristiques sont Guillaume de Loris (Roman de la rose), Flamel, Ripley, Bernard de Trévise, Isaac le hollandais, Paracelse, John Dee, Denis Zachaire, L'abbé Trithème, Salomon Trismosin, Basile Valentin, Kunrath. À cette époque, la capitale de l'alchimie est Prague, et à peu près tous les érudits y convergent. Cette ville jouera le rôle d'Alexandrie dans l'Antiquité

XVIIe - XIXe siècle, le déclin

Avec la Renaissance, le siècle des Lumières, et l'avènement du matérialisme, se développera au cours de ces trois siècles un schisme que l'on pourrait appeler "laïcité métaphysique". Les succès des approches cartésiennes et kantiennes propagent l'idée que la Nature est concevable dans sa forme observée, mesurable, indépendamment d'une causalité qui la transcenderait. La Science est née. Même si de grands alchimistes marquent encore cette époque (Helvétius, Philalethe, Eteilla, Poisson), même si certains scientifiques défendent encore les principes hermétiques[réf. nécessaire] (Leibniz, Newton), l'alchimie est progressivement assimilée à une proto-chimie, pour finir par voir son arrêt de mort signée par Lavoisier. Au XIXe siècle, les quelques alchimistes résiduels sont considérés comme des curiosités, vestiges d'une époque révolue.

Le XXe siècle, l'alchimie renaît de ses cendres

En 1926 paraît, dans l'indifférence générale, un ouvrage intitulé Le mystère des cathédrales écrit par un total inconnu, de surcroît anonyme, un certain Fulcanelli. Cette figure deviendra au cours du XXe siècle une véritable légende[réf. nécessaire], en passe de dépasser le mythe de Faust[réf. nécessaire]. Un certain Canseliet, qui aurait été son élève[réf. nécessaire], va venir souffler le chaud et le froid sur ce personnage, qui, selon la légende, aurait bénéficié du "Don de Dieu", l'immortalité (il aurait été vu en Espagne âgé de 113 ans[réf. nécessaire]). Fulcanelli et Canseliet sont deux auteurs ayant publié quelques ouvrages d'une érudition titanesque[réf. nécessaire], véritable synthèse de toute la connaissance alchimique et qui "suffiraient" par eux-mêmes[réf. nécessaire]. Parallèlement, l'anthropologie fait des pas de géant. Mircea Eliade, probablement le plus grand anthropologue du XXe siècle[réf. nécessaire], démontre[réf. nécessaire] que l'alchimie, loin d'être l'ancêtre balbutiant de la chimie, représente un système de connaissance très complexe dont l'origine se perd dans la nuit des temps, et commun à toutes les cultures[réf. nécessaire].

En 1953 René Alleau publia aux Ed. de Minuit un ouvrage fondamental: Aspects de l'alchimie traditionnelle avec une préface d'Eugène Canseliet. C'est d'ailleurs Alleau qui, en 1948, prononça une série de conférences sur l'Alchimie auxquelles assista André Breton, et qui eurent un profond retentissement sur le chef de file des Surréalistes. On doit au même auteur la collection Bibliothica hermetica.

Objet de l'alchimie :


Généralités

Les alchimistes étaient supposés chercher le secret de la fabrication de la pierre philosophale, ou « grand œuvre », censée être capable de transmuter les métaux vils en or, ou en argent. Mais derrière des textes hermétiques constitués de symboles cachant leur sens au profane, les alchimistes s'intéressaient plutôt à la transmutation de l'âme, c'est-à-dire à l'éveil spirituel. On parle alors de "l'alchimie mystique". Plus radical encore, l'Ars Magna, une autre branche de l'alchimie, a pour objet la transmutation de l'alchimiste lui-même en une sorte de surhomme au pouvoir quasi-illimité. L'alchimie a ainsi des aspects néo-platoniciens, séparant matériaux élevés et purs de leurs équivalents impurs et corrompus. Toutefois, la quête alchimique des premiers temps, celle de l'élixir, peut être simplement thérapeutique ; ce qui explique l'importance de la médecine arabe dans le développement de l'alchimie. On sait en effet que les médecins arabes vont développer une thérapeutique complexe, inventant des médications extrêmement sophistiquées (sans être nécessairement efficaces), et des procédés de transformation des produits naturels (comme la distillation, l'alambic étant une invention du monde arabe). La pierre philosophale, l'élixir, ces finalités des tentatives alchimiques sont aussi des panacées, des médicaments universels. En ce sens, même si l'alchimie n'est pas un ancêtre direct de la chimie, on observe chez Paracelse une transition entre alchimie et chimie par ce que le médecin suisse appelait iatrochimie.

L'alchimie était censée opérer sur une Materia prima, Première Matière, de façon à obtenir la pierre philosophale capable de réaliser la « projection », c'est-à-dire la transformation des métaux vils en or.

Trois principes fondent la métaphysique de l'alchimie : le sel, le soufre et le mercure.

Les trois phases de l'obtention du sel sont distinguées par la couleur que prend la matière au fur et à mesure : œuvre au noir, au blanc, au rouge. Elles correspondent à trois types de manipulation chimique : noir (carbonisation), rouge (incandescence par ignition spontanée), blanc (calcination et lessivage répétés).

C'est par l'extraction que l'on obtient le soufre et par la fermentation-distillation-rectification, le mercure , le sel étant obtenu par calcination. Notez que les alchimistes croyaient qu'en faisant brûler ou chauffer des choses, ils les rendraient pures car ils voulaient éliminer le phlogistique, fluide qui était «matériellement» la chaleur. Les « noces chimiques » dont le résultat est la pierre ou l'élixir s'opèrent entre le soufre et le sel par la médiation du mercure.

L'alchimie continue à l'heure actuelle de fasciner certains chercheurs. Selon certains alchimistes modernes, elle utilise les énergies de la vie pour transmuter les métaux ; cette énergie serait puisée également dans l'alchimiste lui-même. Ainsi seul un être vivant intelligent pourrait effectuer des opérations alchimiques. Vouloir automatiser les procédés alchimiques ne servirait donc à rien.

La transmutation possible ?

Bien que certains alchimistes renommés aient prétendu réussir l'opération de transmutation en or, on sait aujourd'hui qu'elle est chimiquement impossible mais physiquement réalisable. L'or comme les autres métaux étant des éléments simples (voir le Tableau périodique des éléments), seule une réaction nucléaire, modifiant les noyaux des atomes eux-mêmes, permettrait la production d'or. Le coût de cette transmutation est, avec les techniques actuellement connues, bien plus élevé que la valeur de l'or produit.

Il n'en reste pas moins que l'alchimie a fasciné des philosophes et des savants de toutes époques, tels Roger Bacon (1220-1292), Paracelse (1493-1541) ou Isaac Newton (1643-1727).

Parmi les alchimistes les plus renommés, il convient de citer Nicolas Flamel (1330-1417), dont on prétendit qu'il tira une immense fortune de ses expériences de transmutation. Cette fortune aurait servi à bâtir de nombreux hôpitaux et églises. Pourtant, l'origine de sa richesse reste mystérieuse et, après sa mort, de nombreuses personnes cherchèrent en vain sa pierre philosophale.

Terminologie et modalités d'expression

Les présupposés populaires laissent à penser que la terminologie descriptive de l'alchimie se réduit à une sémantique propriétaire à caractère para-chimique (soufre, mercure, sel, métaux, antimoine etc.). Bien souvent, ne sont pas classées en catégorie « alchimie » les doctrines soutenues par un vocabulaire différent. C'est là une des plus grandes erreurs que commettent les profanes.

Dans son sens le plus large, l'alchimie se veut descriptive des grands principes de l'univers. Les alchimistes se nomment eux-mêmes « seuls philosophes véritables », et travaillent dans un esprit absolument élitiste, estimant que seuls les esprits dignes et pénétrants doivent avoir accès aux résultats de leurs investigations. Ainsi les grands principes de l'alchimie sont non seulement codés, mais prennent aussi de multiples formes d'expression, voire sont parsemés d'erreurs délibérées.

Dans toute l'histoire de l'humanité, on retrouve des textes qui suivent les modalités descriptives de l'alchimie médiévale, cette dernière n'étant d'ailleurs, comme indiqué dans l'historique, qu'une fille desdits textes. Les auteurs parvenus à la compréhension de l'art aiment d'ailleurs à naviguer sur des références au semblant lointaines des concepts para-chimiques. Un esprit averti devient parfaitement capable de reconnaître dans des textes antiques les principes que lui-même explique sous une terminologie très différente.

Ce principe d'expression multiple pose d'ailleurs un véritable problème aux historiens, théologiens, exégètes, car en donnant une signification allégorique aux textes concernés, il en remet en cause l'authenticité historique (si la sortie d'Égypte orchestrée par Moïse représente le descritif d'un principe, c'est l'existence historique de Moïse qui est menacée). Curieusement, l'archéologie peine très souvent à confirmer une authenticité historique (et en arrive même à la réfuter) relative à un texte revendiqué par l'alchimie comme allégorie (dans l'exemple de Moïse, on sait maintenant que l'Égypte ancienne n'avait pas d'esclaves sémites)

Œuvres contenant peut-être une description du processus alchimique
Cette thèse, défendue par une majorité d'ésotéristes, est contestée par l'immense majorité des historiens qui parlent d' "alchimisation a posteriori". Les supports d'expression des grands principes alchimiques seraient donc, si l'on adopte cette thèse, les suivants :


Les récits épiques
Exemple : Le roi Arthur, mourant, est transporté sur l'île d'Avalon où va s'effectuer sa résurrection. Descriptif : Représenterait le passage de l'œuvre au noir à l'œuvre au blanc.


La mythologie grecque
Exemple : Dans Callimaque, Astéria, l'île céleste, devient Délos, l'île flottante. Descriptif : Représenterait la matière visqueuse, très précieuse, flottant à la surface, que l'alchimiste doit soigneusement séparer. Le voyage des Argonautes, autre exemple, dont l'objectif est l'appropriation de la toison d'or, est un des textes fondamentaux auxquels se réfèrent les alchimistes.


La philosophie grecque
Certains textes philosophiques, auparavant incompréhensibles, prennent un relief inattendu sous la lecture alchimique (exemple : Héraclite, disant « le feu qui vient séparera toute chose » ou l'œuvre d'Aristote De la génération et de la corruption)


Les textes religieux
Le Nouveau Testament est souvent cité par les alchimistes (exemple : l'étoile qui guide les rois mages représente le signe qui va mener à l'enfant philosophal), ainsi que l'Ancien Testament (la séparation des eaux de la Genèse ou la traversée de la Mer Rouge par Moïse sont le principe de la séparation initiale des éléments).


Les contes populaires
Certains initiés auraient incrusté de grands secrets alchimiques dans des contes populaires. Par exemple, l'épopée de Pinocchio (dont on trouve aussi le pendant dans l'Ancien Testament - Jonas et la baleine) retrace l'ensemble de l'œuvre, jusqu'à la Pierre Philosophale (le pantin qui devient garçon).


Le folklore et les traditions populaires
La galette des rois serait un excellent exemple d'expression ultra populaire d'un principe alchimique fondamental (voir à ce sujet l'analyse de Fulcanelli). Il décrirait la capture de l'élément rédempteur au sein du chaos primordial.

Il ne faut pas pour autant s'imaginer que tout est alchimie, très loin s'en faut. Les textes respectant intégralement le code hermétique sont rares, parce que les initiés furent rares. Le plus souvent, ce sont des textes vulgaires, quelconques, qui ont été utilisés et dans lesquels seules quelques insertions d'ordre initiatique ont été faites. Il faut alors avoir au moins le niveau d'amateur averti pour pouvoir les soupçonner puis les séparer.

Il y a d'ailleurs fort à parier que bon nombre de textes n'ont pas encore été décelés comme issus de la connaissance alchimique, car les investigateurs en la matière furent toujours très réduits, étant donné le niveau de culture élevé requis. Néanmoins, un lecteur de talent pourrait toujours découvrir un trésor soigneusement enfoui par un ancien qui apporterait des lumières inédites sur l'Art.

Un mot également, très important, sur l'expression alchimique non intentionnelle. L'alchimie étant un descriptif de l'Univers, il est parfaitement réalisable, pour un non-alchimiste totalement ignorant en la matière, de parvenir, par une approche d'un angle différent qui lui serait propre, à un descriptif conforme à la tradition alchimique. Il « suffirait » pour cela que son approche aboutisse à la description, ou au moins au pressentiment, d'une « vérité universelle ».

Exemple en philosophie, Albert Caraco décrit le « changement de sensibilité » comme étant le salut de l'homme (ce qui correspond d'ailleurs exactement à la base de la doctrine de Carlos Castaneda, le mouvement du point d'assemblage). Nous trouvons ici, par analogie, le « Solve » alchimique, qui est la base du début de « l'Œuvre ». Naturellement, seuls les cerveaux d'une exceptionnelle capacité de pénétration, ou ceux qui ont été initiés, voire se sont initiés eux-mêmes sur des textes anciens, sont capables d'entrer dans cette catégorie. Loin d'être à négliger, cet aspect de l'expression alchimique est peut-être le plus important de tous, car il permet de placer un concept pragmatique et compréhensible sur une terminologie classique absolument impénétrable.

Dans cette catégorie, on peut également mettre certains des nouveaux supports d'expression (cinéma, dessins animés). Dans le premier volet de Matrix, le simulateur de matrice, où s'effectue l'entraînement de Néo, où l'on peut violer les règles (physiques), nous retrouvons exactement l'analogie de la matière active, sulfureuse, qui va féconder la matière passive, mercurielle. Dans le film de Stanley Kubrick, 2001, l'odyssée de l'espace, on retrouve la trame de l'épopée antique (que Joseph Campbell a analysée dans Les héros sont éternels) : départ du héros, combat contre le monstre mythologique, stade que l'alchimie assimile à la production du dissolvant (voir Fulcanelli), initiation du héros, retour du héros à sa contrée d'origine.

Hermétisme

Posté le 23.03.2007 par wicca
Hermétisme est souvent synonyme d'alchimie, mais en réalité l'alchimie est seulement l'une des disciplines de la science hermétique. Le texte fondateur le plus connu de cette science ésotérique est la Table d'émeraude (Tabula Smaragdina), attribuée à Hermès Trismégiste. L'Hermès grec n'étant autre que le dieu Mercure des Romains, qui est aussi le nom d'un des deux principes mis en œuvre par la pratique alchimique, avec le Soufre. Le Soufre et le Mercure alchimiques ne sont pas du soufre et du mercure vulgaires, mais des principes qui présentent des anologies avec ces deux substances. La littérature hermétique s'est répandue dans le monde antique entre le Ier et le IIIe siècle ap.-JC, parallèlement à la pensée chrétienne. Les fragments qui subsistaient encore au Moyen Âge furent regroupés sous l'appellation Corpus Hermeticum par les moines érudits. Le texte de la Table d'émeraude a toujours été traité séparément, il ne figure pas dans le Corpus Hermeticum.

Les ouvrages alchimiques utilisant un langage symbolique codé, compréhensible seulement par les adeptes, par extension, on qualifie d'hermétique un texte, une doctrine incompréhensible, indéchiffrable, inaccessible pour tous, à l'exception possible de quelques très rares initiés.

Ce sens est renforcé par le fait que les alchimistes utilisaient une technique particulière pour clore certains des vases et autres cornues qu'ils utilisaient lors de leurs expérimentations (coction, décoction, sublimation, etc.) qualifiée de fermeture hermétique. Derrière cette expression se dissimulerait un procédé qui consisterait pour certains à boucher le flacon à l'émeri pour d'autre à refermer le flacon sur lui-même en faisant fondre le verre, à moins que le terme ne voile une signification plus profonde.

D'où l'expression clore hermétiquement un bocal, etc.

L'hermétisme est aussi une science occulte fondée sur la recherche intérieure, et inspirée par Hermès Trismégiste. On peut la définir comme un culte où il n'y a pas de révélation, mais où il s'agit de chercher la vérité à l'intérieur de soi. Cette vérité est personnelle à chacun, et n'est pas communicable (inspiré de : Le Pendule de Foucault, d'Umberto Eco.)

Franz Bardon

Posté le 23.03.2007 par wicca
Franz Bardon (1909 à Opava (Tchéquie)-1958) est un occultiste célèbre pour ses explications de l'occultisme et ses publications. Pour ses contemporains du domaine, "il fut un des rares Occultistes qui ne fût pas un charlatan".

(1956) Le chemin de la véritable initiation magique.
(1956) La pratique de la magie évocatoire.
(1957) La clef de la véritable Kabbale.
Posthume
(1979) Frabato le magicien (Otti Votavova).
(1997) Paroles de maître Arion.


Bâton de Jacob

Posté le 23.03.2007 par wicca
Le nom de bâton de Jacob concerne plusieurs objets et même des plantes.

Bible

Jacob dit (Gn 32:11) : « Je suis indigne de toutes les faveurs et de toute la bonté que tu as eues pour ton serviteur. Je n'avais que mon bâton pour passer le Jourdain que voici, et maintenant je puis former deux camps. »


Astronomie

Egalement nommé arbalestrille, ce bâton est fait de 4 marteaux perpendiculaires. Il servait aux astronomes pour mesurer les ditances des étoiles, puis un peu plus tard il a été utilisé par les navigateurs pour mesurer leur position en mer, la latitude exacte mais pas la longitude.

Sa plus ancienne description remonterait au XIVe siècle, et aurait été faite par Levy ben Gerson en 1342. Son invention pourrait remonter aux Chaldéens.



Botanique

Le bâton de Jacob est une plante plus connue sous le nom d'asphodèle. Elle a pour origine géographique la Crête et l'ouest de la Turquie. Le nom grec vient d' Asphodelos, le nom grec d'Ulysse. Elle est également appelée asphodeline lutea ou asphodelus luteus ou encore asphodeline.


Magie


Cet instrument magique est utilisé pour le tour des gobelets[2]. Il s'agit d'un petit bâton en ébène de quarante centimètre environ de longueur et garni d'ivoire à ses extrémités[3]. Cette baguette a pour fonction :

- de simuler un pouvoir cabalistique
- de faciliter des escamotages
- de servir de contenance

Merlin l'Enchanteur

Posté le 23.03.2007 par wicca
Connu sous les noms de « Myrddin » ou « Myrdhin » en gallois, « Merzhin » ou « Marzhin » en breton et en cornique, Merlin est généralement représenté comme un mage bénéfique commandant aux éléments naturels et aux animaux. Il est particulièrement rattaché à la mythologie brittonique, qui couvrait la Bretagne continentale et l'actuelle Grande-Bretagne (sauf l'Écosse). De nos jours, son nom est fréquemment associé à sa fonction d'« enchanteur » (magicien), notamment depuis que ce terme a servi de titre à un dessin animé populaire des années 1960.

La légende de Merlin

Le nom même de Merlin n’a pas d’origine clairement définie. Certains le situent à l’époque des druides celtiques. Ce que l’on sait, c’est que les noms « Merddin », « Myrddin », puis ensuite « Merlinus » ou encore « Merilun » furent utilisés successivement pour décrire un seul et même personnage. Le nom de « Merlin » sera adopté plus tard, sans doute aux environs du XIIe siècle. La légende de Merlin, dont le nom est associé à des qualificatifs divers tel que « enchanteur », « magicien » ou « L’Homme des bois », est très complexe. On ne sait pas si ce personnage a vraiment existé, les sources manuscrites de l’époque ayant disparu. La plupart des ouvrages qui parlent de Merlin, évoquent aussi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde. Or, ces textes datent du XIIe siècle au XVIe siècle, alors que des récits remontent à bien plus longtemps. Il apparaît qu’un certain Merlinus Ambroisius aurait réellement existé, de descendance royale. L’influence chrétienne au Moyen Âge aurait transformé les écrits de départ en légende : la mère de Merlin ayant enfanté d’un "antéchrist" aux grands pouvoirs. De plus, certaines femmes deviennent des sorcières s’en prenant aux hommes, même à Merlin. Bref, sa description varie au fil des époques jusqu’à ce qu’il devienne le Merlin que l’on connaît à travers les contes et les dessins animés : enchanteur, prophète, homme des bois, maître des animaux, sage, un magicien pur et proche de la nature, assez proche du dieu Pan de la mythologie grecque qui représente l'incarnation même de la nature. Sur le plan symbolique Merlin représente la bonté et le rêve,la nature dans sa puissance originelle. C’est sans doute pour cela qu’il nous captive, car il est la représentation d' un archétype éternel.

La légende la plus connue quant à son origine le fait fils d'une vierge et d'un démon, d'où le parallèle chrétien et la qualification d'antéchrist.

Cependant, d'autres légendes (rapportées par Stephen Lawhead dans son Cycle de Pendragon) lient son existence à la légende de l'Atlantide, d'où sa mère serait native (Charis, fille du Roi Avallach d'Atlantide), alors que son père serait breton (Taliesin fils d'Elphin, roi de Caer Dyvi), selon la légende du Cycle de Pendragon. Ces divergences d'opinions sont cependant fondées sur le fait qu'aucune histoire réelle n'a encore été découverte, et, de ce fait, ce peut être une version possible.


Merlin, dans la geste arthurienne



Son rôle dans le cycle arthurien est d'aider à l'accomplissement du destin du royaume de Bretagne (royaume mythique regroupant l'actuelle Angleterre, le Pays de Galles et la Bretagne continentale). Grâce à une sagesse légendaire, il devient l'ami et le conseiller du roi Uther Pendragon. À la mort de celui-ci, il organise le défi de l'épée Excalibur qui permet à Arthur, fils illégitime d'Uther, de succéder à son père. Puis il incite Arthur à instituer la Table Ronde afin que les chevaliers qui la constituent puissent se lancer dans des missions relevant du mythe, notamment la fameuse quête du Graal. À la fin de sa vie et malgré toutes ses connaissances, Merlin ne pourra rien contre la destinée du royaume de Bretagne et la fin tragique du roi Arthur.

La légende de Merlin n'est pas à l'origine intégrée dans le cycle arthurien. Le personnage sera en quelque sorte « christianisé » par la suite pour pouvoir y figurer, mais on peut y reconnaître l'archétype du druide : proximité avec la nature, pouvoirs magiques, connaissance surnaturelle, sagesse, longue vie, rôle de guide et de conseiller des puissants. Dans un monde chrétien alors en plein essor, il représentait ce qui restait de la tradition ancienne : le monde druidique moribond.


La fin de Merlin

Devin et magicien, Merlin tomba, selon la légende, éperdument amoureux de la fée Viviane, à qui il confia le secret pour se lier un homme à jamais. La fée Viviane entreprit donc de réaliser cette magie, traçant les "neuf cercles" autour de Merlin endormi. La magie étant puissante, Merlin fut enfermé pour l'éternité dans sa geôle, au grand regret de la fée Viviane qui ne croyait pas que la chose fut possible. On dit aussi que même maintenant, il est encore enfermé. Ainsi, dans la forêt de Brocéliande, sur une stèle est écrit : "ici a été enfermé Merlin l'enchanteur par la fée Vivianne".

Baguette magique

Posté le 23.03.2007 par wicca
La baguette magique (parfois appelée baguette de fée ou baguette des fées) est un objet de pouvoir utilisé par les sorciers, sorcières, magiciennes, magiciens et fées pour lancer des sortilèges, dans l'imagination populaire, les contes et la littérature pour enfants.


Présentation


Certains artisans ont créés des objets pour s'associer à ce thème issu du "merveilleux". Les peuples autochtones, certains chamans, des apprentis-sorciers ou des pratiquants de la Wicca peuvent utiliser des bâton de paroles ou des baguettes serties de cristaux assimilés parfois à des "baguettes magiques" dans leurs rites. Ne pas confondre avec la "baguette" du sourcier qui posséde deux branches à un bout.

La Tradition Hermétique


Dans la Magie Opérative représentée par la Tradition Hermétique, la baguette magique représente Volonté, Pouvoir et Force du Mage en harmonie avec une, plusieurs ou la totalité des Sphères de l'Arbre de Vie Kabbalistique. La baguette représente le pouvoir du Mage et a souvent une propriété spécifique à but bénéfique : chargée de l'énergie des Eléments - Feu, Air, Eau ou Terre - de l'Electromagnétisme Universel, de Vitalité, ou de toute qualité choisie par la Mage




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