Posté le 11.03.2007 par wicca
Le témoin cible
Statuette d'envoûtement en cire trouvée dans une église vers 1935. On peut reconnaître un personnage de l'Angelus de Millet. Elle est creuse et contient un papier plié, percé par les aiguilles. On suppose que le nom de la « victime » y figure.Le témoin cible est un objet qui représente la cible de l’opération magique. Cette cible peut être le magicien lui-même, une autre personne, ou encore une entité composée de plusieurs personnes (comme une association, un groupe, une entreprise…).
Le témoin-cible doit aider le magicien à se concentrer sur l’individu ou la collectivité visée. Ainsi, la prétendue force émise par la pensée du magicien - cette pensée étant entièrement tournée vers l’effet désiré grâce aux témoins d’actions - est censée se servir de cette concentration vers la cible, de cette supposée connexion psychique établie entre le magicien et sa cible, comme d’un support pour parvenir jusqu’à cette même cible et l’affecter.
A noter que le témoin-cible n’est pas toujours utilisé en tant qu’objet à contempler, mais qu’il est parfois manipulé. Ces manipulations sont une « mise en scène » de l'action désirée sur la cible, et sont censées faciliter chez cette dernière la concrétisation de l’effet voulu. Ce type de pratiques, appelé envoûtement, repose sur le processus psychologique de la pensée par analogie et obéit à ce que l’anthropologue James George Frazer a dénommé le principe de similitude : le magicien, considérant que percevoir la représentation d’une chose « le relie » à la chose et « le rend maître » de celle-ci, se dit capable d’agir sur cette chose en agissant sur sa représentation. La célèbre dagyde ou poupée vaudou est l’exemple par excellence de ce principe, selon lequel on peut affecter psychiquement un individu rien qu'en portant une action sur un objet le représentant.
Une autre pratique, visant pour les magiciens à renforcer le témoin-cible, consiste à incorporer à ce dernier des fragments du corps de la personne réelle : cheveux, ongles, gouttes de sang, de salive… James George Frazer appelle ce concept le principe de contagion : toute atteinte à un objet «imprégné» d'une personne est censé se répercuter sur la personne elle-même.
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Posté le 11.03.2007 par wicca
Glyphes astrologiques. Un rituel magique peut inclure l'emploi d'un glyphe particulier, déterminé en fonction de l'influence planétaire qui correspond au but poursuivi.Les témoins d’action ont pour fonction d’aider le magicien à se concentrer sur l’effet désiré, à s‘« immerger » dans son désir. Les témoins d’action peuvent être des dessins, des symboles (astrologiques,…), de l’encens, des bougies d’une certaine couleur, des huiles… ayant une « correspondance » de type conceptuel, archétypal (au sens psychanalytique jungien), avec l'effet voulu. Exemple :
La couleur voire le nombre des bougies sont déterminés en fonction du but poursuivi, d'après des codes ésotériques de correspondances.Dans le cas d’un sort d’amour, le témoin d’action peut être :
le dessin d’un cœur
le symbole de la planète Vénus, du fait que celle-ci est associée en astrologie à l’amour
de l’encens de rose, du fait que la rose est traditionnellement associée à la notion d’amour
de l’huile essentielle de rose, pour la même raison que celle évoquée ci-dessus
une ou plusieurs bougies de couleur rouge, cette couleur étant associée à la passion ;
etc.
Les correspondances peuvent même aller jusqu’à s’appliquer à la quantité de bougies : le 15 sera ici de rigueur, ce dernier étant, en numérologie, le chiffre de l’amour.
En somme, un témoin d’action est la représentation symbolique, archétypale, de l’effet désiré. (voir aussi à correspondances hermétiques).
Posté le 11.03.2007 par wicca
Les facteurs de l’action magique sont :
le témoin d’action (représentant l’effet désiré),
le témoin cible (représentant la cible de l’action), et
la force, le pouvoir du magicien (qui alimente la connexion entre l‘esprit du praticien et sa cible)
Posté le 11.03.2007 par wicca
Il en existe traditionnellement deux sortes : les témoins d’action (représentations de l’effet désiré, de la situation telle que l’on voudrait qu’elle soit) et les témoins-cibles (représentation de l’individu ou de la collectivité visée). Tous deux entrent dans les facteurs de base de l’action magique.
Posté le 11.03.2007 par wicca
D’après les théories magiques, l’opérateur doit établir une connexion psychique (ce qui serait possible au moyen de la force évoquée) avec la cible de son action. Il doit ensuite imaginer cette cible dans la situation qu’il souhaite lui voir arriver. Tout cela s’effectue bien sûr par concentration et visualisation mentale, mais les magiciens s’aident aussi de la parole (alors appelée incantation).
Cependant, l’être humain ne peut rester concentré sur le même objet bien longtemps, et la connexion psychique établie entre le magicien et sa cible - une nécessité aux yeux des adeptes de la Magie - souffre donc de fragilité. C’est pour remédier à cela que les magiciens utilisent un « objet magique » (aussi appelés « témoins »). Ces derniers, mis en scène dans un rituel, ont pour fonction de faciliter la connexion en question, en aidant le praticien à se concentrer sur sa cible d’une part et sur l’effet qu’il désire d‘autre part.
Posté le 11.03.2007 par wicca
La pratique de la Magie repose sur la croyance que l’esprit humain est tout-puissant sur le monde qui l’entoure et qu’une pensée déterminée, bien orientée, bien concentrée, peut se concrétiser, influer sur les choses et les êtres. Mais comment cette concrétisation de la pensée serait-elle possible ? Selon les esprits matérialistes et la plupart des savants, il s’agit d’un phénomène physiquement impossible et n’ayant aucun fondement scientifique. Selon les magiciens, un pouvoir ou une force secrète servirait de truchement entre le monde mental et le plan de la réalité physique.
La Magie est en effet présentée par ses adeptes comme l’utilisation d’un pouvoir ou d’une force pour influencer une cible donnée (le praticien lui-même, une tierce personne, une collectivité dont le magicien fait partie ou non) et les événements la concernant. Les adeptes de la Magie occidentale contemporaine définissent ainsi le rôle des pratiques magiques : mettre en action cette fameuse force ou ce pouvoir pour influencer la destinée d’une cible. La connexion peut être facilitée par des accessoires, comme les encens ou des ingrédients.
Posté le 11.03.2007 par wicca
Partie à développer.
Il existe différents systèmes, ou traditions, magiques. On peut citer pêle-mêle :
la tradition Rose-Croix et une de ses affiliations la sorcellerie;
la magie énochienne élaborée au XVIe siècle par le mage élizabéthain John Dee ;
la magie de la Golden Dawn, prestigieux institut occulte du XIXe siècle dont les pratiques furent notamment codifiées par Samuel Mathers ;
la magie dite "thélémite", mise au point par Aleister Crowley ;
La Magie du Chaos ;
La magie vaudou
et bien d'autres encore...
Posté le 11.03.2007 par wicca
Toutes les démarcations vue précédemment portaient sur la couleur, mais la couleur n'est pas la seule démarcation symbolique existante. Il existe d'autres catégorisations possibles, qui ne se recoupent pas avec les catégories colorées de la magie.
On distingue parfois dans certaines communautés la magie Élémentale.
Issue de la divisions par les alchimistes du monde en 4 éléments inertes. Cette magie concerne donc ces éléments, et est sous divisée en magie du feu, de l'eau, de la terre et de l'air. (Ou en des mélange de ces éléments)
note : Les alchimistes catégorisaient un cinquième élément composant les êtres vivants, un élément non inerte donc : l'âme.
Une catégorisation courante concerne la magie de la mort et des esprits des morts : La nécromancie.
Cette catégorie inclue, entre autre, les célèbres magies concernant les morts-vivants, ainsi que celles non moins célèbre des discussions avec les âmes des morts. Elle s'est beaucoup enrichie des échanges entre la magie occidentale et la magie Vaudou africaine. La nécromancie est souvent appréhendée comme s'il s'agissait d'une magie noire, car la mort est jugée obscure et malfaisante en occident, et souvent associée aux symboles de couleur noir. Toutefois, cette catégorisation de la magie ne correspond pas à la catégorisation "noire" de la magie : La mort, même si elle est souvent repoussante et effrayante n'étant pas "mauvaise" par nature. La nécromancie pouvant être bonne ou mauvaise, cette démarcation est souvent réclamée indépendante des autres catégorisations colorées par ceux qui la pratique.
La divination, est une catégorisation des magies visant la prédiction de l'avenir.
(Elle peut se recouper parfois avec la nécromancie, quand il s'agit de mettre en œuvre l'esprits des morts.) Elle inclue une très grande variété de pratiques magiques, qu'il s'agisse par exemple du tarot de Marseille, de la célèbre boule de cristal, de la très ancienne astrologie, de la numérologie, etc... etc...
Posté le 11.03.2007 par wicca
Face à une démarcation blanc/noir très souvent utilisée, une nouvelle démarcation est apparue (plusieurs siècles apres) pour catégoriser une autre forme de magie, appelée rouge. Elle possède de nombreuses définitions différentes, certains utilisent cette démarcation pour diviser la magie noire en deux partie distinctes. Avec d'une part les magies (noire) visant à détruire ou maudire mais n'apportant rien d'autre au mage qu'un plaisir sadique face au malheur et à la frustration que ses opérations suscitent (ou sont censées susciter) chez la victime. Et d'autre part les magies (rouges donc) ayant un but plus égoïste, visant à apporter au mage des biens et plaisir matériels ou charnels (mais pas nécessairement en rapport avec la sexualité.)
Toutefois, la plupart des définitions de la magie rouge possèdent une caractéristique relativement commune, associée directement à la sexualité, à l'amour, à la séduction et au plaisir charnel ou amoureux. La magie rouge est alors essentiellement relationnelle (s'occupant des rapports particulier entre deux humains). Il existe toutefois deux courants parmi ceux qui utilise cette catégorisation rouge amoureuse et/ou charnelle.
Ceux qui considèrent que la magie rouge contient essentiellement les charmes et enchantement séducteurs, comme les filtres d'amour, ou toutes les magies cherchant à séduire et à obtenir du pouvoir de séduction sur les individus charmés. Cette catégorisation est souvent illustrée par les sorcières sensées avoir obtenu le cœur de certaines personnes déjà mariées, ou inaccessibles socialement, par des envoûtements, et cela (bien sûr) contre le gré de ces dernieres.
D'autres considèrent que ces pratiques sont des enchantements et des manipulations égoïstes à classer uniquement dans la magie noire, et ne placent dans la magie rouge que les pratiques et rituels visant non pas à manipuler, mais à révéler des sentiments déjà existant, ou à les développer. Dans cette vision, la magie blanche est issue d'une personne pour aider la communauté, la magie noir tire bénéfice du monde extérieur pour les besoins personnel du mage et la magie rouge est basée sur l'amour et les échanges volontaires entre les deux participants à cette magie. Par exemple certains rituels entre amoureux se basant sur leur amour pour se rendre plus forts, ou pour lutter contre une maladie ou une affliction particulière de l'un des membres sont des exemple de cette magie rouge "non-manipulatrice".
Posté le 11.03.2007 par wicca
L’anthropologie a démontré que l’homme fait traditionnellement la distinction entre deux sortes de pratiques, de par leurs buts : la magie blanche et la magie noire (anciennement nommées "théurgie" et "goétie"). La première concerne une utilisation de la Magie à des fins altruistes, ou préventives lorsqu’elle est pratiquée pour soi. La seconde désigne une Magie motivée par des fins de vengeance, et visant à l’échec d’une victime (ou d’une communauté de victimes) dans un domaine particulier de sa (leur) vie. Les adeptes de la magie noire passent pour être néfastes à la société, dont ils s’évertuent à perturber l’équilibre, tandis que les adeptes de la magie blanche sont censés rectifier ces troubles, ou les empêcher.
C’est ainsi que, depuis les sociétés qui accordent un certain crédit aux pratiques magiques jusque dans l’imaginaire populaire, les magiciens peuvent être du côté du Mal (si l’utilisation qu’ils font de la Magie est égoïste, et/ou cause, chez autrui, de souffrance, ou de situations enclines à causer de la souffrance) ou du Bien (s’ils utilisent la Magie à des fins altruistes, ou du moins qui ne causent pas de tort à autrui).
D'autres visions beaucoup plus modernes ont cherché à séparer la magie blanche et la magie noire en utilisant d'autres éléments que "le bien" et "le mal". La morale variant d'une société à l'autre, et cette notion de bien et de mal étant trop souvent trouble et peu précise, tout n'étant jamais tout blanc ou tout noir. La Magie blanche serai alors une magie utilisée pour satisfaire en premier lieu une volonté d'harmonie et de perpétuation du fonctionnement "sain" du monde, indépendamment de la volonté personnelle et individuelle du mage (et parfois même nécessitant un sacrifice personnel du mage) La magie noire étant une magie cherchant au contraire à perturber l'harmonie ou le fonctionnement ordinaire du monde dans l'intérêt personnel et individuel du mage. Il s'agit alors non plus d'une démarcation bien/mal, mais d'une démarcation intérêt individuel / intérêt collectif. La "collectivité" incluant souvent bien plus que l'humanité seule