Posté le 12.03.2007 par wicca
Le vaudou est un culte animiste originaire de l'ancien royaume du Dahomey (Afrique de l'Ouest). Il est toujours largement répandu au Bénin et au Togo, comme dans le célébre marché des féticheurs à Lomé.
À partir du XVIIe siècle, les esclaves originaires de cette région d'Afrique répandirent le culte vaudou aux Antilles et en Amérique. On le retrouve donc sous différentes formes à Cuba, en Haïti, au Brésil ou encore aux États-Unis, en Louisiane surtout.
Origine [modifier]
Le vaudou est né de la rencontre des cultes traditionnels des dieux yorubas et des divinités fon et ewe, lors de la création puis l'expansion du royaume fon d'Abomey aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Le vaudou est le fondement culturel des peuples qui sont issus par migrations successive de Tado au Togo, les Adja (dont les fons, les Gouns, les Ewe... et dans une certaine mesure les Yoruba ...) peuples qui constituent un élément important des populations au sud des États du Golfe du Bénin (Bénin, Togo, Ghana, Nigéria...) Vaudou (que l'on prononce vodoun) est l'adaptation par le Fon d'un mot Yoruba signifiant « dieu ». Le vaudou désigne donc l'ensemble des dieux ou des forces invisibles dont les hommes essaient de se concilier la puissance ou la bienveillance. Il est l'affirmation d'un monde surnaturel, mais aussi l'ensemble des procédures permettant d'entrer en relation avec celui-ci. Le vaudou correspond au culte yoruba des Orishas.
Le panthéon Vaudou en Afrique
Le panthéon vaudou est avant tout constitué des forces de la nature. Les vaudou (loa, lwa) et leurs relations renvoient aux puissances naturelles que sont la foudre, la mer, la maladie, etc.
Mais le culte vaudou s'intéresse aussi à d'autres entités surnaturelles, telles que les ancêtres divinisés et les monstres (et autres animaux).
Les dieux (ou vaudous)
Au sommet du panthéon vaudou figure Mawu (prononcer man-whou), Dieu suprême qui règne sur les autres dieux. (mawu lo lo pour « Dieu est grand » ; akpé na mawu pour « merci à Dieu » ; mawuena(m) pour « don de Dieu » et qui correspond au prénom Dieudonné). Notons aussi que Mawu n'ayant pas de forme, il n'est donc jamais représenté, ni en peinture ni associé à des objets, comme le sont les autres vaudous. Mawu (Dieu) est incréé et créateur de tous les autres Vaudous (dieux). Mawu n'intervient pas dans la vie des hommes. Il aurait créé les autres Vaudous pour qu'ils soient en relation avec les hommes et le monde. Mawu est bienveillant envers toutes les créatures.
Remarquons que les chrétiens Ewés et Fons appellent Dieu Mawu. Les premiers missionaires chrétiens sont surement à l'origine de la traduction du nom du Dieu chrétien par Mawu, pour faciliter les conversions vers la religion chrétienne.
Le panthéon vaudou est fait d'une multitude de Lwas, qui sont des esprits, ou dieux inférieurs, pouvant entrer en communication et même collaborer avec les humains. Les Lwas se matérialisent le plus souvent dans des objets inanimés de la nature, tel des pierres et des arbres; de là la qualification de "rituel animiste" que plusieurs appliquent au vaudou.
Une des plus importantes Lwas est Erzulie, ou Erzulie Freda, qui est la déesse de l'amour. On trouve aussi Gu (le Ogun des Yorubas), dieu de la guerre (et des forgerons), Sakpata, dieu de la variole (et plus généralement de la maladie, de la guérison et de la Terre), Damballa, esprit de la connaissance, ainsi que le puissant Hebieso, dieu de l'orage et de la foudre. Ce dernier est accompagné d'un nain ou d'un homoncule chargé de forger ses éclairs. Legba, quant à lui, a la difficile fonction d'intermédiaire et de messager des dieux. Il est assimilé, dans le vaudou haïtien, à Saint Pierre, qui détient les clefs du Paradis et de l'Enfer.
« Mawu » ne fait pas partie à proprement parler du panthéon ; c'est un concept ; littéralement Mawu doit se traduir par « ce que nul ne peut atteindre » ou encore « l'inacessible » Ce n'est donc pas une « personne ». Ce qui explique qu'il n'y a nul part dans l'aire du vodou un culte pour Mawu ; on Le remercie, on Le glorifie ; c'est tout !
Dans le vodou en Afrique, il n'y a pas les concepts de paradis et d'enfer. Lêgba (Eshu pour les anglophones) est en effet le dieu le plus important en cela qu'il est le dieu des croisements, le dieu de la réflexion ; son rôle d'intermédiaire vient ensuite. Il forme avec la divinité Fa (ou Ifa) un couple porteur de la pédagogie de cette culture. [1]
Autres divinités
Mami Wata : son nom est une adaptation de l'anglais mommy water, elle est aussi appelée Yemendja dans la tradition du vaudou Haitien, un culte spécial lui est même consacré. C'est la (déesse) mère des eaux, déesse crainte des pêcheurs, elle symbolise aussi bien la mer nourricière que l'océan destructeur. Mami Wata est avant tout une divinité éwé, dont le culte est très présent sur la côte atlantique du Togo (mais aussi au Nigéria, au Cameroun, au Congo-Brazzaville) où elle symbolise la puissance suprême, de même que la déesse Durga du panthéon hindouiste symbolise la shakti. Mami Wata est souvent représentée en peinture où elle figure sous les traits d'une sirène ou d'une belle jeune femme brandissant des serpents.
Dan : pour les Fon, Dan désigne le serpent, plus particulièrement le python. Dan a assisté à la création et supporte l'univers. Son culte est surtout répandu à Ouidah et dans sa région, où l'on trouve de nombreuses maisons aux serpents.
Culte et pratiques vaudou en Afrique
Le vaudou haïtien
En Haïti, le Vaudou mélange Vaudou d'Afrique de l'Ouest et folklore religieux chrétien. Religion des esclaves, le Vaudou a eu une grande importance dans leurs révoltes (voir Cérémonie de Bois-Caïman, dans leur émancipation), et conserve aujourd'hui une importance politique non négligeable. Nous n'en savons pas plus sur leur croyances sur l'origine de l'univers, de la terre et des humains.
L'inspiration vaudou
La religion Vaudou a longtemps été réprimée et diabolisée. Malheureusement, les clichés, lieux communs et fantasmes vehiculés par le passé sont encore perceptibles. Ainsi, lorsque l'on dit s'inspirer du Vaudou, on retrouve souvent : satanisme, cannibalisme, sorcellerie et envoûtements, destructions ...
Heureusement, certaines personnes tendent à s'inspirer de la réalité du Vaudou et non à ces clichés fantastiques et autres affabulations.
La liste ci-dessous est à l'image de ce qu'on pense du Vaudou : un mélange de préjugés et d'inspirations plus réalistes.
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Posté le 12.03.2007 par wicca
La Magie du Chaos (ou Chaos Magick) est une nouvelle forme de rituel et de magie, utilisant le saut de paradigmes des états d'inhibition ou d'excitation des états de la conscience, appelés "gnose," et comprenant de manière non limitative, la méditation, le chant, la danse, l'utilisation de la drogue, la douleur ou l'orgasme. Les pratiquants soutiennent qu'ils peuvent modeler la réalité en utilisant cette forme de magie.
Austin Osman Spare était au départ issu de la tradition de la Golden Dawn, et de certains de ses surgeons tel l'O.T.O et l'Astrum Argentum d'Aleister Crowley, mais il brisa ses liens avec eux afin de travailler de manière indépendante. Il développa une théorie et des pratiques qui influenceront, après sa mort, les Illuminates of Thanateros. Spécifiquement, Spare développa l'utilisation des sigils (sceaux), et des techniques impliquant des états d'extase (voir gnose ci-dessous). Spare fut aussi un pionnier dans le développement des alphabets sacrés personnels, et il fut également un artiste talentueux qui utilisait l'image dans sa technique magique. La majorité des récents travaux sur les sigils sont basés sur les travaux de Spare; la construction d'une phrase détaillant l'intention magique, l'élimination des lettres doublons, et la recombinaison artistique des lettres restantes afin de constituer le sigil (sceaux). Bien qu'il ne soit pas à l'origine de ce terme, on peut considérer Spare comme le premier Magicien du Chaos.
Après la mort d'Aleister Crowley, la magie telle que pratiquée par la culture occulte en Angleterre tendait à devenir de plus en plus expérimentale, personnelle et de moins en moins liée à des Ordres Magiques. Les raisons de ceci peuvent se trouver dans la diffusion des anciens secrets concernant la Magie (tout particulièrement avec les œuvres de Crowley et d'Israel Regardie), dans la magie non conventionnelle d'Austin Osman Spare, dans l'influence du Discordianisme, et de la popularité croissante de la Magie causée par le succès de la tradition de la Wicca et de l'utilisation des drogues psychédéliques.
Le terme de Chaos Magick est apparu pour la première fois dans le Liber Null de Peter Carroll, publié en 1978. Dans ce livre, Carroll formula plusieurs concepts sur la Magie qui différaient radicalement des "mystères magiques" de l'époque de Crowley. Les Magiciens qui s'alignent avec ses idées s'appellent eux-mêmes Chaotes ou Chaoistes.
Carroll fut également le co-fondateur avec Ray Sherwin du Pacte Magique des Illuminates of Thanateros (IOT); une organisation qui continue encore aujourd'hui ses recherches et le développement de la Chaos Magick.
Le Saut de Paradigmes Magiques
Le concept du saut de paradigmes est sans doute la particularité principale de la Chaos Magick. Elle emprunta ce terme au philosophe Thomas Kuhn, et Carroll fit de la technique du changement de modèle de magie (ou paradigme) le concept majeur de la Magie du Chaos. Un exemple du saut de paradigme est de pratiquer un rite lovecraftien, par l'utilisation des techniques du livre de Edred Thorsson. Ces deux paradigmes sont très différents l'un de l'autre, mais tandis que le Chaote en utilise un, il croit en lui sans réserve jusqu'à ignorer l'existence des autres paradigmes. Le saut de paradigme magique a depuis trouvé sa voie dans les œuvres magiques des pratiquants d'autres traditions, mais la Magie du Chaos reste le terrain où il est le plus utilisé et développé.
Le slogan principal de la Magie du Chaos est " Rien n'est vrai, tout est permis " attribué à Hassan-i-Sabbah et utilisé par Friedrich Nietzsche dans son "Ainsi Parlait Zarathustra". Tout comme le "Fais ce que tu veux sera le tout de la Loi" d'Aleister Crowley cette phrase est souvent mal interprétée dans son sens littéral. Cependant, "Rien n'est vrai, tout est permis" est interprété par les Magiciens du Chaos comme signifiant " il n'existe aucune vérité objective en dehors de nos perceptions; par conséquent toutes choses sont vraies et possibles ".
L'idée est que la croyance est un outil qui peut être utilisé à volonté plutôt que de manière inconsciente. Certains Chaotes pensent qu'adopter des croyances étranges est en soi une expérience qui vaut la peine d'être vécue et considèrent que la flexibilité de la croyance est une forme de liberté.
L'état de Gnose
Un autre concept introduit par Carroll est l'état de gnose, ou gnose. Cet état est défini comme étant un état modifié de la conscience qui est nécessaire afin d'œuvrer dans la magie.
L'état de gnose est atteint lorsque l'esprit d'une personne est concentré sur un objet, une pensée, un but et que toutes les autres pensées sont rejetées. Les Chaotes développent leur propres méthodes afin d'atteindre cet état.
Les Magiciens de la Chaos
Les pratiquants de la Magie du CHAOS essayent de rester hors toutes catégories, car pour eux, les points de vue, les théories, les croyances, les habitudes et même les personnalités sont des outils qui peuvent être choisis arbitrairement afin de comprendre ou de manipuler le monde qu'ils voient et créent autour d'eux. Les Magiciens de la Chaos sont souvent décrits comme amusants, individualistes, peu sérieux. Ils se décrivent eux-mêmes comme tolérants.
Symboles et déities
La Chaos magick est unique au sein des traditions magiques dans le sens où elle ne pose aucun symbole ou dieu particulier. Ils préfèrent choisir les dieux et les symboles des diverses traditions existantes afin de les abandonner ensuite pour passer à d'autres systèmes. Il n'existe donc aucun dieu chaote particulier qui puisse être invoqué de manière uniforme par tous les chaotes du monde entier...
Selon le principe que tout peut avoir une signification et que tout peut avoir un pouvoir magique, les rituels de la Chaos Magick sont centrés autour de symboles aussi divers que la couleur Octarine, ou Harpo Marx. Parfois, ils développent temporairement des cultes qui peuvent être compris comme des parodies des traditions magiques établies.
Les déités habituellement associées à la Chaos sont : Tiamat, Eris, Loki et Hun Tun.
L'étoile chaote à huit pointes ou (Chaosphère) dérive des nouvelles de fantasy de Michael Moorcock
Posté le 12.03.2007 par wicca
L'ordre hermétique de l'Aube dorée (Hermetic Order of the Golden Dawn) était une société secrète anglaise qui fut fondée à Londres par William Wynn Westcott en 1888, avant de se disloquer, de 1900 à 1905, suite à des conflits internes. S’inscrivant dans la mouvance occultiste propre au dernier tiers du XIXe siècle, la Golden Dawn (car c'est ainsi qu'est communément désigné l'Ordre) se présentait comme une école consacrée à l’étude des sciences occultes (à leur systématisation, leur organisation) et à leur enseignement.
Origines de la Golden Dawn
On trouve trois hommes à l’origine de l'Ordre Hermétique de l’Aube Dorée, par ailleurs membres d’un ordre maçonnique : la Societas Rosicruciana in Anglia.
le docteur William Wynn Westcott
William Robert Woodman
Samuel Liddell MacGregor Mathers
Aux origines de l’Ordre
L’anecdote entourant la fondation de la Golden Dawn est une histoire contestée. Tout aurait commencé en 1884, lorsque le Dr W.W. Westcott, membre haut placé de la S.R.I.A., soumit à ses "confrères" W.R. Woodman et S.L. Mathers des manuscrits codés. A l'en croire, c'est le révérend A.F.A. Woodford, pasteur anglican, qui, ayant trouvé ces obscurs textes dans les rayonnages poussiéreux d'une petite librairie de Farrington Street à Londres, lui aurait confié le soin de les déchiffrer.
Les trois individus parvinrent à décoder lesdits manuscrits et y découvrirent notamment les coordonnées d’une certaine Anna Sprengel, domiciliée en Allemagne et soi-disante membre d'une mystérieuse société secrète rosicrucienne. Westcott se serait alors résolu à engager, le 12 octobre 1887, une correspondance avec celle-ci.
Après cinq mois de prétendue liaison épistolaire, Westcott aurait reçu, par l'intermédiaire de Sprengel, un texte officiel de la société de celle-ci, adressé à lui, Woodman et Mathers et leur donnant la permission de fonder en Grand-Bretagne une fraternité rattachée à celle d’Allemagne. Elle devait avoir pour nom « Aube dorée dans le monde extérieur » (Golden Dawn in the Outer). On s’accorde à considérer que l’expression dans le monde extérieur (« in the outer ») aurait fait allusion au fait que, contrairement à l'ordre allemand, ce nouvel ordre était ouvert au public…
Fondation et ramifications
En mars 1888, à Londres, fut inaugurée la loge « Isis-Urania », première loge "officielle" de l'Ordre hermétique de l'Aube dorée. L’événement fut publiquement annoncé dans une revue théosophique en 1889. L’« Isis-Urania » était également dénommée « Temple n°3 » du fait de la pseudo-existence de deux premières loges allemandes — n’étant pas, elles, « dans le monde extérieur » — (la première, le « temple-mère », étant celle dont était censée faire partie l’énigmatique Anna Sprengel, et la seconde étant désignée sous le nom de « loge Hermanubis » dans les lettres qu'elle aurait adressé à Westcott).
De 1889 à 1905, la Golden Dawn implanta des loges secondaires à Bristol (la loge « Hermès », n°4), à Bradford (« Horus », n°5), à Edimbourg (« Amon-Râ », n°6), à Paris (« Ahatöor », n°7), et enfin à West-upon-Super-Mare (« Osiris », n°8).
Au sein de la Golden Dawn
Hiérarchie
Le parcours initiatique au sein de la Golden Dawn, dénommé cursus studiorum magicorum, était subdivisé en treize niveaux : un grade introductoire, Néophyte 0=0, puis (Zelator 1=10, Theoricus 2=9, Practicus 3=8, Philosophus 4=7, un second grade introductoire au second ordre, nommé Seigneur du Portail"", puis dans le second ordre, Adeptus Minor 5=6, grade sous divisé en Zelator Adeptus Minor (Z.A.M.), puis Théoricus A. M., Practicus A.M. et enfin Adeprus Adeptus Minor, puis Adeptus Major 6=5, Adeptus Exemptus 7=4, le Troisième Ordre Magister Templi 8=3, Magus 9=2et Ipsissimus 10=1) — structure inspirée de l'Arbre des Sephiroth (élément majeur la Kabbale) — eux-mêmes répartis en trois « ordres » internes à l’Ordre entier. Ces trois "sous-ordres" étaient :
« l’Ordre de l’Aube Dorée » ou « Ordre Extérieur »
Ce premier ordre, dont le nom sert aussi à désigner la fraternité dans son ensemble, visait à la formation théorique des initiés. Il incluait les grades I à IV, aec le Grade de Néophyte 0=0 en tant qu'introduction : Grade I - Zelator ; Grade II - Theoricus ; Grade III - Practicus ; Grade IV - Philosophus.
« l’Ordre de la Rose Rouge et de la Croix d’Or » (Ordo Rosae Rubeae et Aureae Crucis) ou « Ordre Intérieur » : Ce deuxième ordre octroyait le statut d’« Adepte » et enseignait les techniques et rituels magiques. Il incluait les grades V à VII : un grade introductoire du Portail, puis Grade V - Adeptus Minor en 5 sous-grades ; Grade VI - Adeptus Major ; Grade VII - Adeptus Exemptus. On y trouvait le trio des Grands Maîtres, soit les trois Adeptes placés en pouvoir collégial à la tête de la fraternité, et dont les titres étaient Imperator, Praemonstrator et Cancellarius (ces trois postes furent à l'origine occupés par W.R. Woodman, W.W. Westcott, et S.L. Mathers).
« l’Ordre de l’Etoile Argentée » (Ordo Astrum Argentum)
Ce troisième et dernier ordre, qui incluait les grades VIII et X (Grade VIII - Magister Templi ; Grade IX - Magus et Grade X - Ipsissimus"") était prétendûment constitué des chefs secrets de la Golden Dawn. Le grade introductoire de ce troisième Ordre étant l' « Enfants de l'Abîme ». Le fait est qu’aucune personnalité connue ayant fait partie de la fraternité n'a jamais revendiqué son appartenance à cet ordre… On s’accorde donc à dire qu’il n’existait pas en réalité. (Mis à part l'ordre créé par Aleister Crowley, Argenteum Astrum, qui dérive de la Golden Dawn Originelle, et qui prétendit être Magis 9=2).
Membres
Parmi les membres de la Golden Dawn, on retrouvait Arthur Edward Waite, le poète William Butler Yeats, l’actrice Florence Farr, Algernon Blackwood, Allan Bennet, les écrivains Arthur Machen, Edward Bulwer-Lytton, Bram Stoker et Enoch Soames, H. Rider Haggard, Sax Rhomer, etc
Enseignements
L'enseignement de la Golden Dawn reposait principalement sur l'étude de la Kabbale, des arts Divinatoires :
Astrologie
Tarot
Géomancie
les bases de l'Alchimie et l'hermétisme
la Talismanie
le Voyage Astral, (nommée projection Astrale par la Vision de l'esprit)
l'étude des textes traditionnels (exégèse guématrique)
la gnose
les religions monothéistes autant que le paganisme,
mais surtout la Haute-Magie et tout ce que cela comprend de disciplines, afin que l'initié explore les tréfonds de son être intérieur, de sa nature et de la Nature qui l'environne
l'apprentissage de la Magie énochienne.
L’étude de la Kabbale (également nommée Qabale lorsqu'elle est étudiée conjointement à l'hermétisme), commençait dans l‘« Ordre Extérieur » et était approfondi dans l’« Ordre Intérieur » ; l’énochien, quant à lui, était uniquement enseigné aux « Adeptes » (membres de l’« Ordre Intérieur »). En dehors de ces deux fondements, les initiés s'adonnaient également à des disciplines occultes "secondaires" telles que la tarologie, la géomancie, l’alchimie, etc.
La fin de la Golden Dawn
Douze années après sa fondation, la Golden Dawn partit en morceaux. Cet éclatement est l'aboutissement d’un vaste écheveau d’évènements qui, somme toute, découlerait fondamentalement de la lutte de pouvoir entre Mathers – basé à l’« Ahatöor » depuis 1890 – et Westcott – basé à l’« Isis-Urania » – qui durent se partager l’administration de la Golden Dawn suite au décès de Woodman en 1891.
Les deux hommes entrèrent en conflit au sujet des Rites de l’Ordre qu’ils devaient ensemble mettre au point. Mathers prétendit alors être en relation avec les « chefs secrets » censés diriger la Golden Dawn en coulisses, et s’en servit comme prétexte pour témoigner de penchants despotiques progressivement croissants, qui ne furent d'ailleurs pas au goût de tous les Adeptes... Les tensions occasionnées parmi les membres, en cette dernière décennie du XIXe siècle, débouchèrent sur le « schisme de 1900 ».
Le « schisme de 1900 »
Ce rejet massif de l’autorité de Mathers fut la réaction de l'« Isis-Urania » lorsqu'il tenta de soumettre l'Ordre à son contrôle total. La méfiance des Adeptes de Londres s’intensifia suite à l'initiation d'Aleister Crowley (à l'époque encore jeune initié que rien ne distinguait des autres) par Mathers à la loge parisienne « Ahatöor », et ce malgré la désapprobation de Westcott. Aussi, après que Mathers eut envoyé son nouveau séide contrôler la loge londonienne et imposer à tous les temples les nouveaux Rites que lui seul avait écrit, cette dernière préféra faire scission, ne reconnaissant que l'autorité de Westcott et entraînant en même temps dans son camp les autres loges de Grande-Bretagne.
Mathers annonça alors, dans une lettre de 1900 adressée à Florence Farr (dirigeante de la loge Isis-Urania depuis 1897), que les écrits codés au fondement de la Golden Dawn n'étaient que des faux fabriqués de toutes pièces par Westcott. Ce dernier, à la fois excédé et effrayé par l’ampleur que prenaient les événements, argua être accaparé par ses nouvelles responsabilités à la S.R.I.A. (il y était à l’époque promu à un poste important) pour se retirer de ses fonctions de Grand Maître, puis, progressivement, de l’Ordre même.
Après le retrait définitif de Westcott en 1901, Yeats fut élu pour le remplacer à la tête de la Golden Dawn. Mais l'institution n'était pas à l'abri de nouveaux bouleversements... En effet, d'autres divergences apparurent dans les temps qui suivirent — toutes reliées à celle d'ordre doctrinal qui opposa, de 1903 à 1905, Yeats et son successeur Waite au sujet d'une réforme entreprise par ce dernier — donnant lieu à un nouveau « schisme »...
La réforme de Arthur E. Waite
En 1903, Waite succéda à Yeats comme Grand Maître. Le premier acte de celui-ci en vertu de son nouveau statut fut une réforme des principes fondamentaux de l'Ordre : il proclama la primauté de l'accomplissement spirituel (accent mis sur la connaissance ésotérique et la quête de la Vérité) sur l'accomplissement matériel (que présuppose l'occultisme en général, et la magie en particulier). Voyant dans cet acte de négation du fondement même de la Golden Dawn (à savoir la pratique des sciences occultes) l'annihilation pure et simple de l'Ordre, l'ancien Grand Maître Yeats s'opposa vivement à Waite. Deux camps se formèrent alors : l'un regroupant les partisans de la réforme et représenté par William Alexander Ayton, bras droit de Waite, et l'autre rassemblant, aux côtés de l'ancien Grand Maître Yeats, les conservateurs.
La querelle dura deux ans, après quoi le camp Yeats fini par aller fonder son propre ordre (La Stella Matutina, l'« Etoile du Matin ») — transposition parfaite de la Golden Dawn avant la réforme de Waite — , faisant sécession de ce qui pris alors le nom d’Holy Order of the Golden Dawn (« Saint Ordre de l’Aube dorée » ; l’expression « saint ordre » illustrant davantage les nouvelles tendances mystiques insufflées par Waite) et qui continua du reste à être ébranlé par des luttes intestines jusqu'à sa dissolution en 1915, suite au départ de Waite. Après ce « schisme de 1905 », qui fut le véritable coup de grâce pour l'Ordre Hermétique de l'Aube dorée, certains initiés restés neutres dans la lutte entre le camp Yeats et le camp Ayton préférèrent aller fonder, seul ou par groupe, leur propre fraternité...
Ordres issus de la Golden Dawn
Les plus connus des "ordres dérivés" de l'Ordre Hermétique de l'Aube dorée sont :
La Stella Matutina (« branche Yeats ») — sus-mentionnée ; groupe traditionaliste scissioniste qui, désapprouvant la réforme de Waite, fonda cet ordre pour faire perdurer la Golden Dawn originelle
Le Saint Ordre de l'Aube dorée (« branche Waite ») — également mentionné ; nom que pris la Golden Dawn suite à la réforme ; auto-dissout en 1915
L'Ordre rosicrucien Alpha & Omega (« branche Mathers ») — arrété en 1939
L'Astrum Argentum (« branche Crowley »)
L'Ordre Solaire (« branche Brodie-Innes »)
L'Ordre de la Lumière (« branche Pattinson »)
Builders Of The Adytum (« branche Paul Foster Case »)
et d'autres...
Branches dont les Fondateur ont été Responsables dans Builders Of The Adytum - BOTA
[Artisan of Light] (« branche [Jacob Fuss] »)
[Fraternitas Lvx Occulta] (« branche Paul Clark»)
[BOTA] (« branche Daniel Wagner »). Cette branche à été dissoute il ya peu de temps
Posté le 12.03.2007 par wicca
Le système magique connu sous le nom de magie énochienne résulte des travaux du docteur John Dee (1527-1608) et de son medium Edward Kelley (1555-1595).
John Dee
John Dee est une des plus importante figure de son époque, connu pour ses travaux en mathématiques (il a occupé un temps un poste à la Sorbonne où il donnait des cours sur Euclide et sur la géométrie), en cartographie, astronomie, astrologie (il fut l’astrologue de la reine Elizabeth après qu’elle lui ait demandé de déterminer le jour le plus favorable pour son couronnement, et il lui donna également des cours d’astrologie), cryptographie, etc.
Les biographes (anglosaxons) de John Dee mettent en lumière qu'il aurait conseillé à la Reine Elisabeth I d'investir sur la Marine, partant de l'hypothèse qu'elle serait l'avenir stratégique de l'Angleterre.
Sa bibliothèque, qui fut incendiée peu avant sa mort, était l’une des plus riches d’Angleterre, et de nombreux savants venaient la visiter. Dee était par-dessus tout fasciné par les mystères et les sciences occultes, en particulier par la légende d’Enoch qui fut enlevé au Ciel et eu la grâce de voir la Divinité en face et d’obtenir toute sagesse et connaissance, légende qui fut à l’origine de l’apocryphe Livre d’Enoch racontant comment les Anges descendus parmi les hommes leur ont enseigné les secrets de la Magie (de cette légende dérive le nom de magie énochienne, que Dee appelait simplement Magie Angélique).
Edward Kelley
Edward Kelley (nommé parfois Edward Talbot) est un mystérieux personnage qui jouit d’une réputation sulfureuse, il est décrit comme un nécromancien, auteur de quelques traités d’alchimie, et aussi comme un voleur (ce qui lui aurait valu, d’après la légende, de se faire couper les oreilles). Il frappe à la porte de Dee en 1581 avec un mystérieux livre sur la transmutation des métaux en or (le mystérieux Livre de St Dunstan), et avec un échantillon de poudre rouge qu’il prétend être de la poudre de projection. Ses qualités exceptionnelles de médium ont tôt faits de convaincre Dee d’utiliser ses services.
À cette époque, Dee avait déjà commencé ses expériences de clairvoyance au moyen d’un cristal, procédé très répandu à l’époque et qu’on retrouve dans de nombreux traités de magie et grimoires de sorcellerie. Tout seul dans un premier temps mais avec peu de succès (il avoue lui-même être un piètre médium), puis en faisant appel à des médiums, le dernier avant Kelley étant Barnabas Saul.
Les éléments de la Magie énochienne
La Magie énochienne est difficilement comparable aux divers courants magiques existants à l’époque de Dee ou actuels. Elle se base sur des Talismans complexes et des Tables de caractères d’où sont tirés une multitude de noms d’esprits.
Les premiers manuscrits de Dee décrivent le matériel necessaire à la pratique : une table de pratique sur laquelle est posé un pantacle en cire (le sigillum Dei Aemeth) ainsi que des répliques miniatures de ce pantacle sous les pieds de la table; le Sigillum Dei Aemeth supporte la pierre de voyance ; viennent ensuite un jeu de draperies en tissus nobles recouvrant ces artefacts, destinées à canaliser la force émanée du Sigillum. les diverses figures ornant cette table, ainsi qu'un anneau en or, réputé être l'Anneau de Salomon, devaient être portés lors de toutes les invocations. A noter que l'Anneau est fort différent de celui décrit par la tradition hébraïque : le "nom secret de Dieu" en hébreu est "HUHI", tandis qu'en énochien c'est "PELE", dont les lettres sont entrelacées avec un motif grossièrement cruciforme.
Les manuscrits de Dee comportent également plusieurs tables de caractères, on peut citer :
la Table de Nalvage (nommée d’après le nom de l’Ange qui a révélé cette Table)
la Sainte Table (sorte de super-plan de travail placée sur l'autel, sous le Sigillum Dei Aemeth)
le Médaillon Saint dont la révélation a failli tourner à la magie noire si l'un des Anges n'était pas intervenu
la Grande Table de la Terre avec ses 4 Sceaux et ses innombrables hiérarchies
les 7 « insignes de la création » (leur symbolisme rappelant la création du monde telle que décrite dans la Génèse)
7 Tables de 42 Ministres aux ordres de 7 Princes, eux-même gouvernant sous l’autorité de 7 Rois (cette hiérarchie étant appelée Heptarchia Mystica),
ainsi que les Sceaux magiques de ces 7 Rois et 7 Princes.
Il existe également tout un manuscrit, intitulé Liber Sextus et Sanctus ou Liber Loagaeth, constitué de 49 Tables de caractères, dont le sens est jusqu’à présent inconnu. Le détail de cette révélation particulière se trouve dans les Liber Mysteriorum, en particulier les Quintus et Sextus.
Il semble que ce manuscrit, peu exploité en pratique magique, recèle des informations linguistiques intéressantes traitées dans l'article énochien.
Le plus connu des éléments de l’énochien, le plus original aussi, concerne 48 « Appels » ou « Clés Angéliques », qui sont 48 invocations écrites dans une langue inconnue, qu’on nommera plus tard la langue énochienne. Ceux-ci ont été dictés lettre par lettre, à l’envers (c’est à dire en commençant par la dernière lettre du dernier mot), tout d’abord dans leur langue originelle, puis plus tard en anglais. L’utilisation de ces Appels demeure toutefois un mystère. Déterminer si ce langage en est véritablement un, ou s’il s’agit d’une invention humaine (comme dans le cas de la Lingua Ignota de Sainte Hildegarde de Bingen) n’est pas évident, et il existe trop peu d’éléments pour mener une étude linguistique sérieuse.
Il est à noter toutefois que ce sont ces clés, exprimées en vieil anglais et en énochien, qui ont servi de base à la création d'un dictionnaire d'énochien.
Posté le 12.03.2007 par wicca
La sorcellerie est un terme controversé et son histoire est complexe. Selon le contexte et le milieu culturel dans lequel ce mot est employé, il désigne des idées différentes, voire opposées. Chaque société possède ses propres conceptions en matière de tradition, de croyance, de religion, de rites, de rapport à l'au-delà et à la mort et d'esprits bons ou mauvais ; il est parfois impossible de trouver un équivalent d’une culture à l’autre.
Le terme sorcellerie désigne souvent la pratique de la magie. Selon les cultures, la sorcellerie fut considérée avec des degrés variables de soupçon voire d'hostilité, parfois avec ambivalence, n'étant intrinsèquement ni bonne ni mauvaise. Certaines doctrines religieuses considèrent toute forme de magie comme de la sorcellerie, la proscrivent ou la place au rang de la superstition. Elles opposent le caractère sacré de leurs propres rituels aux pratiques de la sorcellerie.
Ce terme est également employé de façon péjorative en référence à la pratique de la magie. La sorcellerie est alors, dans cette acception, l'accusation portée à l'encontre de ceux qui utilisent des moyens surnaturels pour un usage réprouvé par une majorité de la société. Les croyances en ce type de praticiens de la magie se sont rencontrés dans la plupart des sociétés humaines. De telles accusations ont parfois mené à des chasses aux sorcières.Dans d'autres sociétés , les chamans ou les griots étaient non seulement bien acceptés en tant que praticiens des rituels traditionnels et d'intercesseurs avec les forces et les énergies de l'invisible, mais respectées, parfois craints, et souvent placés en positions socialement dominantes.
Pour les religions monothéistes occidentales (principalement le judaïsme, le christianisme et l'islam), la sorcellerie fut souvent condamnée et considérée comme une hérésie. La notion de sorcellerie prit une grande importance pour les catholiques et les protestants à la fin du Moyen Âge. À cette époque la sorcellerie a progressivement été assimilée à une forme de culte du Diable. Des accusations de sorcellerie ont alors été fréquemment combinées à d'autres charges d'hérésie contre des groupes tels que les Cathares et les Vaudois.Certains groupes anciens ou modernes se sont parfois plus ou moins ouvertement réclamé d'un culte "sataniste" dédié au mal
Posté le 12.03.2007 par wicca
La Rose-Croix est un ordre hermétiste chrétien légendaire, relevant de la « tradition ésotérique » et « initiatique », dont les premières mentions remontent au début du XVIIe siècle en Allemagne. L'existence de l'ordre de la Rose-Croix, et celle de son fondateur Christian Rosenkreutz, sont controversées.
Quoi qu'il en soit, à partir du XVIIIe siècle de nombreux mouvements se sont réclamés de l'ordre de la Rose-Croix, ou se sont référés à «la tradition rosicrucienne» ou à « l'héritage de Christian Rose-Croix ». Leurs membres sont appelés les « rosicruciens ». Le terme « Rose-Croix » désigne , dans leur langage, un état de perfection spirituelle et morale.
Enfin, comme archétype de société secrète, mystique, immémoriale et toute puissante, les Rose-Croix apparaissent dans une certaine littérature ésotérique[1], souvent comme successeurs des Chevaliers du Graal et des Templiers
Posté le 11.03.2007 par wicca
↑ Pour Jean Servier "que sais-je" puf 1993, le mot est utilisé la 1ère fois par Darius de Behistan, mais c'est Hérodote qui en précise le sens : Magoi est la sixième et dernière des tribus du peuple des Mèdes, la tribu des Mages . C'est vers le milieu du IVe siécle avant J-C que le mot Magéia (en latin magia) est employé par les grecs en tant que doctrine issue de la Perse, notamment avec Zoroastre, qui fut l'initiateur de Pythagore, Epiménide, Démocrite et Platon . Parmi les Mages perses, ou prêtres de Zoroastre, les plus célèbres sont : Zorotas le Chaldéen et Osthanès . Pour Jean Servier, l'utilisation actuelle du mot magie, ainsi que les notions qu'elle regroupe n'a pas cessé depuis, et surtout à l'époque contemporaine, de s'asseoir sur des malentendus, des confusions, des simplifications et des abus de langage . Ceci notamment par certains anthropologues, ethnologues, sociologues ... La magie nécessite, pour permettre de la comprendre, des délimitations et des distinctions notables par rapport à la science, la religion et la sorcellerie
Posté le 11.03.2007 par wicca
De la préhistoire à l'antiquité
Pour ce qui est de la partie occidentale, la magie viendrait, à sa source antérieure la plus plausible, du chamanisme antérieur au Christianisme. On trouverait des notions de symbologie utilisées par les magiciens d'aujourd'hui d'aussi loin que de l'époque de l'homme des cavernes, d'où un shaman de l'époque se servait de rituels et de sacrifices pour demander aux dieux de modifier les évènements. Le chamanisme se serait répandu relativement rapidement à l'ensemble de la planète, et intrinsèquement, en Amérique et en Europe (Réf. The Standing Stones Book of Shadows de Scott Cunningham).
Le shamanisme se base surtout sur la théurgie.
Dans l'Antiquité
Dans la Grèce antique, la magie recouvrait trois notions : le terme maghéia, la "magie" proprement dite, correspondait à un corpus de pratiques mystiques d'origine orientale (dont le versant théorique constituait l'Hermétisme) permettant à l'initié de pénétrer les mystères divins et d'atteindre la perfection. Les deux autres sections étaient d'une part la pharmakéia, ou "pharmacopée", l'art de la connaissance des plantes et de leur usage thérapeutique, et d'autre part la goetéia, la "goétie" ou "sorcellerie", soit l'art d'influencer autrui ou le cours des choses.
Au Moyen Âge et à la Renaissance
Au moyen âge, les premières sorcières pratiquant la magie, de descendance druidiques pour la plupart, ont subit "les foudres" de l'église catholique. Même des supposés membres de sociétés secrètes comme la rose-croix, ont commencer à se regrouper en secret après avoir été en grand nombre accusé de sorcellerie, pour la plupart pratiquant simplement l'occultisme.
La Magie aux XIXe, XXe et XXIe siècles
Dans le dernier tiers du XIXe siècle, la Magie a acquis une place importante dans le mouvement de l'Occultisme. Un membre de la société de rose-croix (Gerald Gardner) a même fondé une tradition de sorcìers et sorcières qui devint la Wicca après l'abolition en Angleterre de la peine capitale imposée aux sorcières. La tradition se nomme aujourd'hui Wicca Gardnerienne et un accent important est mis sur la magie peu importe son type et celle-ci ressemble énormément à la Magie qui caractérise l'œuvre de Joanne Kathleen Rowling : Harry Potter.
Posté le 11.03.2007 par wicca
Peut-on parler de fait religieux pour la magie, ou à l'inverse : la pensée magique est-elle le fondement de la pensée religieuse ?
Le courant évolutionniste : la magie est le « premier stade »
James FrazerJames George Frazer (1854-1941), dans Le Rameau d'or,
explicite l'hypothétique passage de l'humanité par trois stades intellectuels : magie, religion, science. Et par là, il s'approprie la simplification « progrès = rationalisation ».
distingue deux lois intellectuelles dans la magie :
« la loi de sympathie »: le semblable appelle le semblable.
« la loi de contagion »: ce qui a été mis en contact continue à agir à distance.
Edward Tylor (1832-1917) ne fait pas de grande différence entre magie et religion, mais préfère plutôt une catégorie plus large le « surnaturel », largement critiquée par E.E. Evans-Pritchard (1902-1973).
L'École française de Sociologie : complémentarité et différenciation de la magie et de la religion [modifier]
Durkheim (1858-1913) sépare magie et religion par le nombre de participants et de croyants: la magie ne prête pas à des manifestations collectives (cf. Les formes élémentaires de la religion).
pour Hubert et Mauss, la religion est collective et sujette à des sacrifices, tandis que la magie est individuelle et sujette à des maléfices.
Malinowski : explications psychologiques ?
Pour B.M. Malinowski (1884-1942), la magie est pragmatique, elle répond à des buts précis, et est individuelle. On recherche son efficacité et trouve ses fins par les rites. La religion est plus abstraite, désintéressée, et on trouve ses fins dans les rites. Magie comme religion ont une fonction apaisante pendant des périodes de troubles ou de doutes psychologiques.
Lévi-Strauss : les liens entre magie et religion
C. Lévi-Strauss distingue magie et religion pour préférer le parallèle magie/psychanalyse. Cependant la magie ressemble à une science car elle cherche à intervenir sur les éléments. « La religion contient nécessairement de la magie et la magie contient nécessairement de la religion ».
Critiques
Evans-Pritchard (1902-1973) préfère ne pas faire de découpage trop rigide entre magie et religion: la magie doit être placée dans le contexte social général. Il fait cependant la distinction entre magie blanche préventive et magie noire offensive.
problème des « classifications »: cela rigidifie souvent la réalité et tombe parfois dans l'ethnocentrisme. Faut-il définir la religion par ce qu'elle n'est pas (la philosophie, l'idéologie, la magie...)?
Posté le 11.03.2007 par wicca
Il est intéressant de voir que le mode opératoire diverge selon les cultures : les magiciens de certaines traditions privilégieront des pratiques qui se verront négligées dans d’autres. Par exemple, les pratiques magiques propres aux sociétés dites "primitives", ou celles jadis très répandues dans les milieux ruraux européens, usent beaucoup de dagydes et autres effigies, et ne recourent pas aux témoins d’action. En revanche, dans les traditions magiques occidentales où le symbolisme tient une grande place, les adeptes ont coutume de mettre en jeu les correspondances hermétiques à travers l'emploi de témoins d'action (bougies, encens, etc.).